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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents Mis en ligne le 22 Janvier 2010
 
UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
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DECLARATION PREALABLE DE LA CGT AU CTP DSTI

du 18 JANVIER 2010
 

 

Madame la Présidente,

Chaque année depuis 2002, le Maire convie à Bercy tous les agents de la Collectivité parisienne pour leur présenter ses vœux. Cette année encore, nous avons été très nombreux à répondre présents à cette invitation.

Malheureusement, la municipalité a décidé de perturber les deux séances de cette cérémonie. Nous ne pouvons que déplorer ce comportement incivil qui consiste à prendre en otage une rencontre qui constitue un temps fort d’échange et de convivialité de notre collectivité.

En effet, malgré quelques signes avant-coureurs, comme l’importante mobilisation du 14 décembre 2009, les autorités municipales n’ont visiblement pas su entendre la lassitude des agents, qui se transforme en colère face à tant de mépris.

Après l’annonce de ratios promu / promouvables indigents dans la plupart des corps, dans le contexte d’une dégradation généralisée des conditions de travail, tant sur le plan matériel (locaux, outil informatique) qu’humain (gel des effectifs, redéploiements), l’Hôtel de Ville a trouvé opportun de distribuer des primes en stagnation, quand elles ne diminuent pas. Nous espérons que les primes départementales ne connaîtront pas le même sort.

Les effets pervers du système de répartition des enveloppes de primes étaient déjà connus, les distorsions d’une direction à l’autre, d’un service à l’autre, d’une promotion à l’autre, sont considérables. Ce nouveau blocage, loin de venir atténuer ces inégalités injustifiables, va encore élargir le fossé entre les agents.

Malgré ces fausses notes, la CGT souhaite vous présenter ses vœux pour 2010. Nous sommes intimement convaincu que c’est dans le dialogue, la concertation et le respect de l’autre que les sujets doivent être posés.
Nous espérons que cette nouvelle année sera propice à renouer le dialogue social aujourd’hui interrompu à la Ville.

Exemple : Aucune organisation syndicale n’a acté la création de la DA et des CSP comptables. Pourtant ce projet a été adopté.

Aujourd’hui le projet de décentralisation avance sans les partenaires sociaux. On est en droit de penser que ce projet nous sera présenté déjà ficelé pour information.

Nous réitérons nos demandes :

  1. De ratios à 100%.

    Alors que la charge de travail qui pèse sur les tous les agents ne cesse de s’accroître, occasionnant un stress toujours plus pesant, force est de constater que les évolutions de carrière demeurent lentes et les promotions bouchées. [Surtout en catégorie C, toujours oubliées]. Nous demandons à la Direction de la DSTI de faire le bilan des CAP de ces trois dernières années pour chaque corps.

    La mise en place des ratios promus / promouvables devait favoriser une meilleure fluidité de la progression entre les grades ; le bilan des dernières années, et les propositions formulées pour les trois années à venir par la municipalité prouvent qu’il n’en est rien.

    Or ces promotions sont attendues des agents, qui verraient arriver par là non seulement une reconnaissance concrète de leur travail, mais aussi et surtout une amélioration de leur pouvoir d’achat. Il ne suffit pas que le Maire félicite régulièrement son administration, si ces paroles ne se traduisent pas en actes…

    La Ville oppose ses difficultés budgétaires aux revendications des agents. Cet argument ne tient pas : la capacité d’endettement du Département reste entière, laissant une marge de manœuvre pour le financement des investissements de la collectivité, ce qui libérerait des montants significatifs au profit du fonctionnement, et notamment de la masse salariale.

    Par ailleurs, la Ville a tout intérêt à favoriser des niveaux de rémunérations et des évolutions de carrière attractifs, afin d’attirer en son sein les meilleurs éléments, mais surtout de les fidéliser ; plusieurs directions souffrent du « turn over » important lié au départ d’agents vers d’autres administrations ou vers le privé, attirés par de meilleures conditions.


  2. Ouverture de véritables négociations sur la formation. En attendant la signature d’un protocole d’accord, l’ensemble des organisations syndicales de la DSTI souhaitent que les préparations à concours ne soient pas comptabilisées dans le DIF car cela constituerait une régression par rapport à la situation actuelle.


  3. Négociations sur la résorption de la précarité avec un plan de titularisation, tenue des CCP, subrogation, prime de précarité et véritable plan de carrière pour les non titulaires. A la DSTI il existe une grande disparité entre les types de contrat. Cette disparité entraîne une forte disparité entre les salaires. Certains contractuels n’ont même pas droit à l’APS. La CGT revendique la mise en place d’une grille salariale calquée sur celle des titulaires, en attendant la création d’une filière informatique.



  4. Arrêt des redéploiements d’effectifs qui alourdissent la charge de travail des agents.


  5. L’ensemble des organisations syndicales réaffirme leur attachement à l’accord conclu sur l’ARTT. Nous souhaitons que vous réaffirmiez clairement que chaque Direction doit respecter les termes de cet accord. Chaque agent doit bénéficier des ses jours de RTT.


  6. Les agents qui n’ont pas accès à la restauration, comme sur le plateau Place d’Italie, souhaitent bénéficier de ticket restaurant.


  7. La CGT milite pour la transparence dans l’attribution des primes. Le reliquat des primes versées au mois de décembre 2009 a sensiblement diminué. La Direction nous dit de faire le total des primes sur l’année 2009. Est-ce à dire qu’en décembre 2010 le reliquat des primes baissera encore une fois au prétexte que l’APS a été réévaluée en janvier ?


  8. S’agissant des conditions de travail : On constate que des agents sont poussés à bout sur certains projets. Leur surcharge de travail et la pression à laquelle la Direction les soumet pousse ces agents à partir et risque d’inciter d’autres à suivre cet exemple. Le départ de ces cadres supérieurs à « haute valeur ajoutée » va ralentir les projets, ce qui est contraire au but recherché. Il est temps que la Direction comprenne que lorsque les agents se sentent bien sur leur lieu de travail, la qualité du travail augmente.

 

L’enquête sur les conditions de travail diligentée par la CGT, démontre à quel point la chaîne hiérarchique de décision et de commandement est perçue comme inadaptée, inefficace et toxique par la grande majorité des salariés de la Ville de Paris. En effet plus 60 % des salariés trouvent leurs conditions de travail "moyennes" et plus de 20 % les jugent "mauvaises". En ce qui concerne les motifs d’insatisfaction, plus de 65 % des salariés place en tête le "manque de reconnaissance’’.

Une majorité de salariés (47,7 %) pensent que leurs conditions de travail se sont dégradées depuis trois ans.

Les salariés sont plus de 70 % à penser que leurs conditions de travail retentissent sur leur santé. Prés de 48 % se plaignent du stress au travail et près de 37 % de TMS ou d’autres pathologies lourdes, qu’ils pensent induites par le travail, et qui ont nécessité un traitement médical dans plus de 30 % des cas.

D’après cette enquête, si les conditions matérielles semblent globalement acceptables, plus de 60 % salariés jugent insuffisant voir inexistant le matériel informatique auquel ils peuvent ou devrait avoir accès.

Nous espérons être entendus par les élus, qui dans d’autres instances nationales, défendent des idées progressistes, se battent pour le maintien des services publics, et dénoncent la RGPP et les injustices.

Nous vous remercions de votre attention et nous vous prions de croire, Madame la Présidente, au dévouement de la CGT au service des parisiens.

 

 
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