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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 3 Décembre 2010
 
Union Syndicale CGT
des Services Publics Parisiens
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Compte rendu de l'audience

du 22 novembre 2010

avec M. DELANOË Bertrand,

Maire de Paris
 

 

Le Maire de Paris a reçu une délégation CGT le lundi 22 novembre 2010.

Il a indiqué que les priorités de la Ville de Paris pour l’année 2011 seraient :

  • Revalorisation des bas salaires (pas de précision sur les indices concernés).

  • Elaboration d’une Charte sur les conditions de travail.

 

M. Pascal Muller, Secrétaire Général de l’US a exprimé fermement que la Municipalité qui s’était déclarée solidaire du mouvement national contre la réforme des retraites, a refusé de payer les jours de grève aux agents. Pourtant d’autres collectivités territoriales ont fait ce geste fort en faveur de leur personnel.

La CGT est partie en lutte sur la plate forme revendicative: retraites, salaires, emplois.
Notre Secrétaire général a rappelé au Maire son engagement de revaloriser les bas salaires lors du dernier Conseil de Paris. Pour mémoire, 70% des personnels parisiens n’atteindront jamais l’indice 499.

La CGT demande l’ouverture de véritables négociations sur l’ensemble des 3 catégories : A,B,C.

 

La CGT revendique :

  • Un SMIC à 1600 euros,

  • Des grilles de salaire échelonnées sur 5 niveaux de diplôme allant de 1,2 SMIC à 2,3 SMIC.

  • Un doublement de la rémunération entre le début et la fin de la carrière.

  • Le maintien du principe de recrutement par concours dans la fonction publique.

  • L’intégration des primes dans le salaire de base, lorsque c’est possible

 

Le gel du point d’indice et la contre réforme des retraites fragilisent les personnels déjà touchés durement par la crise.

Notre Secrétaire général a réaffirmé que c’est la mobilisation des personnels qui a permis d’arracher les quelques reclassements indiciaires consentis par la Ville ça et là lors du mouvement social de décembre 2009.

Si la Mairie de Paris ne peut pas augmenter le point d’indice, elle dispose de leviers pour améliorer les déroulements de carrière des agents :

  • En votant des ratios à 100%.

  • En revalorisant l’IAT qui ne suit pas l’évolution du point d’indice contrairement à l’ancien système des heures supplémentaires.

  • En octroyant un treizième mois.

  • En harmonisant le régime indemnitaire des agents, notamment des agents de catégorie C.

 

La CGT constate que la Ville de Paris contient la progression de sa masse salariale qui demeure aujourd’hui, à un niveau moins élevé que celui de la plupart des autres collectivités territoriales (10 points de moins de dépenses courantes que la moyenne des commune).

Lorsque la Ville crée des équipements, elle redéploie ses effectifs, aggravant de fait les conditions de travail des agents.

Notre Secrétaire Général, Pascal Muller a rappelé que l’échelle 3 devait être un SAS d’entrée dans la Fonction Publique pour les agents sans qualification, notamment les non titulaires sans aucune formation. Au fil du temps, cette modalité de recrutement a été détournée de sa vocation initiale.

L’agenda social de l’exécutif prévoyait la mise en place d’un plan de déprécarisation. La Ville n’a pas respecté ses engagements. Pour palier au manque d’effectifs, la Ville de Paris utilise les contrats aidés sur des postes pérennes.

S’agissant des questions sociales, Notre Secrétaire général a rappelé nos revendications :

  • Revalorisation de l’APS annuelle à 500 euros et augmentation de l’APS mensuelle.

  • Ouverture de nouveaux centres de restauration collectives.

  • Octroi du chèque déjeuner pour les personnels en horaire atypique ou pour les personnels éloignés d’un centre de restauration collectif.

  • Réelle parité dans la gouvernance de l’ASPP.

  • Octroi de libertés sociales pour les militants en charge des questions sociales proportionnelles aux résultats des élections.

  • On avait négocié une clause de revoyure pour l’AGOSPAP.

  • Les aides d’urgence doivent légalement être reprises par la Ville et pas par l’AGOSPAP.

  • La CGT revendique des élections dans un COS ou 1 CAS.

 

L’ascenseur social est en panne. Pour le remettre en marche, il faut appuyer sur les boutons :

  • Ratios.

  • Passage de C en B et de B en A.

  • Avancement minimum dans l’échelon.

  • Augmentation et intégration des primes.

  • 13ème mois.

  • Augmentation des effectifs.

  • Déprécarisation.

  • Revalorisation significative de l’APS.

  • Action sociale d’un haut niveau.

 

Notre secrétaire général a conclu son introduction en exprimant la détermination de la CGT à voir aboutir ses revendications. La CGT revendique son discours de classe. La CGT demandera à être reçue par Madame Errecart en aparté.

