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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 18 Juin 2010
 
Union Syndicale CGT
des Services Publics Parisiens
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Retraite en danger !

APPEL A LA

MOBILISATION GENERALE
 

 

« Toutes et tous dans la rue »

Le 24 juin, Manifestation à 14h00

République – Bastille – Nation

 

Le gouvernement et le patronat veulent imposer aux salariés, retraités, jeunes et chômeurs une nouvelle régression sociale

Leur programme, c’est : reculer l’âge légal de la retraite à 61, 62 … 65 ans, voire au-delà ; allonger sans fin la durée des cotisations ; casser le code des pensions de la Fonction publique et mettre fin aux régimes particuliers.

Depuis 1993, les réformes ont déjà considérablement fragilisé les régimes de retraites par répartition. Les salariés doivent cotiser plus longtemps mais sont de plus en plus exclus du travail, en particuliers les jeunes, les femmes et les salariés de plus de 50 ans. La conséquence depuis 1993, c’est une perte de pouvoir d’achat de 20 % pour les retraités.

Aujourd’hui, les régimes de retraites ce sont 240 milliards d’euros par an. Que cette masse d’argent échappe aux marchés financiers et aux spéculateurs est insupportable pour le patronat.

Les progrès de la médecine, les nouvelles technologies et le développement des Services publics depuis 60 ans, ont permis un allongement de l’espérance de vie. C’est sous ce prétexte qu’ils veulent nous faire travailler plus longtemps tout en diminuant nos salaires et pensions.

Or, les richesses créées n’ont jamais été aussi importantes. Ces richesses sont exclusivement le fruit du travail de l’ensemble des salariés.

Il s’agit donc de faire un choix politique et partager les richesses en les réorientant vers l’emploi, les salaires, les Services publics et les garanties collectives pour tous.

La question est bien de savoir quelle société voulons-nous pour les générations actuelles et futures ?

 

 

La CGT revendique une retraite pour tous

 

En 2010, le financement des retraites représente 12,5 % par des richesses créées (PIB).

Pour financer les revendications CGT, il faut investir et monter jusqu’à 18 % par an des richesses créées en 2050 (PIB).

Le PIB en 2010 est de 2 000 milliards. Le PIB estimé en 2050 sera de 3600 milliards.

Le financement est tout à fait possible. Il suffit que collectivement nous fassions ce choix.

 

Garantir le droit à la retraite à 60 ans :

  • Maintien du régime par répartition.

  • Maintien des régimes spéciaux.

  • Maintien du code des pensions dans la Fonction publique.

  • Maintien des départs anticipés pour les salariés qui en bénéficiaient et élargissement à tous les métiers pénibles.

 

Les propositions de la CGT s’appuient sur l’augmentation des salaires et pensions, le développement de l’emploi, et le renforcement des Services publics. L’ensemble de ces propositions permettront un accroissement conséquent de la consommation et amèneront des milliards d’€ par an de rentrées supplémentaires dans les caisses de l’état, de la Sécurité Sociale, des retraites.

L’arrêt immédiat de l’allongement de la durée de cotisations.

Le retour pour tous à 37,5 ans de cotisations.

 

L’intégration dans les annuités comptant pour la retraite :

  • des périodes d’études ;

  • des périodes de précarité ;

  • de la période de recherche d’un premier emploi ;

  • maintien des validations pour enfants.

 

L’utilisation solidaire des richesses créées par notre travail est un enjeu de société fondamental pour les générations d’aujourd’hui et de demain.

Un taux de pension égal à 75 % de la rémunération (salaire et primes) pour une carrière complète et en aucun cas inférieur à 1600 €.

  • Pour le privé : retour au calcul de la retraite basé sur les 10 meilleures années.

  • Pour le public : maintien du calcul de la retraite sur les 6 derniers mois.

 

 

Les financements sont possibles :

 

Augmenter les salaires et les pensions

  • Le SMIC à 1 600 € brut par mois.

  • Réévaluer l’ensemble des salaires dans toutes les branches d’activités.

  • Augmenter les retraites actuelles au minimum au niveau du SMIC à 1600 € par mois.

 

5 millions de salariés sont, soit en inactivité, soit précarisés.

Leur emploi amènerait 25 milliards d’€ de cotisations par an pour financer les retraites.

