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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 20 Mai 2010
 
Union Syndicale CGT
des Services Publics Parisiens
logo Union Syndicale
 


Contre une réforme des retraites qui prévoit de travailler plus longtemps.

Contre le blocage des dépenses publiques.

Pour les salaires, l’emploi et les services publics.

LE 27 MAI 2010

Tous en grève, d’autres solutions existent !
 

 

10h rassemblement ( place de l’hôtel de ville de Paris ),

pour se rendre en manifestation, à la préfecture de Paris

Bld Morland à 11h ( métro Sully Morland )

PUIS A 14H, DE DENFERT ROCHEREAU, À BASTILLE

( Manifestation unitaire : cgt, cfdt, fsu, solidaires et unsa )

 

Depuis le début de l’année 2009, partout, en France, des centaines de milliers de salariés, de chômeurs, d’étudiants, de lycéens, de retraités se battent. Des centaines d’entreprises du privé et du public connaissent des mobilisations : grèves, rassemblement, manifestations, délégations.

Depuis fin 2008, le maire de Paris n’entend plus, les réunions, les CTP se succèdent sans jamais réellement aboutir. On nous mène en bateau ! Au nom d’une meilleure efficacité, on déconcentre, déstructure des services afin de dégager des économies de fonctionnement. On déménage tout azimut des directions entières, tout en s’apprêtant à revendre et réaliser des opérations immobilières.

 

Des dossiers essentiels pour les personnels sont au point mort.

  1. Il en va de celui des personnels non titulaires en attente d’ouverture de négociations, d’un véritable plan de résorption de l’emploi précaire.

  2. La formation est mise au régime sec, avec la double contrainte fixée aux personnels, le blocage des effectifs et l’intégration de la préparation aux concours dans le DIF.

  3. Le bilan de l’ARTT, qui a été abordé lors du dernier CTP Central ne peut permettre aux agents d’être optimistes quant à leur avenir puisque l’essentiel reposait sur un recalage des horaires atypiques en lien avec les nouvelles organisations de services.

 

Dans ces conditions, personne ne peut s’étonner de voir les conflits sociaux se développer à la ville de Paris, et surtout pas nous, tant le malaise est grand...

  • A la petite enfance les personnels luttent pour le retrait des mesures qui bradent les modes d’accueil et pour un véritable plan d’urgence pour la petite enfance.

  • Dans les piscines, les personnels réclament une meilleure prise en compte de leurs rémunérations en lien avec leurs horaires de travail, davantage d’effectifs pour répondre à leur mission de service public.

  • Les personnels des services sociaux du département n’en peuvent plus. ils croulent devant les taches qui s’accumulent, faute de pourvoir aux postes vacants.

  • Les agents de la logistique des mairies d’arrondissements en ont ras le bol. 252 d’entres eux devraient être délocalisés et voir leurs missions évoluer. Encore une fois, rien n’est prévu pour rémunérer les heures supplémentaires et les évolutions de carrières qui en découlent.

 

Depuis plus d’un an, les peuples du monde entier subissent un regain de violences économiques et politiques. Les gouvernements et les patrons profitent cyniquement de la crise du système capitaliste qu’ils ont engendré pour écraser encore un peu plus les salariés et les citoyens.

En France, 360 milliards d’euros ont été miraculeusement trouvés pour renflouer les banques, accorder des subventions aux grosses entreprises : au nom du sauvetage de l’économie….

Les seules entreprises du CAC 40 ont distribué 35 milliards d’euros à leurs actionnaires.

Quant aux salariés, ils devraient se serrer la ceinture, faire le dos rond, ne pas revendiquer et renoncer à leurs besoins les plus élémentaires, les plus légitimes. Le système de santé pour tous est cassé, la RGPP détruit l’emploi public et les services publics, les entreprises publiques sont privatisées ou mises en position de l’être, des centaines d’entreprises privées sont liquidées ou subissent des plans sociaux.

Pour la première fois, depuis 1949 la masse salariale a baissé de 1,3% en 2009. L’avenir des futures générations est sacrifié avec les réformes et les baisses d’effectifs dans l’Education Nationale.

Au fil des ans, la situation de l’ensemble du salariat se rapproche des plus précaires. L’objectif du gouvernement et du patronat reste d’avoir des salariés qui coûtent de moins en moins chers avec de moins en moins de garanties collectives.

Le grand objectif de Sarkozy et de Parisot pour 2010 est de casser, définitivement, l’un des plus grand progrès social du 20ème siècle : la retraite par répartition !

Ne nous laissons pas berner par la campagne gouvernementale qui avance que c’est inéluctable !

 

La retraite à 60 ans, à taux plein, oui, c’est possible !

 

Le gouvernement a remis aux organisations syndicales le week-end dernier un document d’orientation sur la réforme des retraites. Il confirme ainsi son choix pour des pistes qui donnent satisfaction au Medef et préparent des choix insupportables pour les salariés, les retraités, les jeunes actifs.

