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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents Mis en ligne le 21 Mars 2009
 
Union Syndicale CGT
des Services Publics Parisiens
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La CGT reçue les 6 et 18 mars 2009 par M. Delanoë,

Maire de Paris et par Mme Errecart,

Maire adjointe en charge des personnels
 

 

Le 31 Mars à 11h00, Place de l’Hôtel de Ville,

Les salariés de la Ville et du Département de Paris

ont toutes les raisons d’être dans la rue.

Loin du compte, la mobilisation s’impose !

 

Le 6 mars, une délégation de la CGT était reçue par le maire de Paris Bertrand Delanoë, afin de faire le point sur l’ensemble des dossiers revendicatifs en souffrance.

Nous vous donnons ici l’ensemble des questions soulevées lors de cette rencontre :

 

A propos de l’absence de dialogue social et de l’emploi :

La CGT a exprimé son mécontentement devant l’absence de négociations observées lors de préavis de grèves déposés, comme, celui du 29 janvier dernier.

Elle a invité le Maire de Paris à améliorer le dialogue social avec les syndicats mais aussi avec l’ensemble des élus et mandatés.

Les CAP, CTP et CHS sont des outils essentiels dont personne ne peut se priver. Pour autant, combien d’avis soumis et quelque fois retenus sont réellement suivis d’effets ?

Dans ce contexte de rapports difficiles, des dossiers lourds d’importance comme l’emploi public et les conditions de travail ont été abordés.

La CGT a mis en avant son inventaire détaillé concernant les conditions de travail dans les administrations parisiennes, établi sur la base de milliers de questionnaires remis aux agents et dont déjà plus de 2 000 ont été traités.

Des problèmes récurrents explosent devant les lourdeurs de procédures et par le manque de reconnaissance, de considération, d’effectifs suffisants et de formation.

A cette situation déjà bien critique s’ajoute des constats tels que les réponses aux besoins des usagers en augmentation constante sans augmentation d’effectifs (petite enfance, services sociaux, aides à la personne, prise en compte des handicaps, développement des services aux quartiers…).

Le manque de clarté stratégique de la Ville de Paris est pointé du doigt, tandis que la pression s’accentue sur les agents !

Les personnels doivent faire face à d’inquiétantes mesures de concessions ou de privatisations de services alors que dans le même temps on annonce des retours au « service public » comme le secteur de l’eau sous la forme d’un EPIC.

 

Réponse du Maire de Paris fixant le cadre et les perspectives :

Nos contraintes budgétaires nous contraignent à ne pas dépenser davantage.

Pour autant, j’ai exprimé notre volonté de décentraliser notre action au plus près des usagers, au niveau des arrondissements.

Je souhaite l’amélioration de nos rapports, une meilleure prise en compte des organisations syndicales.

Je demande à ce que l’on reçoive dorénavant les organisations syndicales lors des préavis de grève.

 


 

A propos de la précarité :

 

Une représentante du collectif des non titulaires insiste sur le devenir d’un certain nombre de personnes inquiètes à l’issue de leur contrat.

Personne n’ignore que des emplois précaires sont menacés dans les services alors même que les conditions de vie de ces agents se dégradent à la vitesse lumière.

Un vrai plan de titularisation doit être engagé sur la base d’un calendrier intégrant (préparations aux concours, déclinaison de postes, profils…).

Une attention particulière à l’égalité de traitement et aux salaires doit être portée. Concernant l’APS, l’ensemble des salariés doit être intégré au dispositif.

 

Réponse du Maire de Paris :

Il est urgent d’organiser une réunion particulière sur la situation de ces agents afin que tous les sujets soient approfondis.

Mais je vous le redis, n’attendez pas de moi, tout dérapage de la masse salariale en 2009.

Maintenant, il faut mieux épauler « les plus faibles d’entre nous ».

Pour l’APS, la règle est, qu’elle n’est pas attribuée aux agents qui sont à mi-temps ou moins.

