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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 24 Février 2012
 
Union Syndicale CGT
des Services Publics Parisiens
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29 février 2012

Journée européenne d’action

L’austérité ça suffit !

Ce n’est pas aux salariés de payer la crise du capitalisme.

D’autres choix sont possibles !
 

 

Manifestation unitaire

Mercredi 29 février à 14 h 00 de Bastille à Nation

La manifestation sera précédée d’une Conférence de Presse unitaire

à 12 h 30 Place de la Bastille

Un préavis de grève a été déposé pour la journée

 

Le 29 février 2012, ensemble, à l’appel de tous les syndicats d’Europe agissons pour dire non à l’austérité. Une vaste campagne de culpabilisation se développe. Partout, les salariés s’entendent dire qu’ils coûtent trop cher.

En France, après la réforme inique des retraites de 2010 et les deux plans d’austérité de 2011, le Président de la République a annoncé plusieurs mesures qui à nouveau vont frapper durement les salariés, les retraités, les privés d’emploi.

Ainsi, le projet gouvernemental de « TVA sociale » est injuste et inacceptable ! Il servira, une fois de plus, à gonfler les profits du patronat. Augmenter la TVA, l’impôt le plus inégalitaire, celui qui frappe tout le monde au même taux quelque que soit son revenu, diminuera encore le pouvoir d’achat des salariés, des retraités, des privés d’emploi.

Cette TVA anti sociale réduira la consommation et amplifiera la crise.

Transférer les cotisations sociales vers l’impôt, c’est faire un nouveau cadeau de 13 milliards d’euros aux actionnaires, c’est aussi une nouvelle attaque pour casser notre système de protection sociale et l’offrir aux financiers et aux assurances. Sarkozy entend aussi instaurer des accords « compétitivité emploi » légalisant ainsi le chantage des employeurs « emploi contre salaires et temps de travail ».

Ces accords ouvrent la voie à la remise en cause d’un pilier essentiel du droit social français et du contrat de travail. Et en même temps il propose de supprimer le statut des fonctionnaires, alors même que depuis 5 ans il n’a de cesse de diminuer leur nombre, mettant en péril les services publics qu’il veut livrer à la voracité des capitalistes.

Plus globalement, âge de départ à la retraite, 35 heures, conventions collectives, statut des fonctionnaires, procédures de licenciement, salaire minimum, droit de grève, service public et protection sociale… tout devrait passer à la moulinette de la « compétitivité » et de la rentabilité. Partout en Europe, les mêmes logiques sont imposées de façon coordonnée.

En effet, les chefs d’État et de gouvernements ont décidé de passer un cran supérieur pour instaurer l’austérité. Ils s’apprêtent à signer un nouveau traité, le 1er mars prochain, élaboré à quelques uns en dehors de toute procédure et consultation démocratique. Il imposerait un carcan budgétaire et économique à des pays déjà durement touchés par le chômage et la récession.

L’austérité s’imposerait à tous encadrant toute négociation au niveau national, sectoriel et d’entreprise et réduisant les capacités d’intervention des organisations syndicales. Ce traité est contraire à l’Europe sociale à laquelle nous aspirons, il ne ferait qu’alimenter les rejets des solidarités, les replis nationaux, la montée des forces nationalistes et d’extrême droite.

Les syndicats de chaque pays européen réunis dans la Confédération Européenne des Syndicats s’opposent à ce traité. Ils appellent, ensemble, à agir le mercredi 29 février 2012 à la veille du sommet européen pour dire non à l’austérité et exiger des réponses pour l’emploi et la justice sociale et imposer une autre logique pour sortir de cette crise qui n’est pas la notre.

 

 
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