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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 7 Avril 2010
 
UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
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RETRAITES :

NI UN SECOURS, NI UN PRIVILEGE

UN DROIT !
 

 

Aujourd’hui, la retraite est un système par répartition qui repose sur la solidarité entre les générations.

L’allongement de la durée de vie justifierait l’allongement du temps de travail ?

La durée de vie, hors travail, n’a jamais cessé d’augmenter, et la durée du travail de baisser. Le travail des enfants a reculé pour faire place aux études. Et, depuis 1945, l’espérance de vie a augmenté sans remettre en cause la capacité de croissance de notre pays.

Les patrons ont toujours eu une profonde aversion pour la protection sociale. Loin d’être un frein pour l’économie, la protection sociale de haut niveau est un moteur pour la croissance. Dans la crise que nous traversons, les pays qui ont le mieux résisté sont ceux où la protection sociale est la plus développée.

 

 

REMISE EN CAUSE DE L’AGE DE LA RETRAITE

 

La réforme engagée en Allemagne repousse l’âge de la retraite de 65 à 67 ans. Or, en 2005, seulement 17% des salariés allemands occupaient un emploi avant de partir à la retraite.

En France, l’âge de la retraite est remis en cause par l’allongement des durées de cotisation. Le salarié n’a le choix qu’entre une pension réduite ou la poursuite de son activité, s’il a encore un emploi au moment des ses 60 ans.

Ce n’est plus le cas pour 2 salariés sur 3. A la Mairie de Paris, le culte du ‘jeunisme’ pousse les Directions à demander aux quinquas de faire jouer leur droit à la mobilité. Lors des réorganisations de service, les + de 50 ans sont les premiers priés de se trouver un poste ailleurs.

Repousser l’âge de la retraite reviendrait à laisser au RSA tous les salariés qui ont été mis au chômage.

On maintiendrait les gens dans une situation de précarité/insécurité, ce qui alourdirait les dépenses sociales sans générer de recettes supplémentaires pour les retraites.
Pour palier au faible montant des pensions versées, le gouvernement présente comme une liberté le cumul emploi / retraite.

 

 

REVENDICATIONS CGT

 

  1. Prendre en compte dans la durée des cotisations les années d’étude et les années de précarité subie.

  2. 75% du revenu net d’activité pour une carrière complète, avec intégration des primes dans le salaire.

  3. Le revenu de retraite ne doit pas être inférieur au SMIC pour une carrière complète.

  4. Indexer les pensions sur les salaires et pas sur les prix pour bénéficier des revenus de la croissance.

  5. La pénibilité qui diminue ‘espérance de vie doit être prise en compte

 

 

COMMENT FINANCER

 

En 2000, la France comptait 12 millions de personnes de plus de 60 ans. Aujourd’hui, la France en compte pas loin de 15 millions. Il faut donc consacrer aux futurs retraités environ 14 points de PIB.

 

Où trouver l’argent ?

  1. Elargir l’assiette des cotisations

  2. Faire contribuer les revenus financiers

 

En 2009, la Cour des comptes évaluait à 10 milliards d’euros le manque à gagner pour nos caisses de protection sociale.

 

 

TROUVER 10 MILLIARDS D’EUROS ?

 

  • 1 million d’emplois en plus c’est 5 milliards de cotisations pour les retraites.

  • Le bouclier fiscal c’est 15 milliards d’euros.

  • Le Montant des exonérations sociales en 2008 c’est 30,7 milliards d’euros.

  • Montant des niches fiscales et sociales en 2005, c’est 54,8 milliards d’euros soit 3% du PIB.

 

 

LA MAISON COMMUNE DES RETRAITES

 

La CGT propose d’édifier une maison commune des retraites pour solidariser l’ensemble des régimes des salariés au lieu de les opposer, et promouvoir un socle commun de droits et de garanties.

La CGT propose que la gouvernance de cette maison commune des retraites soit confiée à des représentants des salariés, élus par eux.

 

 
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