 


 

A propos des salaires, de l’évolution des carrières et
l’accession aux corps supérieurs :


La Ville et la DRH doivent faire en sorte que la carrière des agents soit motivante et imaginative pour qu’un dialogue social de qualité puisse s’instaurer.

Le but essentiel est de préserver le service public et d’assurer à tous un niveau de retraite suffisant. Pour cela, nous demandons un salaire minimum de début de carrière à 1 600 €uros et la perspective pour toute la catégorie C d’atteindre en fin de carrière l’indice terminal 499. En partant de la réforme de la catégorie C, il faut refondre de manière attractive les grilles A et B.

Les promus/promouvables ne doivent pas servir d’entrave aux évolutions de carrières. La Valorisation des Acquis et de l’Expérience (VAE) ainsi que la promotion interne doivent être effective.

La Ville de Paris doit se doter d’une véritable école de formation du personnel pour préparer ses agents aux concours. Une fois en poste, il faut ouvrir les promotions internes par le biais de concours, de tests ou au choix.

 

Réponse du Maire de Paris :

Dans le cadre des contraintes financières, nous pouvons discuter des déroulements et promotions nécessaires.

La formation doit être enrichie et développée.

Nous devons combattre l’absentéisme.

 


 

A propos du régime indemnitaire :

 

La délégation souligne l’iniquité sur différents points portant sur le régime indemnitaire entre les personnels et la nécessité d’avancer sur les rémunérations comme :

  • L’intégration des primes dans le salaire de base.

  • L’iniquité entre les agents : grades, fonctions, catégories NBI dans une même direction.

  • La technicité et les qualifications qui ne sont pas reconnues à leur juste valeur ainsi que le traitement qui diffère d’un agent à un autre.

  • La création de l’IAT, non indexée sur l’évolution du point d’indice contrairement aux heures supplémentaires a entraîné une baisse du pouvoir d’achat.

  • Les agents qui travaillent avec le Logiciel Alizée devaient percevoir la prime de 200 €.

 

Force est de constater que ce n’est pas encore le cas pour tous !

Nous avons demandé une audience avec la secrétaire générale à ce propos, qui à ce jour ne nous a toujours pas répondu.

Sur tous ces points, nous demandons qu’un bilan transparent soit établi par Direction, catégorie et grade.

La Mairie de Paris veut faire un bilan sur la RTT. Nous ne voudrions pas que celui-ci serve de prétexte pour remettre en cause l’ARTT.

Les organisations syndicales veulent être associées à cet examen. Une analyse juste, équitable pourra alors en être tirée.

 

Réponse du Maire de Paris :

Nous souhaitons une simplification, transparente du régime indemnitaire. Les indemnités ne règlent pas la question des salaires.

Des économies sont à dégager afin de mieux rationaliser les dépenses salariales.

En ce qui concerne le protocole d’accord RTT, il faut dresser un bilan équitable dans toute sa clarté.

En ce qui concerne l’heure d’info RTT, je ne sais pas quoi vous répondre, il faut regarder plus précisément.

 


 

A propos de l’action sociale :

 

La délégation a souligné l’urgence d’ouvrir des négociations sur les 2 conventions qui lient la Ville de Paris à l’AGOSPAP et l’ASPP.

Des conventions qui à terme doivent intégrer les questions touchant à l’évolution des prestations, les libertés, locaux et moyens requis pour les administrateurs, l’évolution des statuts, les équilibres avec l’AP/HP…

Les points suivant ont été abordés et les revendications renouvelées :

  • La mise en place d’une commission statutaire, reconnue, placée sous la responsabilité du CTP Central, afin qu’enfin les Syndicats soient acteurs concernés, par les prestations sociales gérées directement par la DRH (Bourses de vacances, APS, aides d’urgence, le relogement, etc. …).

  • La participation des organisations syndicales à une commission d’attribution de logements en direction du personnel. Le Maire de Paris s’est engagé, lors de ses vœux 2009 aux personnels à Bercy, à leur réserver 1 place pour 6 attributions.

