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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents Mis en ligne le 26 Mai 2009
 
Union Syndicale CGT
des Services Publics Parisiens
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DECLARATION COMMUNE AU CTP CENTRAL

DU 20 MAI 2009
 

 

CFTC – CGT - FO – SUPAP - UCP – UNSA

 

Le CTP central du 20 mai a été boycotté par toutes les organisations syndicales.

Une déclaration commune à toutes la organisations syndicales à l’exception de la CFDT a été lue en début de séance.

L’ordre du jour de cette séance portait sur :

la création de la Direction des achats et la mise en place des CSP.


Le CTP est reporté au 29 mai 2009….

 

Madame la Présidente,

Les organisations syndicales CFTC, CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA ont décidé de ne pas siéger lors de la séance du 20 mai 2009 du Comité technique paritaire de la commune et du département de Paris. Elles entendent ainsi protester contre l’absence de concertation préalable à la mise en place de la Direction des Achats et des CSP comptables et souligner les désaccords que le dialogue trop tardif n’a pas permis de lever.

Nous avons déjà fait part de notre inquiétude sur les conditions pratiques de mise en place de ces deux réformes. Elles tiennent pour l’essentiel :

  • Aux modalités de la mutation sur les postes transférés vers la Direction des achats et les CSP comptables.

  • Aux possibilités de reclassement proposées aux agents qui ne rejoindront pas les nouvelles entités.

  • Aux conditions de travail. L’organisation en OPEN SPACE est une régression notable des conditions de travail des agents. Ce mode de travail engendre du stress et de l’absentéisme au travail. On peut déjà le constater au 39.75. D’autre part, la parcellisation des tâches va induire une perte de la polyvalence des agents et un désintérêt pour leur travail.

 

Ces inquiétudes sont notamment celles des agents qui ont récemment expérimenté la mise en place difficile du système d’ALIZE.

Par ailleurs, nous avons fait part de nos doutes sur la pertinence technique de la réforme quant aux marchés publics. Elle ne s’appuie pas sur un bilan et un constat de dysfonctionnements partagés - nous n’avons d’ailleurs obtenu que tardivement une fiche synthétique relative aux marchés publics passés par la Ville. Nous avons insisté sur la nécessité d’affiner le périmètre de la future direction des achats et de préciser les interfaces entre celle-ci et les directions opérationnelles.

Le comité paritaire de suivi, instauré à notre demande, a certes permis de faire évoluer à la marge les deux projets de réforme, mais il a également mis en évidence que de nombreux points, pourtant essentiels pour les agents, tels que la localisation des futures structures, restent à clarifier.

Si les organisations syndicales souhaitent obtenir des garanties pour les agents concernés, elles ne peuvent pas et ne veulent pas séparer ces préoccupations immédiates et légitimes de problèmes d’organisation plus généraux.

L’administration municipale est entrée dans un cycle de réformes de fond qui concerne aussi les services opérationnels et non plus les seules fonctions transversales. La création de la direction des achats et des CSP comptables conduit d’ores et déjà plusieurs directions à adapter leur organisation interne et leur structure. A cela s’ajoute la déconcentration vers les arrondissements qui aura un impact évident sur les services localisés. Cette réforme est envisagée dans des conditions qui nous semblent critiquables pour trois raisons :

  • La question des effectifs et de la masse salariale des services municipaux est systématiquement exclue par le maire de Paris du champ de la discussion, en raison d’un contexte économique et fiscal difficile.

  • L’approche managériale qui semble privilégiée, proche de celle actuellement en oeuvre dans la fonction publique nationale, ne voit que des contraintes et des pesanteurs dans la loi statutaire.

  • Les évolutions décidées sont dévoilées au fil de l’eau sans qu’elles soient mises en relation ni projetées à moyen terme.

Cet environnement défavorable et l’absence d’un « horizon 2015 » nous font penser que le dialogue social n’est pas mené avec les bons outils ni les bons objectifs. Notre décision de ne pas siéger ce 20 mai ne doit pas être interprétée comme un refus de toute forme d’évolution, mais comme un appel à renoncer à vouloir imposer des réformes par le haut, sans tenir compte de l’expérience et des aspirations des agents. Nous vous faisons donc part de notre volonté de reprendre le dialogue social dans des conditions nettement améliorées.

 
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