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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 24 Novembre 2010
 
Union Syndicale CGT
des Services Publics Parisiens
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Déclaration de la CGT à l'audience

du 22 novembre 2010

avec M. DELANOË Bertrand,

Maire de Paris
 

 

Monsieur le Maire,

Nous n’allons pas ouvrir cette audience en évacuant les principales préoccupations des personnels et de leurs organisations syndicales.

Pour ce qui est de notre organisation syndicale depuis le 7 septembre, nous avons tiré l’action revendicative par le haut. Il nous faut donc prendre en compte cette particularité dans le contexte particulièrement déterminé où nous avons commencé à aborder cette rentrée sociale.

Dans le mouvement sur les retraites, notre organisation a choisi de prendre pleinement sa responsabilité de première organisation syndicale que ce soit à la Mairie de Paris, à Paris ou bien au niveau national.

Ces journées de lutte sont à rajouter aux nombreuses journées d’action du premier semestre 2010, ainsi qu’à l’ensemble des journées ou périodes de grèves reconductibles depuis le 12 octobre….

Je vous laisse apprécier ce que cela peut générer en perte de salaires.
Viennent là-dessus se rajouter les mouvements pour la défense du Service Public, tel par exemple « Pas de bébés à la consigne »…

Dans tous ces mouvements, vous avez témoigné soit par voix de presse, soit par vos déclarations ou bien même par votre présence dans les manifestations de votre entière solidarité.

Nous voulons que ce soutien prenne forme par des actes concrets pour les personnels parisiens. Nous ne vous cachons pas que les mesures prises actuellement ne sont pas satisfaisantes et restent loin du compte en tant que maire de la plus importante commune de France.

Dans la plate-forme revendicative de la CGT, nous avons privilégié le triptyque, retraite, salaire, emploi. Les salariés en sont tous conscients, qu’ils soient grévistes ou non grévistes, près de 70 % d’entre eux ont témoigné leur solidarité avec le mouvement, qui est pour nous loin d’être éteint.

Comme vous en faites état dans vos dernières communications, un plus est annoncé en matière d’abondement financier sur les catégories les plus basses. Pour rappel, 70 % des personnels parisiens sont issus de catégorie C et n’atteindront pas l’indice 499.

Il est urgent de revaloriser le pouvoir d’achat de ces salariés. Vous vous y êtes engagé lors du dernier Conseil de Paris.

Pour la CGT, il faut ouvrir de véritables négociations sur l’ensemble des trois catégories A, B et C et nous estimons que toute base de discussions sérieuses sur les grilles de traitements doivent être abordées par la revalorisation du SMIC à 1 600 € ainsi que des grilles de salaires échelonnées sur 5 niveaux de diplôme allant de 1,2 x SMIC à 2,3 x SMIC avec doublement de la rémunération au cours d’une carrière complète, , maintien du principe de recrutement par concours dans la Fonction Publique.

Les mesures induites par le gel des augmentations salariales sur un minimum de 3 ans ne sont pas de nature à nous satisfaire ; la Fonction Publique ne peut se transformer en point de mire des réformes à venir.

Les mesures discriminatoires induites par la réforme des retraites, que ce soit en matière de financement ou bien de rallongement du temps de carrières touchent de plein fouet vos personnels.

Des leviers permettant d’agir positivement sur l’impact supporté par ces salariés sont entre vos mains. Il est grand temps que la première Ville de France puisse donner l’exemple.

Nous revendiquons que toutes les primes doivent être intégrées dans le salaire de base.

Sur les rémunérations, nous ne pouvons que constater que l’évolution des salaires entre 2007 et 2009 se borne essentiellement à l’application des mesures de l’Etat et qu’aucun coup de pouce de la Mairie de Paris sur les reclassements indiciaires et l’amélioration des déroulements de carrière n’a été apporté sans la mobilisation des personnels.

Si, Monsieur le Maire de Paris, vous n’avez pas l’autorité d’augmenter le point d’indice, vous avez par contre toute latitude pour améliorer les déroulements de carrière en mettant en place le financement d’un ratio promu/promouvable à 100 %, plutôt que de faire le choix de limiter au strict minimum : 20% de promotions en moyenne par an sur tous les corps de la Ville : manque 80%.

S’agissant des recrutements en échelle 3, la CGT avait demandé cette possibilité pour « déprécariser » les agents sans aucune formation. Au fil du temps, cette modalité de recrutement est un détournement malhonnête par rapport aux négociations sur la réforme de la catégorie C.

