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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 26 Mai 2012
 
Union Syndicale CGT
des Services Publics Parisiens
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Pour l’amélioration des conditions de travail

des agents en contrat aidé

à la Ville de Paris
 

 

Cadre introductif

De manière générale, l’administration « utilise » souvent des collègues sous contrats multiples (stage/apprentissage/contrats aidés) pour réaliser des activités pérennes.

Ce fonctionnement pose la question du manque d’effectif, de la substitution d’emplois publics, du peu de reconnaissance du travail réalisé par nos collègues et souvent du non respect du code du travail.

Dans une Ville qui se targue de favoriser ‘l’insertion’ de plus de 1700 personnes en contrats aidés (Contrats unique d’insertion), nombre d’entre eux n’ont pas de tuteurs formés, ni de temps pour chercher une vraie solution d’emploi durable, alors même qu’ils sont une ‘main d’œuvre’ à moindre coût (exonérations de charges) et corvéable à merci !

Quoiqu’on pense de la politique des contrats aidés qui souvent se substitue à une vraie politique d’emploi, la CGT demande que l’administration respecte ses devoirs en tant qu’employeur.

Qu’elle respecte les agents. Qu’elle respecte les objectifs fixés par la loi sur les contrats aidés : « l’insertion socio professionnelle ».

 

 

QUELQUES CONSTATS SUR LA SITUATION

 

Contenu de l’activité

Le contenu de l’activité doit être suffisamment détaillé. Il est souvent observé un manque de précision quant aux tâches et aux missions à accomplir pour les collègues.

Ce qui entraîne une forme de non sens au travail à effectuer. Cela freine les possibilités de développement de « compétences professionnelles ».

Enfin, souvent les agents en contrats aidés sont sur des postes permanents qui nécessiteraient des postes à statut. Les services embauchent des contrats aidés car ils n’arrivent pas à obtenir de vrais postes budgétaires de fonctionnaires par la DRH.

 

Tutorat

De manière générale et même si les manques sont plus ou moins importants en fonction des postes occupés, on constate un besoin de l’ensemble des salariés en contrat aidé d’accompagnement et de suivi individualisé.

Cet accompagnement ou tutorat doit selon la loi, servir à identifier les freins à l’emploi; baliser un parcours ; accompagner le développement des compétences à acquérir pour un futur emploi.

Ainsi ce manque de continuité et de lisibilité du tuteur et du référent contribue à produire de l’insatisfaction et de l’insécurité.

 

Formation

De manière générale, l’accès aux formations dispensées par le pôle emploi apparaît comme acquise par l’ensemble des salariés.

Cependant l’accès aux formations Ville de Paris n’apparaît pas évidente voire même inexistante. Beaucoup n’ont pas d’action de formation, ce qui est contraire à la loi (au moins de 80 heures).

 

Recherche d’emploi

Les agents mentionnent la nécessité d’un temps effectif quant à leur recherche d’emploi leur permettant d’anticiper leur sortie et de s’informer des concours existants au sein de la ville de Paris.

Ce temps est souvent refusé car les services ont besoin de la présence des collègues (car ils sont sur des besoins permanents). La Ville n’aide donc pas le retour à l’emploi.

 

Reconnaissance

Un manque de respect pour le travail réalisé voir du mépris, mais aussi pour le devenir de la personne.

 

Pas d’Aide Prévoyance Santé Peu ou pas d’intégration

Quand les agents passent le concours en échelle 3, ils n’ont jamais d’explication quant au refus d’intégration.

Seuls 30 % des agents ont un emploi à la fin de leur contrat !

 

 

RAPPEL DE NOS REVENDICATIONS

 

  1. Arrêt des substitutions d’emplois par des contrats aidés : l’agent en contrat aidé doit être en sur effectif.


  2. Plan de titularisation ouvert aux collègues en contrats aidés avec formation si nécessaire-création de poste. Pour les agents « étrangers non communautaires » passage en CDI dont requalification quand l’agent n’est pas en sur effectif. Proposer aux collègues sur besoins permanents, un accompagnement dans le cadre du plan de déprécarisation.


  3. Un livret d’accueil

    Prendre exemple comme le livret d’apprentissage avec les droits et devoirs des agents. Insérer les prestations sociales, Agospap…


  4. Une fiche de poste détaillée.


  5. Accès à L’APS.


  6. Une reconnaissance dans l’organisation du service Dans l’organigramme téléphonique ; Avec un mail et l’accès internet/intranet ; Un espace de travail (bureau/ordinateur/espace rangement des affaires).


  7. Un tuteur par personne employée

    Avec du temps dégagé pour le tuteur et la personne à raison d’un entretien au moins tous les 15 jours. + si besoin.


  8. Une formation et du temps pour les TUTEURS comme cela se fait chez d’autres employeurs. La personne en contrat aidé doit travailler avec un titulaire.


  9. Accès à la formation pour préparer les concours de la VILLE DE PARIS.


  10. La prise en compte du temps de recherche d’emploi et de réflexion d’un vrai projet professionnel.

    Un après midi minimum, tous les 15 jours est à programmer.

    Un ordinateur avec accès Internet et Intranet pour les emplois vacants accompagné d’une messagerie par personne. L’envoi et l’information par la direction des postes aux concours, une véritable formation par la ville (mieux orienter les personnes à ce sujet).


  11. Assurer les perspectives d’emploi:

    Tenir au courant sur les possibilités de renouvellement au moins 3 mois à l’avance.
    Avoir un effectif supplémentaire pour l’accompagnement des personnes par la DDEEES.


  12. Le jour de pentecôte doit être chômé payé.


  13. Un comité de suivi doit être mis en place pour que celui-ci puisse avec les Organisations syndicales suivre les manquements éventuels aux droits des agents en contrats aidés (proposition de création de cet outil de suivis).

 


AVEC LA CGT,

J’AGIS POUR LE RESPECT DE MA DIGNITE !
 

 

 
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