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Vers PDF IMPRIMER Mis en ligne le 4 Fevrier 2008
 
Union Syndicale CGT
des Services Publics Parisiens
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Salaires de la peur et pensions de misère

ÇA SUFFIT 

Elevons le niveau des luttes,

Secteurs public et privé :

TOUS ENSEMBLE
 

 

Le 24 JANVIER 2008, nous étions  400 000 manifestants et 30% de grévistes, c’est important, il faut faire plus encore et tous ensemble.

A l’appel des fédérations de fonctionnaires de la CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, CFTC et de  Solidaires, beaucoup de salariés s’étaient rassemblés à Paris, place de la Bastille, pour que soit mieux pris en compte les questions de salaires, d’emplois et de missions.

Face au mécontentement grandissant, le ministre de la fonction publique ne répond que par des effets d’annonce sur d’éventuels saupoudrage indiciaire et  propose un rendez vous hypothétique le 18 février 2008.

 

Le droit de grève menacé

 

Dans le même temps, le gouvernement tente de se doter de nouveaux moyens pour museler, bâillonner le mouvement social et réduire le droit  de grève.

Après le service public des transports c’est au tour des enseignants de l’éducation Nationale d’être dans le collimateur. Le gouvernement entend poursuivre son offensive contre le droit de grève, toujours au nom des mêmes raisons, la continuité du service public.

Alors que sur 6000 arrêts de service déclarés en 2007 à la SNCF, seuls 2% le sont en raison de mouvements sociaux. Le reste 98%, est lié aux matériels défectueux, ou aux incidents de lignes. La faute est due en grande partie à un manque important de personnels.

Le service public territorial n’est pas oublié, ils entendent nous empêcher d’agir et nous réduire au silence.

 

 

Notre pouvoir d’achat est en chute libre

 

Alors que la question reste dominante et la préoccupation essentielle des salariés du privé comme du public, le gouvernement et le patronat n’y apportent aucune réponse satisfaisante.

La revalorisation des salaires rassemble les fonctionnaires dans leur diversité tandis que dans le privé l’ensemble des salariés au-delà des branches professionnelles agissent pour le déblocage et la relance des négociations salariales.

Dans le privé, dans la première quinzaine de février, de multiples actions et initiatives sont dors et déjà décidées.

Au cœur des désaccords sociaux, on retrouve l’opposition entretenue par le patronat entre le temps de travail et le pouvoir d’achat.

La majoration des heures supplémentaires et le rachat prévu des congés, RTT et CET, creusent les inégalités entre les salariés sans apporter de réponses aux problèmes d’emploi et de pouvoir d’achat.

 

 

LES PENSIONS ET RETRAITES SONT DANS LE ROUGE

 

Le Gouvernement vient d’accorder la revalorisation de 1,1% des pensions et des retraites au 1er janvier 2008. De fait, le pouvoir d’achat des retraités s’est une nouvelle fois dégradé.

Rarement une revalorisation des pensions n’a été en tel décalage avec la vie quotidienne des retraités de notre pays et de son lot quasi quotidien d’augmentation des prix.

Cette mesure est inacceptable ! Les retraités subissent lourdement l’envolée des prix du logement, de la santé, de l’énergie et du chauffage, de la nourriture, des impôts locaux, des franchises médicales, l’inflation 2007 atteint 2.6%.

Il y a fort à parier qu’elle sera au-dessus de 3% en 2008 ! On ne compte plus les retraités qui ont commencé dés l’âge de 14 ans et qui aujourd’hui se retrouvent dans le rouge au-dessous du seuil de pauvreté.

 

 

Les retraités devront ils retourner au boulot ?

C’est ce que semble pourtant proposer le gouvernement comme seule solution aux seniors en tentant déjà de les dissuader de partir de manière anticipée et en aménageant une fin de carrière un peu plus longue.

Quant aux retraités, on leurs proposerait un retour sur des emplois particuliers selon le modèle britannique tant vanté par nos médias télévisés si zélés.

 

 

Et pendant ce temps là que fait le président ?

Il réunit le congrès afin de demander la ratification du nouveau traité européen. Un texte fidèle au traité de Maastricht que les français ont refusé majoritairement et démocratiquement par voie référendaire.

La dimension sociale de l’Europe y est une nouvelle fois quasiment absente. La charte des droits fondamentaux n’est toujours pas intégrée à part entière dans le traité. Le Royaume Uni et la Pologne en sont dispensés.

Bien que la clause de « non atteinte à la libre concurrence » ait été supprimée du traité lui-même, le concept est repris à maintes reprises dans le traité sur le fonctionnement de l’U E et fait l’objet d’un protocole additionnel.

Comment dans ces conditions vouloir priver les Français de leur droit d’expression tant les dangers pour le monde du travail sont grands.

 

 

Face aux dangers la mobilisation du monde du travail doit se renforcer

Dans le commerce, à l’appel de leurs syndicats CGT, FO et CFDT le vendredi 1er février 2008, jamais une mobilisation des salariés concernés n’avait connu un tel succès.

600 000 salariés étaient invités à cesser leur travail. 80% de grévistes étaient enregistrés dans les hypermarchés, 65% dans les supermarchés, 20% dans les petits commerces et 50% dans la logistique. Du jamais vu ! Et ce n’est qu’un début tant le mal est profond.

Les Taxis, en ont raz le bol et ils l’ont fait largement savoir le mercredi 30 janvier 2008 en bloquant de nombreux secteurs dans toute la France.

Le sujet qui fâche et qui a mis le feu au poudre, c’est le rapport Attali et sa proposition d’augmenter sensiblement leur nombre alors que, déjà, les chauffeurs de taxis voient leurs revenus chuter en raison de l’absence de clientèle et par des frais comme le gasoil qui pèsent de plus en plus lourdement.

Non satisfaits des premières réponses apportées par le gouvernement ils seront à nouveau en action le mercredi 6 février 2008.

A la Ville de Paris et au CAS, le mardi 29 janvier 2008, 400 assistants sociaux éducatifs étaient rassemblés Place de l’Hôtel de Ville pour demander une revalorisation significative de leur régime indemnitaire. De nombreux services sont restés fermés, mais le Maire de Paris refuse toujours d’ouvrir des négociations.

Devant ce refus l’intersyndical a décidé d’appeler les professionnels à se retrouver à nouveau dans l’action le vendredi 8 février de 12 h à 14 h en assemblée générale à la Bourse du Travail afin de décider des suites à donner à leur mouvement.

Ces quelques exemples démontrent que les luttes se développent dans le privé comme dans le public, tous les secteurs économiques sont touchés.

Il est grand temps de construire un large rassemblement qui réunira le monde du travail dans toute sa diversité pour porter haut et fort l’exigence des revendications du monde du travail, secteur public comme privé.

Plus tôt sera le mieux, c’est l’exigence sociale du moment pour inverser les choix conjugués du gouvernement et du patronat.

 

 

TOUS ENSEMBLE, POUR VIVRE MIEUX

 

 
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