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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 24 Septembre 2011
 
Union Syndicale CGT
des Services Publics Parisiens
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LA PROTECTION SOCIALE

ET LES CORRESPONDANTS SECU DU CENTRE 602,

EN DANGER !
 

 

Le Maire de Paris fait la sourde oreille !

Ce matin, lundi 26 Septembre, les syndicats FO et CGT de la Ville de Paris accompagnés des représentants du Centre 602 de la ville de Paris sont venus lui rappeler, à l’occasion du Conseil Municipal, les dégâts sociaux qui résulteraient s’il décidait la suppression des correspondants du Centre 602 de sécurité sociale professionnelle obligatoire.

En plein été, pendant les congés, ces femmes et ces hommes de notre administration, qui, depuis des années, se dévouent au confort des autres en matière de santé, de prévention et d’action sociale, ont appris que leur mission devait s’arrêter brutalement le 1er septembre 2011.

Loin des questions fondamentales que cela pose et que pose la CGT, comment le Maire de Paris peut-il décider de la vie de gens, sans tenir compte des situations collectives et individuelles ? L’inhumanité aurait-elle cours aujourd’hui à la Ville de Paris ?
Curieux, alors même que le Maire de Paris entame, en ce moment, un processus de réunions sur l’accord cadre couvrant la santé et les conditions de travail en général !

Lors de la commémoration de la libération de l’Hôtel de Ville de Paris, le 25 août dernier, les correspondants sociaux ont refusé de quitter les lieux, sans avoir de réponses quant à l’ouverture de négociations. Madame Errecart, Maire Adjointe, Chargée des personnels alors présente, s’est engagée à les recevoir immédiatement, en compagnie du Directeur de la DRH.

Le Maire accepte, dès lors, de repousser au 15 octobre la suppression des correspondants et de recevoir d’une part, les syndicats le 9 septembre et d’autre part la Mutuelle Complémentaire gestionnaire du centre 602.

Ces deux réunions se sont tenues et ont permis d’amorcer le dialogue. Pour autant, nous attendons toujours l’ouverture de véritables négociations car rien n’est réglé !

 

LA CGT EXIGE LE MAINTIEN DE CES ACTEURS SOCIAUX

OÙ EN SOMMES-NOUS ?

Une nouvelle réunion était programmée avec le centre 602, le 23 septembre, une autre avec les syndicats de la Ville de Paris le 3 octobre 2011.

Le Maire de Paris propose aujourd’hui de transformer les correspondants actuels en correspondants sociaux de la DRH n’ayant plus aucune fonction sur le champ de la santé, mais rempliront des tâches attribuées aux UGD (lien avec les assistants sociaux, gestion des congés bonifiés, suivi de l’AGOSPAP et de ses prestations, préparation des dossiers de retraites,…).

En aucun cas, le traitement des dossiers maladie ne serait pris en charge.

 

OUVERTURE A LA CONCURRENCE

Depuis maintenant 3 ans, la CGT avec les salariés en lutte et en manifestation ont obtenu dans le cadre de l’action pour le 13ème mois, une aide mensuelle et annuelle couvrant l’aide à la prévoyance santé (APS).

Au prétexte de l’ouverture à la concurrence entre les assurances et les mutuelles, le Maire de Paris a décidé de mettre fin au réseau de correspondants mutualistes alors que la Mutuelle Complémentaire de la Ville de Paris sert 75 % des dossiers APS et remplit pleinement le cahier des charges fixé par l’employeur. C’est un acteur social incontournable.

La gestion des accidents de travail de la Ville de Paris confiée à la MCVPAP depuis 1956 a été remise en cause et donnée, après un appel d’offre, à la société DEXIA. Depuis, les salariés touchés par un accident de travail rencontrent une multitude de problèmes.

Voici ce qu’ils nous communiquent :

  • Les agents doivent faire face à l’avance des frais occasionnés par leur accident !

  • Les triptyques ne sont reconnus par aucun professionnel de santé !

  • Pire encore, avant d’être reconnus en accident du travail, celui-ci est d’abord pris en maladie ordinaire générant des pertes de salaires ! …

 

Il faut signaler que DEXIA, comme un certain nombre d’organismes bancaires et assurancielles, a été renfloué par des fonds publics au plus fort de la crise. Un journal à grand tirage a même dénoncé ces derniers jours, le cas de prêts bancaires plus que toxiques, mettant de fait plus de 5 000 collectivités en difficulté.

Nous n’acceptons pas, dans ce contexte, qu’à l’aube de renégocier ce contrat, la Ville de Paris puisse laisser perdurer et élargir le périmètre d’activité de DEXIA !

 

LE MAIRE DE PARIS FERAIT MIEUX DE DEFENDRE

LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil National de la Résistance avait souhaité que la protection sociale des salariés soit réellement une préoccupation essentielle du gouvernement en place.

La Sécurité Sociale, les prises en charge de la maladie, de l’invalidité, des accidents, des retraites, sont aujourd’hui attaquées de toute part. La suppression des centres de Sécurité Sociale est programmée, ils sont décimés les uns après les autres sous la logique de la concurrence et des économies à réaliser.

Ainsi, les Centres de Sécurité Sociale Professionnels, dans la continuité de ce qui s’opère aujourd’hui, seront complètement anéantis.

S’attaquer au centre 602 et à ses correspondants participe à cette même logique de casse de la Sécurité Sociale.

Ensemble défendons notre intérêt commun, exigeons des correspondants dans chaque Direction de la Ville et au Département de Paris en réponse aux besoins des salariés.

 


AVEC LA CGT

OUVRONS DE VERITABLES NEGOCIATIONS
 

 

Pour tout renseignement, contactez-nous :

Mail : cgt.syndicat@paris.fr   -   Tél. : 01.44.52.77.05

 

 
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