 

La CGT a synthétisé ce document et donne sa position à vous de juger…

 

  1. Répartition / capitalisation

    Le Gouvernement entend proposer des mesures permettant à davantage de Français de compléter leurs pensions de retraite en recourant à des dispositifs d’épargne retraite.

    On voit ici clairement ses intentions, qui sans remettre en cause la répartition, consisteraient à mettre en place en parallèle, un complément de retraite pour les plus aisés. Ainsi se mettrait en place progressivement une retraite à deux vitesses, une de base pour les plus pauvres et une autre complémentaire pour ceux qui peuvent !


  2. Régimes de retraite par points :

    Le gouvernement n’écarte pas pour le long terme la piste d’une réforme systémique du mode de calcul des droits (régimes par points, toujours dans le cadre de la répartition). Au nom d’une meilleure lisibilité pour les assurés sociaux, le gouvernement n’écarte pas la possibilité de toucher au calcul de la retraite.

    Pour y parvenir la CGT propose de revoir le mode de calcul pour le régime général : retour à la moyenne des dix meilleures années pour le calcul du salaire de référence, au lieu des 25 meilleures aujourd’hui et une actualisation des salaires portés au compte sur la base de l’évolution du salaire moyen et non des prix.


  3. Niveau des pensions :

    Le gouvernement tente de rassurer. Pensions, pouvoir d’achat seraient toujours garantis, grâce à la revalorisation annuelle des pensions de retraite sur la base de l’inflation.

    La CGT propose également que le revenu de retraite ne soit pas inférieur au Smic net pour une carrière complète et que la revalorisation des pensions se fasse sur la base du salaire moyen et non plus sur l’évolution prévisible des prix. Ce qui permettrait aux retraités de bénéficier des fruits de la croissance.


  4. « Poly- pensionnés » et lisibilité des droits :

    Le gouvernement " propose la création d’un point d’étape à 45 ans, qui permettrait aux assurés de disposer d’un examen de leurs droits à retraite et d’un conseil sur l’ensemble des instruments dont ils peuvent disposer pour améliorer leur future pension.

    Le Gouvernement propose des évolutions de nature à simplifier la situation des poly pensionnés."

    Si nous ne pouvons qu’être satisfait que les salariés soient mieux aidés à appréhender les conditions de leur retraite, nous resterons vigilant face aux propositions qui ne manqueront pas de fuser afin d’aider les jeunes retraités à accompagner leur nouvelle situation. (Rallongement consenti de leur temps de travail, épargne retraite,…).


  5. Financement des régimes :

    Ecartant une hausse généralisée des cotisations sociales, le gouvernement entend intégrer dans le champ de la réforme des retraites la mise en place d’une contribution supplémentaire de solidarité sur les hauts revenus et les revenus du capital.

    Les ressources supplémentaires ainsi collectées devraient être affectées aux mécanismes de solidarité des régimes de retraite, à travers le fonds de solidarité vieillesse (FSV).

    Ces droits et garanties appellent des mesures précises pour les financer. Nous évaluons à 6 points de Produit Intérieur Brut (PIB) le niveau de ces ressources supplémentaires. Pour porter progressivement de 12 % à 18 % la part des richesses créées consacrée au financement des retraites, la CGT formule trois leviers de propositions.


  6. Les leviers préconisés par le gouvernement :

    Augmenter la durée d’activité, c’est-à-dire le temps passé au travail par rapport au temps passé à la retraite.

    • Premier levier :
      l’augmentation de la durée de cotisation pour bénéficier d’une retraite à taux plein.

    • Deuxième levier :
      l’augmentation de l’âge d’ouverture des droits à retraite.

    • Troisième levier :

      le renforcement des incitations à liquider sa pension de retraite au delà de l’âge de 60 ans.

    Les dispositifs actuels de décote et de sur cote devant respecter l’équilibre entre l’impératif de protection et la nécessité de conserver des marges de liberté.


    Pour la CGT les leviers ne sont pas les mêmes :

    a) Faire contribuer tous les revenus : Aujourd’hui, une part de plus en plus importante des revenus n’est pas soumise à cotisation (intéressement, participation, stock-options,…).

    En 2009, la Cour des comptes évaluait ainsi à près de 10 milliards d’euros le manque à gagner pour nos caisses de protection sociale. En outre, la CGT propose que les revenus financiers des entreprises soient soumis à contribution.


    b) Une autre politique de l'emploi : Le financement des retraites, et de la protection sociale en général, est très dépendant du niveau de l’emploi. Un million d’emplois en plus c’est 5 milliards d’ € de rentrées de cotisations supplémentaires pour les retraites.

    La France souffre d’un faible taux d’activité, elle arrive au 15e rang européen, ce taux est inférieur à la moyenne de l’Union européenne. Il est particulièrement faible chez les moins de 30 ans et les plus de 50 ans.

    Cette situation appelle donc une politique de l’emploi d’une toute autre dimension que les « mesurettes » relatives à l’emploi des seniors, en prenant des dispositions véritablement efficaces pour l’emploi des salariés de 50 à 60 ans comme pour celui des moins de 30 ans.


    c) Augmenter et moduler les cotisations patronales : La CGT propose de compléter ces mesures par une réforme des cotisations patronales qui pourraient êtres modulées en fonction, notamment, des politiques d’emploi des entreprises. Elle propose également d’augmenter les cotisations patronales, de remettre à plat l’ensemble des exonérations (30 milliards d’euros en 2009).


