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IMPRIMER  Les Autres Documents Mis en ligne le 30 Septembre 2009
 
Union Syndicale CGT
des Services Publics Parisiens
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UNE RENTREE SOCIALE

CHAUDE COMME LA BRAISE
 

 

A peine rentrés de congés, les salariés et leurs familles se trouvent confrontés aux dures réalités de la vie courante.

La rentrée scolaire et son cortège de tracasseries, de dépenses auxquelles il faut faire face, les impôts sur le revenu, locaux et fonciers en nette hausse pèsent directement sur les budgets modestes des familles.

Les agents titulaires et non titulaires de nos administrations parisiennes sont directement concernés, tant le niveau moyen des salaires est bas.

La Ville et le Département de Paris, restent bloqués face aux orientations stratégiques voulues par le gouvernement et le président de la république.

Pire nous assistons à un accompagnement de la RGPP (Refonte Générale des Politiques Publiques).

A la Ville de Paris cela se traduit par une réduction des moyens des services et par la délégation de missions confiées au secteur privé ou à des associations comme à la petite enfance. La remise en cause de manière larvée de la RTT est en marche, avec l’ouverture de nouvelles amplitudes horaires ou du travail du dimanche comme dans les bibliothèques.

Au nom d’une meilleure efficacité dans les arrondissements, la déconcentration qui se met en place n’apporte pas d’amélioration pour les usagers. Elle est effectuée, sans embauche nouvelle mais par simples transferts d’agents et de services regroupés autour de 4 pôles afin de réaliser des économies de gestion.

Alors qu’il est urgent et nécessaire de mieux former, payer et protéger les fonctionnaires rien n’est entrepris de manière offensive. Pour élever le niveau de vie des salariés et favoriser le bien être au travail, la formation doit permettre de préparer les concours sans être freinée par les nécessités de service.

La réforme des catégories A et B s’inscrit dans la démarche voulue par l’Etat d’individualisation des rémunérations. La Ville de Paris ouvrira t-elle d’autres perspectives plus justes à partir de ses spécificités ? On en doute.

On le voit déjà avec les fameux quotas fixés de promus/promouvables, qui freinent et interdisent les évolutions de carrières des agents. Il faut ouvrir les promotions internes, rendre immédiate la promotion de tous les agents remplissant les critères exigibles et supprimer toute notion de quotas.

Dans ce contexte dégradé, on comprend mieux le mal vivre et la colère qui gronde.
La CGT a effectué dernièrement un sondage à partir d’un questionnaire sur les problèmes de santé au travail. Le constat est sans appel. Sur plus d’un millier de réponses traitées, 65 % des salariés placent le manque de reconnaissance et de considération en tête de leurs difficultés.

Il existe une véritable fracture sociale entre les décideurs et ceux à qui on impose des décisions : au nom d’économies à réaliser les objectifs sont souvent éloignés des véritables besoins des usagers.

Comment ne pas être en colère quand, alors que depuis deux ans le maire de Paris nous mène en bateau pour ouvrir des négociations sur les conventions AGOSPAP et ASPP, il faudrait boucler ce dossier en quelques semaines pour qu’il puisse être présenté au conseil municipal de Novembre !

Pourtant tant de questions méritent des réponses, comme sur le ticket restaurant, le repas social, la hauteur des subventions, … Les syndicats réunis exigent ensemble des réponses concrètes aux nombreuses demandes des personnels.

Pour sortir de cette situation, seule l’action syndicale rassembleuse des salariés dans leurs diversités, pourra ouvrir des perspectives qui imposeront les augmentations de salaires et d’effectifs, pour permettre au service public de le rester et de remplir ses missions.

 

La CGT y mettra toute son énergie, tant il y a urgence !

 

Le gouvernement s’apprête à faire payer aux salariés, sa politique de soutien sans faille aux grandes entreprises et aux grands actionnaires de notre pays. La suppression de la taxe professionnelle en est une parfaite illustration. Qui va compenser la perte financière consécutive aux allègements de charges des entreprises, dans un contexte de désengagement de l’Etat sur les collectivités territoriales?

On sait déjà que des transferts vont s’opérer sur les ménages et pas seulement par le biais du nouvel impôt « la taxe carbone ».

Au nom de la crise économique, on va nous resservir le plat froid des efforts à faire par solidarité, pour les plus pauvres, pour la planète, … Pendant ce temps d’autres circuleront en hors bord, cabriolet à essence et jet privé.

Trop c’est trop, il faut les arrêter, oui l’action syndicale unie est bien la seule réponse à apporter à un gouvernement qui a choisi depuis longtemps son camp, celui de l’argent.

Oui la CGT représente bien une force qui compte et sur laquelle les salariés de nos administrations peuvent compter.


 
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