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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 26 Août 2013
 
Union Syndicale CGT
des Services Publics Parisiens
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Discours de la commémoration du

69ème anniversaire de la Libération

de l’Hôtel de Ville de Paris
 

 

Mesdames et messieurs les représentants du Comité Central de Libération de Paris,

Monsieur le Maire de Paris,

Mesdames et Messieurs les Maires Adjoints,

Mesdames et Messieurs les Conseillers de Paris,

Mesdames et Messieurs les Maires d'Arrondissement,

Monsieur le Préfet de Paris,

Mesdames et Messieurs les Directeurs,

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

Chers Camarades,

 

Permettez-moi, au nom du Comité du Souvenir, du Comité Central de Libération de l'Hôtel de Ville, au nom de l'Union Syndicale C.G.T. des Services Publics Parisiens, du Groupement Résistance Seine, de vous remercier d'avoir répondu à notre invitation.

En célébrant ce 69ème anniversaire de la Libération de Paris, nous voulons rendre hommage au peuple parisien qui, en août 1944, libéra Paris et aux peuples alliés qui, le 8 Mai 1945, mirent fin au nazisme.

Nous voulons rendre hommage à toutes celles et ceux, qui nombreux sur notre territoire, luttèrent en faisant le sacrifice de leur vie pour la liberté de notre pays, pour le rétablissement de la République Française et de ses institutions démocratiques.

Pendant 4 ans, la France a été occupée par les nazis, et durant ces 4 années, alors que de grands industriels trahissaient, la classe ouvrière résistait.

En 1944, la classe ouvrière était prête pour l'insurrection finale.

Le 18 août 1944 un mot d'ordre de grève, lancé par l'Union des Syndicats C.G.T. de la Région Parisienne et l'appel du Comité Parisien de Libération ont permis de déclencher l'insurrection dès le 19 août.

L'intervention de la 2ème Division Blindée avec son armement lourd, a aidé les insurgés parisiens à libérer Paris.

En se libérant lui-même le peuple parisien a pris son avenir en main.

Cette Commémoration de la Libération n'est pas l'affaire des seuls participants, des survivants de l'époque, c'est un héritage à prendre et à faire fructifier parmi les générations d'aujourd'hui et de demain.

L'insurrection a permis l'installation d'un gouvernement français, ayant entre autre pour tâche, d'appliquer le programme du Conseil National de la Résistance.

Les objectifs de la Résistance n’étaient pas seulement de chasser l’envahisseur du territoire national, d’écraser la barbarie nazie et de punir les traîtres, mais d’intégrer, à la perspective de la Libération Nationale, l’avènement d’une République nouvelle, indépendante, démocratique et sociale.

Réuni, le 15 mars 1944, le Conseil National de la Résistance adopte un programme d’action. Porteur de la marque du Front Populaire de 1936, il en portait aussi la critique quant à l’insuffisance criante de réformes de structures. Ce texte est d’abord diffusé par Libération Zone Sud sous forme d’une plaquette intitulée « Les jours heureux » signée par le CNR et sera rééditée en septembre 1944 sous le titre « Programme du Conseil National de la Résistance.»

Les mouvements, groupements, partis ou tendances politiques signataires proclament « qu’ils sont décidés à rester unis après la libération » en vue d’instaurer « un ordre social plus juste ».

L’idée fondamentale de ce programme prévoyait qu’il ne saurait y avoir de redressement, d’instauration d’une véritable démocratie politique sans la mise en place d’une démocratie économique et sociale.

Aujourd’hui, alors que les grands financiers, le MEDEF, les gouvernements de droite et de gauche soumis à leurs diktats n’ont de cesse de remettre en cause ces fondamentaux qui permettront à notre pays en ruine de se relancer, ce programme n’apparait en rien dépassé, bien au contraire :

 

« SUR LE PLAN ECONOMIQUE :

  • INSTAURATION D’UNE VERITABLE DEMOCRATIE économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

  • ORGANISATION RATIONNELLE DE L’ECONOMIE assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général ;

  • NATIONNALISATION DES GRANDS MOYENS DE PRODUCTION monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurance et des grandes banques…

  • RETABLISSEMENT DE LA LIBERTE DE LA PRESSE, SON HONNEUR ET SON INDEPENDANCE A L’EGARD DE L’ETAT, DES PUISSANCES DE L’ARGENT.

