Accueil
Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 16 Avril 2010
 
Union Syndicale CGT
des Services Publics Parisiens
logo Union Syndicale
 


Il est revenu le temps des cerises, du muguet et des luttes…

APRES LE 23 MARS 2010…

Tandis que la crise demeure, Que le peuple souffre,

Le gouvernement fait la sourde oreille,

LE 1er MAI 2010

SERA FORMIDABLE, EXTRAORDINAIRE, EXPLOSIF…

 

Faisons-nous entendre, comme jamais
 
à 14 h 30 de REPUBLIQUE à HAVRE-CAUMARTIN

 

Le 23 mars 2010, plus de 800 000 salariés se sont rassemblés, unis, pour défiler dans toute la France.

180 rassemblements étaient organisés à l’initiative unitaire des syndicats CGT, UNSA, CFDT, FSU et SOLIDAIRES.

Loin de prendre la mesure de ce qui s’est passé dans notre pays, d’une part, lors des élections régionales, d’autre part, le 23 mars dernier, face au succès des manifestations, le gouvernement tente de gagner du temps en faisant comme si rien ne s’était passé.
Circulez, il n’y a rien à voir !

Les premières prises de positions du Président et de ses ministres, appelés en renfort, dans les médias serviles, appuient chaque jour davantage le refrain tant connu : « nous ne changerons rien à la feuille de route ».

La marche forcée du train des réformes va donc se poursuivre ! Dans les collectivités, à la Ville de Paris, le mal-vivre au travail ne pourra que se développer !

 

Il en va ainsi :

De celle des collectivités publiques, qui conditionne le remodelage à l’anglo/saxonne. La suppression de la taxe professionnelle et la redistribution par l’Etat d’une compensation relais, dont personne ne sait si elle sera pérenne à l’avenir, n’augure qu’une politique d’économie inévitable pour les communes et les départements qui devront réduire leurs dépenses de fonctionnement et leurs dépenses sociales. L’impossibilité pour les régions de lever l’impôt les réduit à de simples chambres d’enregistrement à la solde de l’Etat.

 

La réforme électorale dans la réforme, intègre la suppression des capacités de gestion des communes par la centralisation de grandes intercommunalités. Elle noie les frontières entre le département et la région. Les nouveaux élus ne seront que des élus territoriaux sans véritables moyens pour conduire leur politique. A terme, c’est notre histoire citoyenne et révolutionnaire qui disparaît !

Pour accompagner cette réforme, l’Etat met à disposition des collectivités la RGPP.

 

La Réforme Générale des Politiques Publiques est bien l’outil indispensable au service des publicitaires en tout genre de l’économie de marché et de l’abandon des services publics. Des économies seront réalisées sur le nombre d’emplois de fonctionnaires gagné par le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite. Les salaires seraient gelés, seule une redistribution des économies réalisées sur le dos des fonctionnaires serait répartie entre les autres, en instituant une politique de rémunérations individualisées au mérite. S’en suivra, inévitablement, l’augmentation de la charge de travail, la mobilité des personnels, la baisse du temps consacré à la formation donc aux qualifications, à la responsabilisation.

Inutile de dire qu’il sera fait appel, aux contrats précaires pouvant être remis en cause à tout moment !

D’autres s’interrogent, sur la possibilité de remettre en cause la loi des 35h00. Elle serait devenue un frein à l’embauche, un coût insupportable aux produits finis, pénalisant nos exportations.

 

La réforme des retraites s’inscrit dans cette même logique d’économies à réaliser. Au nom de la fragilisation des comptes, pour régler dans le temps les pensions aux retraités, de plus en plus nombreux, il faudrait accepter l’idée de travailler plus longtemps.

L’augmentation du nombre de privés d’emploi depuis le début de la crise financière en 2008 aurait définitivement scellé l’affaire.

 

A tout cela, la CGT répond, foutaise et intoxication !

De l’argent il y en a beaucoup dans la poche des serviteurs talentueux de cette politique, tournée essentiel-lement vers les plus riches. Le bouclier fiscal a de beaux jours devant lui, le gouvernement vient de décider de continuer à planquer ses riches ! Quel courage.
La Bourse s’envole à nouveau, les actionnaires aisés, consolident leurs profits !

Ils peuvent à nouveau en toute confiance s’enrichir en dormant ! Le Président veille.
Les banques ont renoué avec les profits et commencent à retrouver leurs niveaux d’avant la crise.

TOTAL a même réussi le tour de force, de battre son record de profits avec 13,9 milliards d’€ en 2008.

De fait, la crise aura liquidé les entreprises les plus fragiles et permis aux plus solides de se restructurer.

8 millions de personnes soit 3 % de la population vit sous le seuil de la pauvreté.

 

 

Notre pays va mal, tous les indicateurs sont au rouge, la faute à qui ?

