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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents Mis en ligne le 28 Juin 2008
 
Union Syndicale CGT
des Services Publics Parisiens
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LA FAILLITE DU CRECEP

OU LA MORT PROGRAMMEE

D'UN SERVICE PUBLIC
 

 

A quoi servait le CRECEP

Sous des noms divers le Centre de Recherche d'Expertise de Contrôle des Eaux de Paris (CRECEP) contrôle depuis 1906 la qualité sanitaire de l'eau potable distribuée à Paris et dans la région parisienne en tant que service public local de la Mairie de Paris.

Il anticipait également dans ses laboratoires de recherches les traitements nécessaires à combattre l'augmentation constante des pollutions chimiques et biologiques des rivières et des sources utilisées pour produire l'eau potable.

 

La gestion désastreuse de la Mairie de Paris

Au 1er janvier 2005, la Mairie a externalisé ce service malgré l'opposition de la quasi totalité du personnel. A époque, 83 % du personnel a décidé d'abandonner cette structure pour échapper au statut privé qui lui était imposé. Le reclassement à la  Ville a été douloureux pour beaucoup d'entre eux qui se sont vus forcés d'abandonner leur métier de santé publique pour sauvegarder leur emploi.

L'avenir a montré à quel point ils avaient fait preuve de clairvoyance. Le CRECEP, doté d'une pesante organisation administrative a été incapable de devenir compétitif sur le marché du contrôle sanitaire où les laboratoires privés règnent en maîtres.

 

Les mécanismes d'une faillite programmée

Pour équilibrer son budget le CRECEP a progressivement abandonné toutes les activités d'expertise et de recherche qui l'avait propulsé au niveau international pour devenir un laboratoire qui facturait ses analyses moins qu'elles ne lui coûtaient.

Malgré des aides financières discutable votées par le Conseil, car à la limite de l'illégalité, les pertes financières du CRECEP l'acculent aujourd'hui à la faillite. Il n'est d'ailleurs pas sûr que le CRECEP puisse payer ses salariés à la rentrée de Septembre. S'agissant d'un Etablissement Public Industriel et Commercial (EPIC) il risque de passer sous la tutelle directe du préfet pour carence.

 

La détresse des personnels

Cette semaine le Comité d'Entreprise vient d'annoncer un plan social conduisant au licenciement de 84 des 139 salariés en CDI ce qui représente un peu de 60 % du personnel. Les 55 salariés restant seront réintégrés dans une EPIC dont le Maire de Paris a annoncé la création avant les élections municipales.

Voilà 84 familles qui vont se retrouver dans la détresse à la rentrée à cause d'une gestion désastreuse du CRECEP menée plus pour satisfaire l'ego des dirigeants plutôt que l'intérêt des Parisiens et des Salariés.

 

Le futur de la fonction publique : RGPP et fonctionnaire "Kleenex"

Cette façon de virer les salariés comme des Kleenex lorsque la "politique" l'exige montre en avant première la manière dont seront traités les fonctionnaires dans le cadre de la privatisation de la fonction publique telle que l'a défini la Réforme Générale des Politiques Publique imposée par Nicolas Sarkozy.

Cela montre  à quel  point  la "politique libérale  de gauche"  de  la  Mairie  de  Paris  rejoint  la "politique libérale de droite" du gouvernement de Nicolas Sarkozy.

 

Mobilisation des salariés

La CGT appelle les salariés à se mobiliser pour soutenir leurs collègues victimes du démantèlement des Services Municipaux. L'emploi de chacun d'entre nous est aujourd'hui menacé au nom d'une politique dont on sait la malfaisance pour les salariés de la fonction publique parisienne :

  • Précarité de l'emploi

  • Baisse du pouvoir d'achat

  • Recul de l'âge du départ à la retraite

  • Remise en cause de la Sécurité Sociale

  • Travail constant en sous-effectif

 


NON A LA CASSE DES SERVICES

PUBLICS PARISIENS

NON A LA PRIVATISATION

DE NOS EMPLOIS PUBLICS
 

 
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