 

ET SUR LE PLAN SOCIAL :

  • DROIT AU TRAVAIL ET DROIT AU REPOS, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ; réajustement important des salaires et garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

  • UN PLAN COMPLET DE SECURITE SOCIALE, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail ;

  • LA SECURITE DE L’EMPLOI, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement ;

  • UNE RETRAITE permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

  • LA POSSIBILITE EFFECTIVE POUR TOUS LES ENFANTS DE BENEFICIER DE L’INSTRUCTION et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents… »

 

Le Service Public, le système de Protection Sociale, le statut de la Fonction Publique, les conventions collectives, le code du travail, le droit de grève, le droit au logement, au travail, à un salaire décent, à une retraite pour tous, les libertés collectives et individuelles et d'autres fondements progressistes de notre société, sont en grande partie issues du programme du Conseil National de la Résistance.

Cette grande idée n'a pu être réalisée pleinement car les forces réformistes qui dirigeaient notre pays, dans les années qui suivirent la libération, ont déjà cédé à la pression du grand capital international.

Aujourd’hui, dans un pays livré au pouvoir de la finance à travers les politiques ultra libérales où l’idéologie fasciste refait surface, le patronat n’a de cesse de remettre en cause tous les acquis sociaux des salariés, qu’on en juge.

Remise en cause de la retraite à 60 ans, de notre système de protection sociale et de santé, privatisations, destruction de la Fonction Publique, remise en cause des droits syndicaux et du droit de grève, poursuite contre les militants syndicaux, mise à l’index de communautés et des immigrés, criminalisation des plus pauvres, rigueur salariale alors que des cadeaux sont largement distribués aux plus riches…

Cette cruelle réalité nous est rappelée chaque jour par la crise financière, crise que l’Etat cautionne en offrant à la finance des milliards d’euros sans aucune contrepartie.

Cette politique est dangereuse pour la classe ouvrière et pour la démocratie. Le monde du travail le sait. Il s’y est opposé dans les luttes et par les urnes. La rentrée de septembre et les prochaines échéances électorales vont révéler combien la fracture sociale est grande.
Rien ne justifie la remise en cause de ces conquêtes sociales. Les salariés vont peser de toute leur force pour les conserver et les étendre : c’est une question de justice sociale.

Le patronat exerce une pression sans faille pour accomplir le sale boulot. Il multiplie les plans dits « sociaux » : casse de l’industrie, organise les licenciements boursiers, délocalise à tour de bras, presse les salaires, vante les louanges du chantage à l’emploi…

Le Président de la République, s’était engagé à rompre avec cette politique absurde et brutale en affrontant la finance et les lobbyings exercés. Qu’en est-il aujourd’hui ?

La CGT n’a de cesse de rappeler que plutôt que d’investir dans la finance et de mettre en place des politiques de rigueur sociale, il faut investir dans les salaires et les pensions pour relancer l’économie et la consommation.

Le gouvernement Hollande doit engager immédiatement une politique courageuse, innovante en faveur du monde du travail. Il ne peut se cacher derrière une quelconque crise créée et entretenue par le monde de la finance. La majorité des grandes villes de France, dont la Capitale, la majorité des régions, le Sénat et l’Assemblée Nationale sont à gauche. Le gouvernement ne peut pas aujourd’hui nous dire que l’opposition le gêne. Il a une lourde responsabilité. Il doit entendre les revendications des travailleurs et leurs donner satisfaction. Il y a URGENCE ! Comme en 1945, il faut des mesures d’urgence sociale.

Il faut augmenter les salaires, les pensions, le RMI et revaloriser le point d’indice dans la fonction publique, interdire les licenciements boursiers, supprimer toutes les exonérations ou aides aux entreprises qui pratiquent la politique du chantage à l’emploi.

Il faut rétablir la retraite à 60 ans et pour tous en tenant compte de la pénibilité du travail. Le chômage et la misère ne sont pas des fatalités, il faut les combattre et cela passe par une politique sans concession en faveur du monde du travail.

Européens, attachés aux valeurs démocratiques, les français ont su marquer par leur histoire, leur originalité et leurs rapports à l’Europe et au monde. Plus que tout, nous sommes attachés à défendre partout ou elles sont menacés, les libertés et la paix. Le lourd tribut payé par notre peuple tout au long de ces heures tragiques de notre histoire nous a appris, combien, il ne faut pas jamais excuser, négocier les moindres dérapages mettant en cause et fragilisant les équilibres trouvés depuis 1945.