Donc, la CGT demande l’ouverture de concours internes plus larges et d’un débat contradictoire sur l’utilisation de l’échelle 3 qui devrait être un sas d’entrée dans la Fonction Publique pour les salariés les plus en difficulté.

La mise en œuvre de l’IAT n’a pas été un plus pour les personnels, car cette indemnité ne suit pas l’évolution du point d’indice contrairement à l’ancien système des heures supplémentaires. Et pourtant, là aussi, vous avez le pouvoir d’augmenter l’IAT !

Si nous regardons l’évolution des primes dans leur globalité, nous pouvons nous apercevoir que l’évolution est diverse selon les grades.

La Ville de Paris place les questions de ressources humaines au cœur du débat du Conseil de Paris.

Quelles sont les raisons d’un tel arbitrage ? Nous préférons penser que c’est le résultat des luttes des personnels plutôt que les préconisations de la CRC et du groupe UMP !!!

Un courrier nous a été adressé par Madame Errecart sur une annonce faite par vos soins concernant l’évolution des plus bas salaires de notre administration.

Nous considérons que l’ensemble des salaires de catégorie C sont à traiter en priorité.

Certaines communes en gestion de masse salariale se trouvent à près de 10 % au-dessus de notre collectivité. Des mesures visant à réduire les indemnités des plus hauts fonctionnaires de la Ville, sans compter l’abondement financier que connaît le budget municipal en cette fin d’exercice doivent servir de levier à la revalorisation des bas salaires.

La CGT ne peut que constater les écarts inadmissibles générés par le régime indemnitaire. Nous avions mis en garde sur ce constat visant à créer une Fonction Publique de deux niveaux qui continuent de creuser le fossé entre les salariés.

L’une de nos revendications reste encore l’octroi d’un 13ème mois, c’est une revendication qui à chaque audience est déposée sur la table.

C’est entre autre une revendication qui se trouve balayé d’un revers de main d’année en année. Il serait temps d’y remédier !

Lors de cet entretien, nous aimerions aborder les questions d’emploi et d’effectifs.

Nous sommes toujours en désaccord sur les redéploiements induits par les réorganisations des Services de la Ville.

Le plus en création d’équipement ne doit pas se faire au détriment des conditions de travail générées par un manque récurrent d’effectifs.

Lors de notre dernier entretien, la CGT a abordé la question des non titulaires. Nous dénonçons de voir qu’aujourd’hui aucun plan de déprécarisation n’a été mis en place.

Le recours aux emplois aidés ou avenirs, sur des emplois titulaires est condamnable, dans la plupart des cas, aucune perspective de recrutement n’est offerte à ces catégories de personnels, c’est tout simplement consternant.

Pourtant des engagements avaient été actés, dès mars 2010 dans l’agenda social, par l’exécutif en faveur de la déprécarisation.

Nous en terminerons par les questions sociales.

Le montant insuffisant de l’APS annuelle n’est toujours pas à la bonne hauteur ; nous redemandons à ce qu’il soit porté à 500 € et à revoir l’augmentation et l’attribution de l’APS mensuelle.

La non réponse et la façon de faire traîner volontairement les choses sur l’octroi du chèque déjeuner ne peut nous convenir.

Notre organisation syndicale CGT demande à ce que soit enfin revu la gouvernance de l’ASPP. Dans ce secteur, des fermetures de restaurants sont programmées, la création de deux grands complexes sur des arrondissements non pourvus est la aussi envisagée, mais ne serait-ce pas là, l’arlésienne ?

Nous tenons à pointer du doigt les libertés que la DRH s’était engagée à revoir dans le cadre de l’action sociale. Il n’en est rien encore aujourd’hui, alors que nous pensons être un acteur incontournable pour l’intérêt des personnels…

Les mouvements de novembre/décembre de l’année dernière ont exprimé des points non satisfaits à ce jour. La situation de blocage n’est en rien satisfaisante.

Doit-t-on en passer systématiquement par là pour aboutir ?

Monsieur le Maire, aujourd’hui l’ascenseur social est en panne. Pour le remettre en marche, il faut appuyer sur les boutons :

  • Ratios.

  • Passage de C en B et de B en A.

  • Avancement minimum dans l’échelon.

  • Augmentation et intégration des primes.

  • 13ème mois.

  • Augmentation des effectifs.

  • Déprécarisation.

  • APS.

  • Action sociale d’un haut niveau.

 

Monsieur le Maire, nous attendons vos réponses sur l’ensemble de nos revendications.

 

 
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