  7. Pénibilité :

    Le Gouvernement souhaite reconnaître la pénibilité des actifs qui, à la suite de l’exercice durable d’une activité les exposant à une pénibilité physique reconnue, sont confrontés à des situations d’usure physique professionnelle et améliorer significativement la prévention de ces expositions, notamment en améliorant leur traçabilité et en incitant les employeurs à réduire l’exposition des actifs à des travaux pénibles.

    Justice et réduction des inégalités : Les salariés ayant effectués des travaux pénibles voient leur espérance de vie sérieusement diminuée : l’écart entre les ouvriers et les cadres est ainsi de sept ans aujourd’hui. Pour réparer cette injustice, les salariés assujettis à des travaux pénibles doivent bénéficier d’un départ à la retraite anticipée en fonction de la durée d’exposition à la pénibilité.

    De même les droits familiaux et conjugaux doivent être revus afin de ne pas perpétuer, lors de la retraite, les inégalités criantes concernant, en particulier, les femmes ayant eu des enfants.


  8. Public/privé :

    La réforme des retraites doit permettre de continuer à progresser vers une plus grande équité entre les régimes de retraite du secteur public et du secteur privé. La loi de 2003 et la réforme des régimes spéciaux de 2007 ont permis un rapprochement important et de construire un socle commun de principes : durée de cotisation pour bénéficier d’une retraite à taux plein, introduction d’une décote et d’une surcote, revalorisation des pensions sur la base de l’inflation.

    Pour garantir l’équité de nos régimes de retraite, il est cependant nécessaire d’aller plus loin dans la constitution de ce socle commun, tout en tenant compte des différences objectives d’emplois, de statuts et de carrières existant entre le secteur public et le secteur privé.

    Bâtir une maison commune des régimes de retraites : La CGT propose l’édification d’une Maison commune des régimes de retraites. Elle aurait pour rôle de solidariser l’ensemble des régimes de salariés au lieu de les opposer, afin de promouvoir, dans chacun d’eux, un socle commun de droits et de garanties.

 

Nous revendiquons à ce titre, le retour à 37,5 ans et demi de cotisations pour une retraite à taux plein dans la Fonction Publique.

A titre d’équité, nous rappelons que notre caisse de retraite, la CNRACL est déjà grèvée par des prélèvements solidaires au titre de la compensation et de la surcompensation afin de financer des régimes ayant faiblement cotisés...

Il est hors de question de tirer l’ensemble des salariés et leurs garanties vers le bas.

 

Trop s’est trop,

nous devons réagir et ne pas les laisser,

casser notre retraite !

 

Des milliers de salariés en France sont déjà en lutte pour l’emploi, les salaires, la retraite, les services publics.

 

IL FAUT QUE NOUS SOYONS DES MILLIONS A NOUS MOBILISER
SOUS TOUTES LES FORMES EN PRIVILEGIANT LA GREVE.

 

Il est évident que les nombreuses luttes actuelles doivent se multiplier dans de plus en plus d’entreprises. Il y a nécessité que les grèves se multiplient car il y a besoin d’un mouvement social revendicatif de grande ampleur, très large et sur la durée. C’est à cette condition que salariés, retraités, chômeurs, étudiants gagnerons une vie meilleure pour eux-mêmes et leurs enfants !

 

Les richesses sont exclusivement créées par notre travail.

Ces richesses doivent servir à tous.

 

Oui, il faut une réforme des retraites mais une réforme progressiste qui améliore la vie des salariés, le pouvoir d’achat des retraités, permette à tous d’avoir un travail stable et bien rémunéré et qui sécurise l’avenir des jeunes générations actuelles et à venir. Cette réforme doit s’appuyer sur l’augmentation des salaires, l’amélioration de l’emploi, la solidarité nationale inter-générations et le renforcement des services publics car tous ces éléments sont liés et s’épaulent.

Il faut annuler les mesures régressives imposées depuis 20 ans avec les précédentes réformes. Toutes les luttes actuelles se rejoignent sur ces enjeux. Les intérêts de toutes et tous sont communs. Il faut maintenant que ces convergences d’intérêts s’expriment beaucoup plus fortement dans toutes les entreprises et que ces luttes se rejoignent dans la rue.

 

JEUDI 27 MAI 2010 A 10H00, place de l’hôtel de ville

Puis nous rejoindrons les manifestations parisiennes

 


11h00 à Morland et à 14h00 à Denfert -Rochereau

Toutes les entreprises du privé et du public

qui sont en lutte doivent s’y retrouver.

Salariés, chômeurs, retraités, étudiants

participons aux initiatives quelque en soient

les formes en privilégiant l’arrêt de travail.

Résolument solidaires, revendicatifs et en lutte,

TOUS ENSEMBLE !
 

 

Un préavis de grève est déposé pour couvrir tous les personnels

 

 
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