  • La mise en place du ticket restaurant pour tous les personnels empêchés, du fait de l’éloignement, des horaires de travail, de pouvoir manger dans les restaurants de la Ville.

  • L’ouverture de nouveaux restaurants dans les 18/19 et 20ème arrondissements.

  • L’augmentation de la subvention de l’AGOSPAP portée de 0,50 % à 1 % immédiatement pour être portée rapidement à 3 %.

  • L’augmentation de L’APS de 200 à 500 € pour tous.

 

Réponse du Maire de Paris :

Les prestations sociales doivent être empruntes d’une véritable justice sociale. Il faut peut-être mieux rationaliser les dépenses.

A propos de la restauration, je souhaite une mise à plat de ce dossier complexe, en faisant un point précis, de tous les agents qui ne peuvent pas manger dans les centres de restauration prévus à cet effet.

 

En conclusion, la CGT attendait avec beaucoup d’attention

de véritables avancées,pour la prochaine rencontre qui était prévue,

le mercredi 18 mars avec Mme ERRECART.

 

 


 


Entrevue du Mercredi 18 mars 2009

entre l'Union Syndicale CGT des Services Publics Parisiens

et Madame Maïté Errecart, Maire adjointe

en charge des Ressources Humaines
 

 

D'entrée de jeu, Mme Maïté Errecart nous indiquait ne pas nous recevoir dans le cadre de la continuité de l’audience du Maire mais simplement engager à son initiative, les contours du calendrier social 2009 :

En ce qui concerne les organismes paritaires, un CTP Central (Comité Technique Paritaire) est prévu le 26 mars avec à l’ordre du jour la présentation et la réorganisation des services de la Mairie de Paris ainsi que la décentralisation.

Un CHS Central (Comité Hygiène et Sécurité) suivra le 30 avril, au cours duquel sera présenté notamment un règlement intérieur alcool pour l'ensemble de la Mairie de Paris et un bilan des actions de prévention avec le point sur la mise en place du Document Unique dans chaque Direction.

Ce CHS sera suivi d'un CSAP (Conseil supérieur des Administrations Parisiennes) le 5 mai au cours duquel sera examiné, notamment le décret sur les emplois fonctionnels.

Un second CTP central le 24 juin actera la réorganisation et la décentralisation.

Enfin au cours du second semestre se tiendra un 3ème CTP Central qui traitera du bilan de l'évolution des catégories C et contractuelles, des régimes indemnitaires et de l'égalité professionnelle entre homme/femme.

Un second CSAP pourrait éventuellement être réuni au cours du second semestre.

 


 

Pour Maïté Errecart trois sujets nécessitant une concertation sont prioritaires en 2009 :

  1. Renouvellement des contrats AGOSPAP – ASPP. Pour le moment, la Mairie de Paris attend la fin de l'audit demandé par l'AP-HP pour engager avec elle, une concertation visant à "mutualiser les moyens pour optimiser leur efficacité".

  2. Un bilan général de l'ARTT et de l'aménagement du temps de travail. Le bilan Direction par Direction sera présenté à un CTP Central.

  3. La mise en place d'une convention sur la formation des salariés avec les organisations syndicales.

 


 

Elle a ensuite souligné que l'année 2009 serait celle des bilans et des diagnostics partagés.

Les échanges se sont rapidement engagés sur le bilan de l'ARTT, Maïté Errecart qualifiant de "massive" la quantité de JRTT dont disposaient les salariés parisiens, pour rajouter précipitamment qu'il ne s'agissait pas d'une révision de l'accord mais d'une harmonisation du temps de travail dans chaque direction avec une éventuelle baisse des JRTT par le retour du temps de travail aux 35 heures.

Les problèmes posés par les CET (Compte Epargne Temps) "bourrés" de jours de congés ont été visiblement à la source de l'envie d'harmoniser le temps de travail.

Le bilan de l'accord ARTT sera abordé au CTP Central du 24 juin ou au second semestre.