Les traités européens se suivent et se ressemblent, ils se réalisent sans les peuples et souvent en mettant en cause les lois nationales issues de la propre histoire des nations.
Fidèles à l’état d’esprit de ces hommes et de ces femmes qui ont sacrifié leur vie, nous restons attachés à une Europe fondée sur les besoins des travailleurs et des populations, ainsi que des coopérations mutuellement avantageuses entre nations souveraines.

Le peuple grec continue de payer les désastres engendrés par la finance et l’incapacité de ses dirigeants à trouver les solutions d’avenir. La politique désastreuse qui lui est imposée par la Commission Européenne, le FMI et la Banque mondiale constitue un recul de civilisation insupportable. Les Espagnols, les Italiens, les Portugais, les Irlandais, tous les peuples européens sont concernés.

La France, l’Allemagne, l’Angleterre connaissent un ralentissement sans précédent. Ces pays riches invitent leurs travailleurs à payer la note tout en permettant aux riches de continuer de dégager des profits fabuleux. Oui, Il est urgent de mettre en place un nouvel ordre économique mondial permettant de peser durablement contre les velléités spéculatives.

Ces hommes et ces femmes, qui ont libéré Paris et la France, voulaient une société humaine et juste, nous la voulons aussi.

A Paris, le maire de Paris en tant qu’employeur doit engager une politique plus sociale en direction de ses personnels. Nos services ont les capacités de répondre à toutes les missions de service public, il faut stopper les privatisations et reconquérir les espaces concédés au privé ces dernières années. On doit renforcer les effectifs en titularisant déjà tous les salariés au statut précaire, en préparant la jeunesse à remplacer les plus anciens, en ouvrant des perspectives claires et ambitieuses.

Il est important d’ouvrir des perspectives de carrière volontaristes et attractives pour toutes les catégories.

Le dossier des retraites reste un chantier ouvert, à partir duquel le maire de Paris peut faire entendre sa voix dans le débat de portée national. Qu’il s’engage ! Qu’il défende le droit de partir en retraite dès 60 ans à taux plein.

Qu’il fasse partager le droit de partir plus tôt pour les catégories dites actives, comme peuvent encore y prétendre nos camarades égoutiers, éboueurs ou fossoyeurs confrontées depuis des années à l’insalubrité, à la pénibilité du travail.

Comment ne pas prendre pour une provocation les propos soutenu par Pierre Gattaz dans un article du monde cet été à propos de la retraite, je cite, « Rappelons que le régime par répartition a été mis en œuvre après la guerre. Avant cette date, les régimes étaient des régimes purement par capitalisation. » Il veut revenir au XIX ème siècle.

Oui le Maire, le conseil municipal doivent s’engager dans la défense de notre régime par répartition !

C’est cela qu’attendent les fonctionnaires de la ville de Paris ! Et non, l’adresse des forces de l’ordre face aux militants de la CGT en conflit sur les ratios promus/promouvables pour museler l’émergence d’un mouvement social !

Le 10 septembre, l’ensemble des salariés du pays, les retraités seront tous ensemble pour défendre cet acquis social si important pour le monde du travail.

Les fonctionnaires de nos administrations sont inquiets de leur devenir, de leur avenir ! La mise en œuvre du grand Paris, de la loi de décentralisation, de ses conséquences, réalisé à marche forcée, pensé encore une fois par une poignée de technocrates et quelques grands élus, n’augure rien de bon !

Dans le sillon de nos anciens, nous relevons le défi de la lutte pour la satisfaction des besoins sociaux et l’éradication de la pauvreté opposés à l’égoïsme des plus riches.

Toutes les évolutions sociétales doivent être tournées vers le bonheur de l'être humain et la préservation de notre planète. Les progrès extraordinaires des moyens technologiques bien maîtrisés le permettent.

Il n’est plus possible d’accepter que continu de se développer la misère, la précarité, l’exclusion à une vitesse effrayante, que des millions de personnes ne puissent se loger, se nourrir, se vêtir, se soigner.

Il n'est plus possible d'accepter, qu'encore aujourd'hui, en France et dans le monde, la recherche de profits maximums sacrifie les êtres humains, jette des millions de salariés à la rue sans travail, au ban de la société.

