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Vers PDF IMPRIMER Mis en ligne le 11 octobre 2007
 


RETRAITES, EMPLOIS, SALAIRES

LE 18 OCTOBRE : MOBILISONS-NOUS !!
MANIFESTATION DE RÉPUBLIQUE À NATION
 


Dans un consternant feu d'artifice antisocial, le gouvernement vient de mettre en place une série de mesures qui vont mettre les retraites, les emplois et les salaires à feu et à sang.


LES RETRAITES


C’est d’abord la réforme Fillon de 2003 qui a porté progressivement le nombres d’années de cotisations dans la fonction publique de 37,5 annuité à 40 en 2008 puis à 41 annuités en 2012 , suivi d’un passage progressif à 42 annuités en 2020.

C’est aujourd'hui les régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF/GDF, etc.) qui vont être liquidés au nom de l’égalité alors qu’ils ne concernent que 5 % des salariés et que leur suppression ne permettra en aucun cas de rétablir l’équilibre financer des caisses de retraites. L’alignement de ces régimes spéciaux sur le statut de la fonction publique n’est en fait que le prélude à la casse du statut des retraites de la fonction publique et leur alignement sur celui du privé (42 annuités de cotisation, 25 meilleures années), pour permettre aux fonctionnaires de choisir entre un statut public et un statut privé !!



LA CGT PROPOSE :

  • Un vrai droit pour tous (public et privé) à la retraite à 60 ans, après 37,5 années de cotisations,

  • Un droit au départ anticipé à la retraite pour travaux pénibles et astreignants (public et privé)

  • Un montant de retraite permettant à chacun (public et privé) un taux de remplacement de 75%, calculé sur les 6 derniers mois d’activité, avec un minimum équivalent au SMIC

  • L’indexation des pensions sur les salaires

  • Le rétablissement de la bonification pour enfant

  • Une réelle prise en compte des années de précarité et d’études

  • Une extinction du Régime additionnel de la fonction publique, avec l’intégration du régime indemnitaire dans le traitement indiciaire



LES EMPLOIS



Dans l'intention probable de lutter contre le chômage, non seulement le gouvernement Fillon déclare vouloir supprimer 22 900 emplois de fonctionnaires dans la fonction publique d'Etat en 2008, mais une nouvelle fois le président de la république, Nicolas Sarkozy s'est exprimé ouvertement pour la casse des statuts et la privatisation des services publics.

Non content d'ignorer les principales préoccupations des fonctionnaire, à savoir l'augmentation du point d'indice et la préservation de l'emploi public, le président a franchi une étape dans son entreprise de démantèlement et de casse du statut et de la garantie d'égalité de traitement. L’attaque frontale porte sur :

  • Le développement de l'individualisation des carrières et des rémunérations, avec l’introduction de la rémunération au mérite autorisant tous les arbitraires pour la hiérarchie,

  • La remises en cause du principe républicain du concours qui ouvre la porte au pire clientélisme et à la sous-qualification des agents,

  • La diminution des effectifs et incitation à quitter la fonction publique, ce qui se traduira immanquablement par une dégradation des services publics

  • Le choix laissés aux nouveaux entrants entre statut et contrat de droit privé, ce qui favorisera la mise en place des Services d’Intérêts Généraux représentant la première étape de la marchandisation des Services Publics.

C'est au nom d'une politique d'efforts où tout le monde serait gagnant que le président entend proposer une place dans la fonction publique contre un petit pécule, sorte de chèque au départ comme dans le secteur privé. Le choix laissé aux nouveaux entrants sera-t-il limité entre le statut de fonctionnaire ou un contrat de droit privé ?

En vidant le statut de sa substance, le président met en cause les garanties collectives des fonctionnaires et leur indépendance face aux politiques. Cette pratique remet donc en cause le pacte républicain passé entre les citoyens et menace directement nos garanties démocratiques.

Cette conception dévoyée de la fonction publique est une rupture historique avec le principe de solidarité et d'égalité d'accès au service public. C’est un retour en arrière de plusieurs décennies qui débouche sur un service dégradé pour les usagers !


LA CGT PROPOSE :

  • L'arrêt du démantèlement des services publics : Postes, Télécom, EDF, GDF, etc.

  • La création d’emplois nécessaires à l’exercice et à la création de services publics de qualité sur l'ensemble du territoire

  • Une loi de titularisation mettant fin à la précarité pour plus 500 000 agents non titulaires.

  • L’arrêt des embauches sur CDI à la Fonction Publique.
     

 

LES SALAIRES


Apportant sa contribution à la hausse du chômage, le gouvernement Fillon déclare vouloir supprimer 22 900 emplois de fonctionnaires dans la fonction publique d'Etat en 2008. De son côté, Nicolas Sarkozy affirme "Je souhaite une fonction publique moins nombreuse, mais des fonctionnaires mieux payés.

En fonction du salaire moyen d'un fonctionnaire de la Fonction Publique d’Etat, l'économie se chiffre à environ 700 000 000 Euros. Mais seulement 225 000 000 Euros seront redistribués aux fonctionnaires.

Comme la Fonction Publique d’Etat comporte 1 970 820 fonctionnaires, la redistribution intégrale de l'économie réalisée à l'ensemble des fonctionnaires représente un gain annuel de 114 Euros par fonctionnaire soit 9,5 Euros mensuels, hausse misérable qui ne profitera qu’à la Fonction Publique d’Etat !

La suppression des emplois de fonctionnaires dont 11200 dans l’enseignement, va obligatoirement se traduire par une grosse surcharge de travail pour les agents qui resteront en place, et par un accroissement important du nombre d’élèves par classe. C’est un sujet que connaissent bien tous les fonctionnaires de la Ville de Paris, où, dans de nombreuses directions, le sous-effectif est devenu si important que les agents ne peuvent plus assurer leur missions de service public dans des conditions satisfaisantes pour les usagers. De plus, à la Ville de Paris, le salaire moyen est beaucoup plus bas qu’à la Fonction Publique d’Etat, et ce ne sont pas les les heures supplémentaires qui vont nous permettre de compenser la baisse dramatique de notre pouvoir d’achat.




LA CGT DES SERVICES PUBLICS PARISIENS PROPOSE :

Au lieu d'attribuer une ristourne annuelle de 13,6 milliard d'euros aux plus aisés des français (encore appelé "paquet fiscal), cette somme, importante, pourrait être utilisée pour augmenter, enfin, le salaire de l’ensemble des 5 200 000 fonctionnaires, qu’ils appartiennent à la Fonction Publique d’Etat, Hospitalière ou Territoriale.

Si cette proposition était suivie, c'est un gain annuel moyen de 2 615 Euros qui serait perçu par chaque fonctionnaire. Cette augmentation de 13,08 %, correspondant à une augmentation moyenne de 218 Euros par mois. Significative et concernant l’ensemble des fonctionnaires, cette augmentation permettrait de stimuler la consommation et de créer de nouveaux emplois dont les cotisations sociales contribueraient sensiblement à l’équilibre du budget de la Sécurité Sociale.



TOUS EN GREVE LE 18 OCTOBRE
MANIFESTATION DE RÉPUBLIQUE A NATION

Rendez-vous à 14h30, devant la Bourse du Travail,
3 rue du Château d’Eau à l’angle du Bd Magenta
 

Un préavis de grève a été déposé pour la journée. Vous pouvez faire varier la durée de votre grève de 1 h, 1 h 45 , ½ journée, 5 h 45, ou une journée.
 

 
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