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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 14 Août 2013
 
Union Syndicale CGT
des Services Publics Parisiens
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Et de 5 en 20 ans !

REFORME DES RETRAITES !!!

ON N’EN VEUT PAS ….
 

 

Travailler toujours plus

pour gagner encore moins, non merci.

Ça suffit comme ça !

 

Depuis 1993, des réformes successives ont été imposées au mépris des mouvements de protestation au prétexte de sauvegarde du système.

Aujourd’hui, François Hollande et le gouvernement Ayrault veulent une nouvelle fois rogner encore le système au profit du capital et de la finance.

En 20 ans, les différents gouvernements se sont attaqués à notre système de retraite toujours au détriment des travailleurs.

  • 1993 : Balladur nous serrait la ceinture,

  • 2003 : Fillon s’attaquait aux Services Publics (les fonctionnaires, ces sacrés privilégiés),

  • 2008, toujours Fillon sabrait les régimes spéciaux,

  • 2010, encore Fillon bougeait l’âge de la retraite, (globalement, nous vivons plus mais en moins bonne santé, et globalement aussi, les égoutiers meurent toujours 17 ans plus tôt que les travailleurs sédentaires).

 

Pourtant, ce système de retraite avait été dévoilé par le programme du Conseil National de la Résistance en 1945, à l’heure où le pays était en ruine. À cette époque, le pays a su faire des choix justes pour redresser l’économie française et ça a marché.

 

Le rapport Moreau est sans appel :

  • Les sacrifices seront pour l’équilibre financier des régimes,

  • « nous devons travailler plus puisque nous vivons plus longtemps ».

 

Les mesures proposées sont injustes et inéquitables.

Si les égoutiers vivent en moyenne 17 ans de moins qu’un cadre sédentaire, les ouvriers ne sont pas épargnés avec leurs 8 années en moyenne de moins d’espérance de vie.

Aujourd’hui l’espérance de vie en bonne santé a reculé.

Les années les plus difficiles à vivre au travail sont à partir de 55 ans alors que les plus belles années à vivre en retraite sont entre 60 et 65 ans.

Une véritable politique de l’emploi pourrait avoir un effet positif sur l’équilibre financier dont parle le rapport Moreau. Pour exemple, la création de 100 000 emplois dans le service public équivaut à 2 milliards de cotisations supplémentaires pour les pensions de retraite.

Les carrières de tous les actifs aujourd’hui sont morcelées. Le chômage mine. En particulier, les femmes subissent l’emploi, avec des contrats précaires, des temps partiels souvent imposés des coupures de carrières (congés maternités, congés parentaux), en rupture d’activité. Elles se retrouvent au moment du choix de la retraite à prolonger jusqu’à 65 ans pour éviter la décote.

 

Pour la Sauvegarde du système :

Arrêt des exonérations patronales.

 

La retraite par répartition consiste à mettre en commun les cotisations des actifs pour la retraite des anciens.

Chaque année, des exonérations patronales plombent le système (30 milliards par an) et diminuent les caisses et en particulier les caisses de retraites. Le chômage depuis un an a passé la barre des 10 % ; c’est 5 millions de personnes sans emplois qui, si la société leur fournissait un travail, pourraient faire rentrer 2 milliards de cotisations.

Il faut arrêter les licenciements dans le privé au profit du système bancaire, des spéculations et des rémunérations abusives des actionnaires.

Faire travailler plus longtemps alors que le chômage atteint des chiffres inégalés.

Faire travailler plus longtemps, alors qu’1 jeune sur 4 est au chômage.

Plus de 15 % des chômeurs ont actuellement 50 ans et plus.

 

D’autres choix sont possibles pour sauver notre système de retraite.

Pour que les caisses de retraite se remplissent à nouveau pour un réel système par répartition, il faut :

  • Stopper les exonérations constantes au patronat, (rapport = + 30 milliards par an).

  • Stopper les licenciements dans le privé là où les patrons font des bénéfices.

  • Stopper les contrats précaires (emplois d’avenir etc…).

  • Embaucher dans le public (100 000 emplois supplémentaires = + 2 milliards par an).

 

La CGT revendique un réel système par répartition : le fruit du travail des actifs doit pouvoir faire vivre les retraités dignement.

  • Retour à la retraite à 60 ans à taux plein pour tous sans décote.

  • Révision de tous les régimes spéciaux au titre de la pénibilité, l’insalubrité…

  • Retour au 37, 5 annuités de cotisation.

  • Pour les services publics, garder le système de calcul des 6 derniers mois.

 

La retraite par répartition est le système le plus juste à conditions que la finance ne s’en mêle pas.

 

 
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