La Sécurité Sociale est un héritage du programme du Conseil National de la Résistance, qui ne peut être vidé de son contenu. La municipalité parisienne mesure elle, toutes les conséquences de ces choix sociaux/économiques, quand elle décide de liquider les correspondants de la ville de Paris et de l’Assistance Publique de notre centre de sécurité sociale professionnelle 602, c’est tout simplement inacceptable !

Notre centre de Sécurité Sociale professionnel 602 est aujourd’hui en danger.

Il n’est plus rare de voire la sécurité sociale fermer ces centres d’accueil, privant les assurés sociaux d’un juste accueil face aux nombreux problèmes auxquels ils sont chaque jour davantage exposés.

Il faut engager une véritable reconquête sur le champ de la santé au niveau national, au niveau des collectivités, que tous les acteurs agissent de concert afin de préserver ce que nos anciens ont su mettre en place alors que notre pays était dévasté par la guerre, un pays à reconstruire, alors que nombre de veuves et d’enfants pupilles de la Nation se retrouvaient en pleine détresse.

il faut cesser immédiatement de casser nos hôpitaux et leur donner au contraire tous les moyens financiers et humains que les personnels revendiquent.

C’est bien pour ces combats que sont tombés celles et ceux, à qui nous rendons hommage aujourd’hui.

 

C’est pourquoi :

  • Aujourd’hui comme demain, il convient de prendre des mesures économiques et législatives réellement anticapitalistes pour opérer des choix décisifs alliant les intérêts de la Nation à ceux du monde du travail.

  • La France se doit de respecter le courage de son peuple, de ces femmes, de ces hommes qui, dans les durs moments de l’occupation, à tous les échelons de notre société, ont su, par delà leurs idées, se retrouver et faire face ensemble à l'adversité.

  • Au plan national et international, les forces réactionnaires d'extrême droite, continuent d’avoir une influence qu'il ne faut pas négliger, et qui constitue un danger pour la démocratie et les libertés dans notre pays.

  • Le sentiment d’injustice grandissant dans notre société ne peut que conforter les sentiments populistes portés par certains dirigeants politiques.

  • Rien ne saurait justifier, ceux qui, misant sur les méfaits de notre société, font tout pour faire resurgir les réflexes racistes et xénophobes, thèmes chers au nazisme.

  • Rien ne saurait non plus justifier l’attitude de ceux qui contribuent et encourage le développement de ces thèses.

  • Nous condamnons et exigeons la plus grande fermeté des pouvoirs publics devant tous les comportements qui conduisent à entretenir le terreau de la haine raciale. Les loups sont lâchés, ils sont aux portes de Paris. Comment ne pas exprimer sa colère et sa honte devant la mort de Clément. Un jeune assassiné à Paris en plein été pour ses idées ! Ce retour des forces de l’extrême droite, décomplexé par l’attitude et les propos de certains dirigeants de droite de notre pays sont réprimables !

 

Des propos à caractère homophobes et racistes sont versés de manière régulière y compris repris dans certains médias au nom de l’information. Des groupes ultra violents reprennent du service et se croient autorisés à passer à l’acte !

Non, rien ne saurait justifier les pratiques qui bafouent les valeurs républicaines, humanistes et de respect des droits de l'Homme qui font l’honneur et l'image de la France dans le monde. Valeurs auxquelles étaient profondément attachées celles et ceux que nous honorons aujourd’hui.

C’est aussi ce qui renforce, comme tant d'autres organisations et de personnalités, notre combat avec les sans-papiers, les sans droits, les sans logis, tous les exclus de notre société.

Sans papiers et sans droit dont les parents de beaucoup d’entre eux se sont sacrifiés pour la France dans les deux guerres mondiales.

La France, terre d’asile, doit le rester. Nous condamnons toutes les expulsions et les arrestations de sans papiers. Nous exigeons un engagement fort du gouvernement dans la régularisation des sans papiers.

Nous revendiquons le droit au travail pour tous, y compris les « Roms » hébergés sur notre territoire aux conditions de vie souvent inhumaine.

Au niveau international, le monde est assis sur une véritable poudrière qui peut s’embraser à tout moment.

Que ce soit au Proche-Orient, en Afrique ou dans d’autres pays, nous ne pouvons accepter de voir des nations entières basculer dans l’horreur, la violence, et des millions de victimes innocentes sacrifiées.

