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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 6 Juin 2011
 
Union Syndicale CGT
des Services Publics Parisiens
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Déclaration de l’Union Syndicale CGT

des Services Publics Parisiens

Au 10e congrès de la

Fédération des Services Publics
 

 

Alors que les territoriaux ont été fortement investis dans le mouvement des retraites, l’Union Syndicale de la Ville de Paris se réjouie de nous retrouver pour tirer les enseignements de notre mobilisation et tout relancer dans les batailles à venir qui sont nombreuses.

Par ailleurs, nous voulons saluer la position de notre Fédération pour lutter pied à pied contre les idées du Front Nationale.

La Mairie de Paris est riche de 60 000 agents, dont 46 000 titulaires répartis sur 200 métiers différents.

A cette occasion, nous souhaitons rappeler la particularité du statut parisien dérogatoire du titre III de la fonction publique territoriale qui a permis d’accéder à des déroulements de carrières beaucoup plus favorable grâce aux luttes et à l’investissement des syndicats et ont de fait donné naissance à des statuts spécifiques.

C’est pourquoi, notre union syndicale est résolument hostile à la fusion des trois fonctions publiques.

Cependant, nous sommes bien pour la coordination des trois fonctions publiques afin de travailler ensemble et rassembler nos forces sur un même territoire.

Malgré tout, nous rappelons notre attachement à notre spécificité parisienne qui nous permet de porter nos revendications en faveur des personnels au plus près de notre employeur, le Maire de Paris qui exerce son autorité en matière de recrutement et de formation professionnelle.

Il nous faut créer des espaces de discussions et les interfaces nécessaires au dialogue et aux rapports de forces à construire sur l’ensemble de la FONCTION PUBLIQUE et ses trois versants ainsi que les villes bénéficiant d’un statut spécifique.

Donc nous donnons un mandat très clair aux militants qui prendront pleinement leur place au sein de la Commission Exécutive Fédérale et veilleront au respect de cette particularité.

Par ailleurs, nous avons la malheureuse expérience du texte de loi sur la déprécarisation qui n’a pas été validée par notre fédération mais qui a malheureuement été validé par l’ensemble des trois fonctions publiques.

N’est-ce pas là une façon de tirer vers le bas les garanties statutaires acquises dans la fonction publique territoriale ?

Nous réaffirmons la nécessite d’amplifier et de développer les particulirités gagnées par la lutte des salariés car le rapport de force n’apporte aucune solution collective aux évolutions statutaires massives pour voir enfin nos revendications aboutir.

Nous espérons par ailleurs que le 31 Mai prochain pourra être un point de départ sur la campagne des salaires et d’emplois et qu’au moins pour une fois l’ensemble des trois fonctions publiques pourront y prendre pleinement leur part.

Par ailleurs, le principe de la double sanction nous est imposé par le biais de l’application de la R.G.PP. mais aussi conjointement par la loi de finances sur les collectivités territoriales.

Le Maire a fait le choix du redéploiement, de la flexibilité avec une masse salariale constante et un développement continuel des missions de services publics où nos luttes visent à débloquer cette situation qui vise essentiellement à rendre la masse salariale comme variable d’ajustement financière.

La première commune de France se doit de donner l’exemple tant sur le maintien du service public que sur son développement. Nous disons non à toute forme de dénégation de services publics et que l’emploi statutaire et titulaire reste les seules valeurs de développement des garanties à apporter à l’ensemble des salariés du privé comme du public.

Nous nous inscrivons donc dans un processus visant à confronter nos expériences, nos gains, nos luttes afin que tous ensemble nous puissions tirer de véritables garanties statutaires vers le haut et non pas vers le bas.

Pour conclure, nous soulignons que les sous -effectifs engendrent de mauvaises conditions de travail, de la souffrance et des suicides. La Mairie de Paris n’échappe pas à cette règle.

Nous demandons que la DRH devienne la Direction du Personnel car nous ne sommes pas une marchandise.

 

 
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