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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 6 Décembre 2012
 
Union Syndicale CGT
des Services Publics Parisiens
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Que veut dire

Dialogue Social à la Ville ?

Le Mépris ???
 

 

Mardi 4 décembre 2012, s’est déroulé le Comité Technique Paritaire Central de la ville en présence de :

 

  1. Pour l’administration et la ville :

    Mme ERRECART, Présidente
    Mme BEDAGUE HAMILIUS, Secrétaire Générale
    Les responsables des différentes directions de la ville.


  2. Pour les organisations syndicales :

    SUPAP-FSU
    FO
    CGT

 

Les autres Organisations Syndicales, en refusant de prendre part au vote sur les amendements CGT et en ne siégeant pas, ont privé les personnels de la ville de Paris de gagner des déroulements de carrière plus conséquents avec des ratios plus élevés. En tout cas, si le front syndical avait été uni jusqu’au bout, le Maire de Paris aurait aujourd’hui plus de difficulté pour défendre et justifier ses faibles ratios.

Oui, après que les quatre autres organisations syndicales aient fait une déclaration commune, disant qu’ils ne voteraient pas les amendements de la CGT, ils ont désertés le CTP.

Une suspension de séance a été demandée par la Présidente, puis, les travaux ont pu reprendre avec la CGT et les deux autres organisations syndicales restantes qui représentent à elles seules + de 50 % des personnels de la ville et du département.

Ce CTP comporte trois points à l’ordre du jour qui intéressent tous les personnels. Nous, nous sommes restés jusqu’au bout pour défendre les agents :

  • Les ratios de promotions pour la période 2013- 2015.

  • La charte des arrondissements.

  • La PFR : Prime de Fonction et de Réussite.

 

Madame ERRECART démarre le CTP par une boutade : Il faut arrêter la surenchère, le théâtre et revenir aux fondamentaux.

 

Pour Mme ERRECART, les fondamentaux, c’est,

je parle, vous écoutez,

vous parlez, je fais comme je veux.

 

En effet, par les mobilisations des 20 et 21 novembre derniers, la CGT avait obtenu du Secrétaire Général Délégué de la ville de Paris que nous fassions des amendements qui pouvaient encore faire bouger les lignes. Si Mme l’élue, représentante des personnels avait joué le jeu de la négociation, avec les 19 amendements déposés par la CGT, elle aurait pu donner des postes de promotions supplémentaires.

 

Mais pour elle, les négociations sont des discussions.

Il ne manque plus que le feu de bois, le thé et les petits fours….

 

Ainsi, à chaque passage d’amendement, toujours le même scénario, la CGT défend le sien, l’élue et l’administration votent contre, les organisations syndicales restantes en séances et représentants plus de la moitié des personnels votent pour.

Mais, Mme l’élue annonce que « les discussions » ne sont pas finies, il peut y avoir encore des lignes qui bougeront lors du prochain Conseil Municipal, date à laquelle le dossier Ratios Promus/Promouvables passera.

 

Mensonge, les lignes ne bougent pas.

 

Mais l’administration se vante d’avoir augmenté de 200 % leurs propositions du 15 octobre 2012.

Comme disait un célèbre humoriste des années 1950, Groucho Marx :

« Parti de rien et arrivé nulle part, ne doit rien à personne. »

 

Alors, pour parodier la célèbre réplique du film « Les Tontons Flingueurs » :

« Les patrons osent tout
C’est même à ça qu’on les reconnait !!!! »

 

Et bien oui, le 15 octobre 2012, le directeur des ressources humaines proposait :

  • 1 000 promotions supplémentaires pour la période 2013-2015 par rapport à la période précédente.

  • Les 1 000 promotions supplémentaires se déclinent comme suit : 13 pour la Catégorie A, 185 pour la Catégorie B et 802 pour la Catégorie C.

Le 15 novembre 2012, le directeur des ressources humaines proposait :

  • 1 620 promotions supplémentaires pour la période 2013-2015 par rapport à la période précédente.

  • Et aujourd’hui, le chiffre a grimpé considérablement, le directeur des ressources humaines nous annonce 1 850 promotions supplémentaires et « sûrement plus ». Le « sûrement plus » n’étant pas un chiffre fiable.

 

Le 20 novembre, la CGT a fait le choix d’appeler les personnels dans la lutte, et c’est bien les 8 % de grévistes ce jour-là qui ont fait bouger les lignes de l’administration.

Et bien oui, le directeur des ressources humaines a pu le faire, 200 % d’augmentation de promotions. Nous n’en demandions pas autant….

 

Mais, enfin de qui se moque-t-on ?

Les femmes et les hommes qui ont de plus en plus de difficulté à maintenir une réelle qualité du service public aux parisiens à cause de leurs conditions de travail, du manque de collègues, de la surcharge de travail, du manque de considération, sont choqués de la manière dont on les roule dans la farine.

Mais, enfin de qui se moque-t-on ?

Les autres points à l’ordre du jour ont été votés contre à l’unanimité par les trois organisations syndicales dont la CGT, pour par l’administration et la présidente du CTP. En effet, en ce qui concerne « le carreau du temple », futur centre culturel et sportif, la ville continue sa politique d’externalisation et vote la délégation de service public, ce qui signifie aucun emploi titulaire.

Attention, la ville travail la guerre des nerfs et veut nous faire croire que les instances paritaires ne servent plus à rien. C’est un réel danger. Mais, le mépris est une forme de dialogue social à la ville.

 


On ne lâche rien

On ne lâchera jamais rien
 

 

 
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