 


 

Lors des échanges concernant la formation, la CGT a insisté sur la nécessité d'un bilan détaillé de la formation au niveau de l'ensemble des personnels de la Mairie de Paris avant de pouvoir définir de nouvelles orientations dont notamment la mise en place du Droit Individuel de Formation.

 


 

Abordant ensuite les problèmes de l'emploi, Maïté Errecart a « Scotché sur ses sièges » la délégation CGT en affirmant la création de 5 000 emplois depuis le début de la première mandature de Bertrand Delanoë.

Toujours cette curieuse propension des élus parisiens qui privilégient les créations en "oubliant" les destructions d'emplois.

Rappelons que pour l'Inspection Générale de la Ville de Paris, entre 2002 et 2007 les effectifs réglementaires à la Mairie de Paris sont passés de 44 029 à 48 058 (+9,15 %) alors que les emplois effectifs (Equivalents Temps Plein) sont passés de 42 618 à 46 392 (+8,85 %).

 

Nous sommes loin des 5 000 emplois nets !

 


 

Lorsque le niveau critique des salaires a été abordé, Maïté Errecart nous a affirmé que depuis 2000, le pouvoir d'achat des fonctionnaires avait progressé de +10 %.

Pour la CGT, l'évolution est d'environ -7 % car contrairement à Mme Maïté Errecart et à M. Eric Woerth (Ministre du Budget), nous n'incluons pas les changements de grade ou d'échelle dans les hausses de salaire, ni d'ailleurs l'héritage de la grand-mère ou le gain au Loto !

L'augmentation de 16 % du salaire des Conseillers de Paris, lui a paru normale, car il s'agissait pour elle, d'un rattrapage.

 

Nous aimerions bien rattraper aussi !

 


 

Les problèmes de stress et de santé au travail ont également été abordés par Mme Errecart qui a eu l'air surprise lorsque la CGT lui a annoncé que les deux griefs essentiels des salariés vis-à-vis de leur employeur, relevés lors d'une enquête effectuée par questionnaires auprès des salariés, était le manque de reconnaissance (64 %) et le manque de considération (58 %).

Les rapports de mauvaise qualité des salariés avec leur hiérarchie sont probablement la cause essentielle de la démotivation de nombreux salariés et de ce que notre employeur appelle "absentéisme".

L'organisation du travail à la Mairie de Paris, basée sur la mise sous pression des salariés, est à la fois archaïque mais surtout coûteuse et inefficace.

 


 

Beaucoup de nos questions ont reçu une écoute attentive mais pas de réponse concrète. Cette attitude n'est pas suffisante pour qu'un dialogue social soit effectif.

En résumé, l'année 2009 sera donc une année à budget "contraint" pour la Mairie de Paris qui explique qu'elle a perdu en 2008, 150 millions € de recettes sur un budget d'environ 5 milliards €, ce qui d'après Mme Errecart, obligera la Ville à limiter ses investissements notamment dans le domaine de la voirie.

Nous notons cependant que le Conseil de Paris du 20 octobre 2008 a débattu du plan "1 000 caméras pour Paris" présenté par le préfet de police et dont le coût s'élèvera à 44 millions €.

 

La rigueur n'est pas la même pour tous !

 


 

Deux entrevues qui n’amènent pas de réponses concrètes aux nombreux problèmes exposés.

Il est clair pour tous, que malheureusement sans une intervention directe et massive des salariés concernés, nos revendications légitimes ne seront pas satisfaites.

 

Il faut se rassembler et se faire entendre haut et fort,

il en va de l’avenir même des :

Jours de RTT, des conditions de travail, des rémunérations,

des emplois, des besoins sociaux …

 

l'APS portée pour TOUS à 500 Euros

 


L’Union Syndicale CGT de la Ville et du Département de Paris,

vous appelle à se rassembler

le Mardi 31 Mars à 11 h 00, Place de l’Hôtel de Ville,
 

Un préavis de grève d’1 à 24 heures est déposé pour couvrir toutes les initiatives qui pourraient vous être proposées par les syndicats.

 

 
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