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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 15 Décembre 2010
 
Union Syndicale CGT
des Services Publics Parisiens
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Déclaration CGT au CTP Central

portant sur l’Action Sociale

Séance du 10 décembre 2010
 

 

Madame la Maire,

Mesdames,
Messieurs,

 

Pour la première fois, le CTP Central de la commune aborde en séance plénière l’action sociale, proposée aux personnels de notre administration dans toute sa dimension.

Jusqu’alors, celle-ci était abordée à la va-vite, lors de l’examen annuel de bilan social.
En cela, cette première, mérite d’être soulignée et inscrite dans les mémoires ; pourvu qu’elle ne soit pas la dernière.

Le document servant de base à notre réflexion, est un document soigneusement rédigé de qualité, dressant la panoplie des prestations servies directement ou pas en direction des personnels relevant de la Ville et du département de Paris. Celui-ci sera peut-être remis aux personnels, cela ne serait pas inutile.

Ce document synthétise le bilan des prestations servies en 2009, il est aussi à mettre à l’actif des organisations syndicales, dont la nôtre, qui n’ont eu de cesse, de rappeler le manque d’information, de communication sur le sujet par notre employeur.

Celui-ci permettra peut-être aux UGD, aux responsables de service de mieux cerner, comment sont aujourd’hui gérées ces différentes prestations.

Nous le savons tous, beaucoup reste à faire. Plus de 2 % de la masse salariale est aujourd’hui utilisée pour l’action et les activités sociales, nous sommes encore loin des 3 % revendiqués par la CGT.

Il n’est d’ailleurs pas inutile, ici, de rappeler que si l’action sociale peut être servi soit directement par notre employeur, soit indirectement par le biais notamment des associations subventionnées. Pour ce faire, nous souhaitons gérer nous-mêmes, sans l’employeur, l’activité sociale servant la promotion culturelle, sociale, de loisirs et de solidarité intergénérationnelle.

Ceci étant dit, la municipalité parisienne, via la DRH gère directement l’essentiel des prestations sociales. Notre organisation syndicale, une nouvelle fois de plus, vous demande de mettre en place une commission spécialisée sur l’action sociale, rattachée au CTP Central, afin de participer de manières régulières aux travaux nécessaires de réflexion, de suivis de ces prestations, de leurs évolutions. Nous voulons avoir droit de regard et d’accès au financement.

On touche là à l’action sociale telles que l’APS, le Césu, les aides d’urgence, le relogement …

En matière de logement des personnels, comment accepter qu’aujourd’hui nous ne soyons pas invités à participer aux commissions d’attributions, y compris à celles des mairies d’arrondissement.

Alors même que les besoins, dans tous les services et dans toutes les directions se font sentir. Alors même que 6 % des attributions devraient être réservées aux personnels.

En matière d’aides d’urgences, c’est la même chose ! Comment est-ce possible qu’à l’AP les organisations syndicales, participent et décident au sein de la commission d’attribution avec les assistantes sociales, des attributions et de leur montant alors qu’à la Ville de Paris, cela n’est pas rendu possible au prétexte de la confidentialité.

Autre chose : Ces aides ne peuvent plus être payées par l’AGOSPAP, pour des raisons de légalité. Elles devaient être revenir dans le budget de la DRH à fin décembre 2010, ce n’est toujours pas le cas !

A tel point que nous ne sommes pas en mesure d’adopter le budget de l’AGOSPAP, au regard de l’inconnu qui demeure à ce sujet ! Cela représente près de 450 K€. Pouvez-vous vous engager sur la question pour 2011 ?

Bien évidemment, nous souhaitons pour l’AGOSPAP utiliser cette enveloppe financière pour renforcer l’aide aux vacances des salariés, notamment les plus en difficulté.

La municipalité a signé deux conventions avec l’AGOSPAP et l’ASPP, celle-ci prévoyait une clause de revoyure annuelle.

Où en êtes-vous ? Alors même que cela pourrait être l’occasion de revoir le périmètre de l’action et l’activité sociale proposée pour les agents retraités adhérents à l’AGOSPAP.
Aussi, l’occasion de revoir le montant de l’acompte de subvention versé aujourd’hui à N-1, alors même que la masse salariale progresse et va continuer à progresser.

En matière de restauration, beaucoup pourrait être dit. Des investissements lourds ont bien été réalisés dans les centres d’importances, mais quid des services proposés dans les arrondissements où le personnel est en grand nombre, comme les 18ème, 19ème et 20ème arrondissements. Nous sommes inquiets sur l’avenir de l’association ASPP, 4 à 5 restaurants vont ou risquent la fermeture, représentant près de 1 000 couverts par jour.
Dans le même temps, où il faudrait impliquer tout le monde, vous n’avez toujours pas changé les statuts et ouvert pleinement l’association au paritarisme. Nous vivons toujours sous l’empire des 3 collèges.

Il faut revoir les conditions d’accès et les droits d’entrées, nous avons des propositions, nous les formulerons, lors du prochain CA de l’ASPP.

Ce document aurait dû fournir des éléments précis concernant le nombre d’agents ne pouvant se restaurer normalement.
Cette question est naturellement essentielle pour nombre d’entre eux.

Nous réclamons depuis des années que la liste de ces agents soit reconnue et que soit attribué le ticket restaurant ou le chèque déjeuner.

L’agent faisant de grès, le choix de cette solution plutôt que celui de la restauration collective, ainsi il n’y a pas de doublon. Vous pouvez le mettre en place, rien ne s’y oppose légalement. Un chèque déjeuner qui pourrait être supprimé au fur et à mesure des ouvertures de restaurants de proximité tant attendues, encore une fois, pour ceux qui pourraient y manger.

Enfin, comment demander aux organisations syndicales, leurs militants mandatés de s’investir davantage, alors même qu’aucune liberté sociale n’est proposée au regard de ce temps de plus en plus important à y consacrer.

Dans les collectivités pourvus d’un CAS ou d’un COS, cette question est depuis longtemps réglée. Attention, nous ne demandons pas notre affiliation au FNAS par le biais d’un CAS ou d’un COS, qui aujourd’hui prive les syndicats de leurs responsabilités premières.

Les choses ont évolué, certaines positivement, beaucoup reste à faire, il faut maintenant avancer et faire, pourquoi pas, que Paris soit montré du doigt, pour le meilleur, il ne tient qu’à vous.

 

 
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