 

Le plan de relance de 26 milliards adopté par le gouvernement, consacré essentiellement à soutenir le secteur bancaire et assurantiel au plus fort de la crise n’aura pas permis de dégager suffisamment d’aides en faveur des petites et moyennes entreprises. Les faillites d’entreprises ont battu des records : 65 800 en 2009 et l’on en prévoit près de 67 000 en 2010.
Loin de la reprise annoncée, on s’apprête à jeter à la rue des centaines de milliers de salariés.

Le chômage explose, 450 000 chômeurs supplémentaires en 2009 et l’on prédit à nouveau 400 000 chômeurs de plus, pour atteindre près de 3 millions en 2010. Poussant le taux de 10 % à 11 % de chômeurs en France.

Les jeunes de moins de 25 ans, représentant 23 % des privés d’emploi sont les plus lourdement sanctionnés.

 

LA CGT NE LAISSERA PAS REMETTRE EN CAUSE :

  • La retraite par répartition

  • Le départ à 60 ans à taux plein

  • Le calcul des pensions sur le dernier indice, sur la base des six derniers mois

 

LA CGT REVENDIQUE :

  • Le retour à 37,5 annuités de cotisation pour une retraite à taux plein.

  • La validation des années d’étude et de recherche d’emploi.

  • La prise en compte de la pénibilité.

  • Le taux de remplacement à 75 %.

  • La pension minimum au niveau du SMIC porté à 1 600 €uros.

 

Pour satisfaire ces revendications légitimes, les moyens de financement existent :

  • Revalorisation des salaires à 1 900 €uros de départ dans la Fonction Publique.

  • Mise en place d’une politique de plein emploi.

  • Un plan de titularisation des emplois précaires dans la Fonction Publique.

  • La taxation des revenus financiers.

  • La prise en compte de l’ensemble des richesses produites.

  • L’arrêt des exonérations patronales.

 

Aujourd’hui, trop de ponctions sont effectuées sur notre caisse de retraite pour combler des régimes qui n’ont que partiellement cotisés (artisanat et agriculture…). Il faut stopper ce racket et supprimer la compensation et la surcompensation dont est victime la CNRACL.

 

DANS CET ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE ET POLITIQUE,

La CGT n’entend pas rester les bras croisés

et attendre une hypothétique sortie de crise,

un piège tendu aux salariés.

 

Selon un sondage CSA, 63 % des salariés sont favorables à d’autres manifestations et seraient prêts à y participer. La montée du mécontentement s’accompagne de la montée des luttes.

La CGT entend maintenir la pression sur le gouvernement, afin de peser sur les choix que celui-ci s’apprête à prendre.

Le 14 avril prochain, le Conseil d’orientation des retraites a fourni son rapport qui fixe une dette croissante jusqu’en 2050.

Dès le 20 avril, une adresse au gouvernement sera rendue publique à tous les salariés, fonctionnaires ou personnels de droits privés. Elle portera les exigences d’évolutions salariales, de prise en compte de créations d’emplois et les revendications en matière de retraites.

Le gouvernement entend ouvrir un grand sommet social début mai sur l’ensemble de ces questions.

Plus que jamais solidaires et unitaires, les syndicats y feront entendre leurs voix.

 

Le 1er MAI 2010, plus qu’une étape

Un moment historique à ne pas manquer

 

Les personnels de la Ville et du Département de Paris
ont toutes les raisons de se rassembler et de lutter.

Les dossiers abordés ou en cours comme le DIF, le bilan de l’ARTT,
la réforme des catégories A et B, … s’inscrivent dans le cadre de la RGPP :

Plus nombreux nous serons attentifs aux évolutions des négociations,
Plus nous aurons de chance d’être entendus.

 

Les actions se multiplient dans les services :

  • Au nettoiement qui lutte pour de meilleurs déroulements de carrières.

  • Dans les piscines parisiennes, contre les suppressions de postes aux caisses d’accueil.

  • Aux sports pour la reconnaissance de qualifications.

  • Dans les SLA de la DPA, pour l’amélioration de leurs carrières et pour l’obtention d’effectifs supplémentaires.

  • Dans les crèches parisiennes, « Pas de bébés à la consigne », contre l’application du nouveau décret visant à réduire le nombre de personnels encadrant les enfants dans les crèches.

  • Dans les cimetières, où les personnels exigent que soit réellement prise en compte la pénibilité du travail. Il en va ainsi pour l’essentiel de leurs carrières, des conditions de travail et de la reconnaissance du régime d’insalubrité.

  • Aux Egouts, le combat mené pour la reconnaissance de l’insalubrité dans certains secteurs.

 


TOUS ENSEMBLE PLUS FORT

DANS LA LUTTE
 

 

 
REAGIR SUR CE COMMUNIQUE NOUS CONTACTER
 
-  Mentions Légales  -     Haut de Page