L’actualité, chaque jour, nous en donne malheureusement de cruels exemples.

L’assassinat de BELAID CHOKRI vient nous rappeler que tous les militants de la paix sont exposés dés lors qu’ils s’engagent ! Nous sommes de la trempe de tous les BELAID !

Que ce soit en Asie ou on ne compte plus les victimes, (l’Egypte, l’Afghanistan encore, la Syrie ou on utilise maintenant des armes chimiques pour éliminer le peuple, l’Irak, l’Iran qui sans leur soutien rien ne serait possible pour le gouvernement Syrien de Bachar Al Assad. Toute la lumière doit être faite sur ces massacres. S’ils sont avérés alors les plus lourdes sanctions doivent être prononcées contre ces auteurs pour ce nouveau crime d’état.

En Israël et en Palestine…) j’en oublie très certainement ! La liste est longue et malheureusement s’allonge au fil des ans ! Il est grand temps qu’un état libre palestinien et souverain soit reconnu internationalement !

En Afrique, (dans les pays du Maghreb, au Congo, au Mali,..) Ces conflits incessants sont des guerres injustes, supportées pour l’essentiel par les simples gens au nom d’intérêts purement économiques et capitalistes sur fond trop souvent de religions et d’intégrisme.

Nous récusons, toute forme d’intégrisme religieux d’où qu’il vienne, quelque soit sa nature ! Chacun a le droit de croire, dans le plus grand respect de la liberté et du droit !

Où qu’elle soit, la guerre est toujours un drame pour les populations ; car elle draine son cortège de victimes innocentes, de destructions massives de toutes sortes. Elle laisse toujours des traces indélébiles.

En premier lieu se sont toujours les femmes et les enfants qui paient le plus lourd tribut !

La France pays des droits de l’homme, de la révolution à le devoir de faire entendre sa voix, d’aider les peuples à gagner leur émancipation, les gouvernements démocratiques à mieux partager les pouvoirs.

Il est indispensable pour que gagne la paix que tous les peuples gagnent enfin leur liberté. A l’Est comme à l’Ouest, au Nord comme au Sud, cela ne peut se faire sans les Nations Unis, sans qu’un nouvel ordre économique international s’installe et permette de régler au plus vite tous les problèmes, dans l’intérêt des peuples concernés, par la voie de la raison et du dialogue.

La paix est trop précieuse pour que nous ne luttions pas pour la préserver. Un seul souci nous guide : l'intérêt des peuples.

Le désarmement et la sécurité collective entre les nations sont autant de questions d'actualité.

Qui peut nier aujourd'hui que le développement du progrès social ne passe inévitablement par un désarmement massif.

Avec toutes les forces de paix, en France et dans le monde, nous crions : « consacrons à la vie ce qui est consacré à la mort ».

Non l'oubli n'est pas de mise, et c'est à nous qu'il revient de ne pas permettre qu’il s'installe.

Nous combattrons avec toutes les forces de progrès, pour plus de justice sociale et économique, de démocratie et de paix, cet idéal qui animait celles et ceux qui sont tombés pour la libération de notre pays et pour lequel nous sommes réunis aujourd'hui, afin d'honorer leur mémoire.

 

Permettez-moi de citer parmi eux :

 

JANSELME Ingénieur des Services Techniques

DUCOSTAL Chef de Bureau

LE MANER Adjoint Technique

MORTUREUX Sous-Brigadier

THOMOUX Hôpitaux Psychiatriques

MAURY Égoutier

ROBINET Cantonnier Nettoiement

POURCHASSE Ouvrier d'État - Service des Eaux

CELTON Préposé Assistance Publique

LATHUILLE Commis.

 

A l'hommage que nous rendons à la mémoire de nos camarades, nous associons celui qu'avec toute la population parisienne nous devons aux 8 élus de la capitale, Conseillers Municipaux et Généraux Communistes ainsi qu'à tous les combattants avec ou sans uniformes, fusillés pour la Libération de la France.

A toutes celles et ceux, victimes de la déportation, emprisonnés dans les camps de la mort qui n’en sont jamais revenus.

Au nom de toutes ces femmes, de tous ces hommes, nous avons fait le serment de transmettre aux générations futures, les enseignements de leur lutte.

 

Nous leur jurons de remplir avec honneur ce solennel engagement.

 

Paris, le 26 août 2013

 

 
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