Le Maire de Paris a affirmé catégoriquement qu’il refuserait des embauches supplémentaires. Pour lui les budgets sont contraints. A ses yeux, le Service Public doit évoluer en se modernisant. L’informatisation de certaines tâches doit permettre le redéploiement des effectifs vers d’autres missions. En plus des bas salaires, le Maire veut s’occuper du logement social et des transports.

Le Maire de Paris veut borner juridiquement les emplois affectés par la CGT à la gestion du centre de Sécurité sociale 602.

La CGT a rappelé son attachement à ses correspondants du centre 602 qui ont une véritable mission sociale auprès des agents les plus démunis.

La CGT a évoqué la mauvaise qualité du dialogue social : les dossiers sont présentés en CTP sans aucune marge de négociation. Si réunion préalable il y a, les dossiers sont remis sur table sans possibilité de réflexion en amont.

Le Maire de Paris déplore la lenteur d’avancement du dossier sur la restauration des agents.
Il demande à M. Le Goff de faire la liste des engagements pris par la Municipalité et non tenus. La Ville devra chiffrer ces engagements pour savoir si c’est une question budgétaire qui a bloqué les dossiers.

Le Maire de Paris veut qu’on rende des comptes sur la qualité du dialogue social.

La CGT réaffirme que ce sont l’emploi et les salaires qui améliorent les conditions de travail des agents. La Ville pêche sur la médecine du travail. La loi n’est pas respectée. Les égoutiers ne sont pas vaccinés régulièrement ce qui met leur vie en danger.

La Ville a créé 8.000 emplois lors de la première mandature. Ces emplois ont servi :

  • Déprécarisation (Loi Sapin).

  • Mise en place de la RTT.

  • Nouveaux équipements (crèches, etc…).

 

L’augmentation de la population parisienne engendre une surcharge de travail pour les agents. Si les parisiens veulent plus d’équipements, ils devront accepter une hausse de leurs impôts locaux.

La suppression des emplois administratifs rendra plus difficile la reconversion des agents atteints de maladies professionnelles, d’ailleurs on constate que le nombre de licenciements pour insuffisance professionnelle a augmenté.

La CGT revendique la mise en place de véritables plan de formation pour les agents. Le DIF est utilisé pour toutes les formations, ceci est contraire à l’accord conclu le 12 mai 2010.

 

OUTRE MER :

La CGT inscrit les congés bonifiés dans le cadre des réparations.

Or, certains agents se voient refuser les congés bonifiés au motif qu’ils auraient une scolarité incomplète dans leur pays d’origine.

La CGT demande une intervention politique du Maire sur cette question là car il est primordial de ne pas rompre le lien familial.

 

PETITE ENFANCE

Les crèches des 19ème et 20ème arrondissements, sont à 120 % de la capacité d’accueil. On est en plein dans l’application du décret Morano que le Maire de Paris prétend dénoncer.
En raison du manque d’attractivité de la collectivité parisienne, les crèches enregistrent 891 départs pour 1.200 recrutements.

 

RAPPORT sur les ressources humaines :

Pour la CGT, toutes les propositions visent à mettre en place le management France Telecom. La note de la Secrétaire Générale préconisant la mobilité forcée des cadres tous les 7 ans en est une preuve manifeste.

La cotation des postes, les primes au mérite, l’intéressement collectif par équipe, les plans de performance des Directions sont autant de moyen de mettre les salariés en concurrence. Ce sont ces méthodes qui ont poussé les gens au suicide chez France Télécom.

La CGT demande l’amélioration des conditions de travail des agents.

Aujourd’hui, la Ville a trop tendance à qualifier de conflits entre agents des cas de harcèlement. Le CPHAD ne doit pas être présidé par Madame Errecart qui est juge et partie, mais par quelqu’un d’extérieur à la ville.

La CGT s’inquiète de la mise ne place d’un plan ‘sénior’. Ce plan va-t-il se traduire par des licenciements de non titulaires ?

Beaucoup de Directions remettent en cause l’accord RTT en modifiant les cycles de travail des agents.

Pourquoi valoriser le passage en arrondissement dans la carrière d’un agent ? A terme, ces agents seront-ils toujours gérés en central ? Est-ce une manière pour la Ville de casser le statut unique ?

Le Maire de Paris prétend vouloir maintenir le statut unique des agents. La mobilité favoriserait le Service Public et la carrière des agents. Il veut étendre cette mobilité aux agents de la Ville originaires des DOM TOM. Le Maire de Paris réfléchit à la création d’une école pour les auxiliaires de puériculture.

Le Budget complémentaire de juillet 2011 tiendra compte des négociations avec Madame Errecart.

 

 
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