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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 9 Décembre 2013
 
Union Syndicale CGT
des Services Publics Parisiens
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Déclaration de la CGT au CHS Central

du 3 décembre 2013 sur la

Prévention du risque Chimique - Amiante
 

 

La CGT s’étonne du peu de place qui est fait à la prévention du risque d’exposition à l’amiante dans l’accord cadre santé-sécurité au travail et dans sa mise en œuvre, qui dicte aujourd’hui la politique de santé et de sécurité de la Ville de Paris, comme en témoigne le point d’étape présenté ce jour concernant la prévention du risque chimique.

Il s’agit pourtant d’un risque spécifique qui concerne, de près ou de loin, dans leur environnement de travail ou dans l’exécution de leurs missions, de nombreux agents de tous types de métiers dans la plupart des Directions, et pour lequel l’administration compte des années de retard par rapport à ses obligations réglementaires.

Dans de nombreux locaux de travail ou dont la Ville est propriétaire, les Dossiers Techniques Amiante et leurs fiches récapitulatives n’existent encore pas à ce jour, ou ne sont pas facilement consultables par les usagers, employés ou intervenants, comme le prévoit le code de la santé publique.

Lorsqu’ils existent et sont rendus accessibles, ces Dossiers Techniques Amiante, bien qu’inadaptés, sont trop systématiquement employés comme source unique d’information pour le repérage des matériaux amiantés avant travaux, du fait d’une désinformation des intervenants sur la gestion et la prévention de ce risque et de l’absence de politique claire de l’administration.

Dans toutes les situations professionnelles à risque, l’information donnée aux agents sur les types de matériaux potentiellement amiantés est très insuffisante.

Lorsqu’elle est faite, l’accès aux moyens de diagnostic des matériaux suspects est souvent rendu inopérant par la complexité des procédures à initier, qui ne sont pas systématisées.

Les moyens de diagnostic, au premier rang desquels le Laboratoire d’Etude des Particules Inhalées de la collectivité, sont largement sous-dimensionnés pour répondre dans de bonnes conditions aux sollicitations actuelles et a fortiori aux sollicitations qui devraient être faites par les services dans le cadre d’une politique de prévention du risque amiante satisfaisante.

Toutes ces négligences de l’administration sur sa politique de repérage des matériaux amiantés, qui constitue pourtant le point de départ indispensable à toute politique de prévention efficace en la matière, entraîne inévitablement de multiples expositions accidentelles répétées des agents et par voie de conséquence des pollutions qui touchent également l’ensemble des usagers.

Enfin, la reconnaissance de l’exposition professionnelle au risque amiante et le suivi médical renforcé qui en découle, y compris psychologique, sont négligés.

Le service de médecine préventive effectue une surveillance médicale renforcée liée à l’exposition au risque amiante auprès de 291 agents de la collectivité uniquement, ce qui reste très en-deçà du nombre d’agents de la collectivité effectuant des métiers reconnus par nature comme entraînant des expositions occasionnelles.

Nous demandons qu’une politique claire et volontaire soit initiée dès à présent sur la gestion du risque amiante à l’échelle de la Ville de Paris, de manière transversale entre les différentes Directions et en concertation avec le personnel et leurs représentants.

Cette politique doit se traduire par une meilleure information et formation de l’ensemble des agents de la collectivité, et plus spécifiquement de ceux susceptibles d’être exposés accidentellement à ce risque dans le cadre de leurs missions, par un inventaire des types de matériaux susceptibles de contenir de l’amiante, lesquels doivent être systématiquement considérés, lors d’interventions, et jusqu’à preuve du contraire, comme amiantés, par un renforcement des moyens disponibles pour repérer et analyser les matériaux amiantés, au premier rang desquels le LEPI, par des procédures claires et simplifiées de gestion du risque, ainsi que par une véritable reconnaissance des risques d’exposition et par un véritable suivi des populations concernées.

 

 
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