 

Développer l’emploi

  • Interdire les licenciements dans les entreprises qui réalisent des bénéfices.

  • Arrêter le non remplacement des retraités dans le public comme dans le privé et embaucher au niveau des besoins exprimés.

  • Interdire la précarité organisée par le patronat dans le privé et par les employeurs dans le public

 

Revoir la répartition des richesses

Les grosses entreprises et les foyers les plus fortunés accaparent l’argent qui est le fruit du travail de tous les salariés sans participer à la solidarité nationale.

1 point d’augmentation de la masse salariale en France, représente 2 milliards d’euros par an pour la Sécurité Sociale.

 

 

La CGT propose

 

  • La suppression des niches fiscales = 75 milliards d’euros par an.

  • De lutter contre l’exil fiscal = 15 milliards d’euros par an.

  • La suppression des exonérations Sécurité Sociale patronales = 30 milliards d’€ par an.

  • D’instaurer une cotisation retraite sur les revenus financiers des entreprises et des banques (260 milliards d’€/an) de 8 % qui est le taux appliqué aux cotisations sur les salaires = 22 milliards d’euros par an pour les retraites.

  • La mise en place d’un cotisation sur les stock-options = 3 milliards d’euros par an pour la Sécurité Sociale.

  • D’instaurer une cotisation sur la participation, l’intéressement, l’épargne d’entreprise = 5 milliards d’euros par an pour la Sécurité Sociale.

 

 

Les mensonges ou omissions volontaires du gouvernement et du patronat

 

« L’espérance de vie s’améliorant,

il faut travailler plus longtemps pour financer les retraites
»

 

Ce raisonnement fait l’impasse sur l’augmentation considérable de la productivité du travail et des richesses créées par les salariés.

Entre 1960 et 2008, la productivité horaire du travail en France a augmenté de 70 %.

Pendant la même période, la part des salaires dans la valeur ajoutée des sociétés non financières a diminué de 8,8 % alors que la part consacrée au versement des dividendes aux actionnaires est passée de 3,1 % à 8,4 % !

 

C’est le système qu’il faut changer

 

Depuis début 2009, la crise générée par le système capitaliste a entraîné 800 000 suppressions d’emploi en France.

Le taux de chômage des jeunes est de 20 %.

Les plus de 50 ans sont poussés hors des entreprises car le patronat considère qu’ils ne sont plus productifs et qu’ils coûtent chers en fin de carrière.

En 2008, les sociétés non financières ont distribué 83 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires, alors que les déficits du régime général étaient de 5,8 milliards d’euros !!!

 

Les Fonctionnaires dans la ligne de mire

 

Sous couvert d’équité avec les salariés du privé, une hausse des cotisations est envisagée et pourrait être d’environ 3 points et passer de 7.85% du traitement brut à 10.55%.

Le gouvernement entend comparer des choses incomparables. Un fonctionnaire ne cotise que sur un seul régime de base, alors que son collègue du privé cotise sur un régime de base (6.75%) et des régimes complémentaires obligatoires (ARRCO et AGIRC). Le fonctionnaire ne cotise pas sur son régime indemnitaire (et ne perçoit donc rien dessus) contrairement à son collègue du privé.

 

Et en matière de financement, la ligne jaune est franchie !

 

Les fonctionnaires ont vu leur pouvoir d’achat reculer fortement depuis des années. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que Eric WOERTH souhaite encore faire pire en la matière pour les 3 années à venir.

Il faudrait encore accepter que les traitements nets soient amputés de 3% supplémentaires.

 

Ce n’est pas négociable

 

Ce qu’il faut faire, c’est augmenter, tout de suite et de manière massive, les salaires des agents de la Fonction Publique. 5% d’augmentation, c’est environ 1.2 milliards en plus pour la protection sociale. C’est davantage de croissance pérenne.

Pour une retraite à 60 ans, à taux plein, pour une meilleure prise en compte de la pénibilité, pour une retraite minimale égale au SMIC, pour des augmentations de salaires...

 


Public / Privé

tous dans la lutte et la manifestation
 

 

Un préavis a été déposé par l’Union Syndicale CGT

sur la journée du 24 juin 2010 de 0 h 00 à 24 h 00.

 

 
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