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UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
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Déclaration préalable de la CGT au CHS

de la DSTI du 19 Septembre 2013
 

 

Madame la Présidente,

 

La CGT veut vous rappeler que la CGT a un ennemi

 

Cet ennemi a un visage

Cet ennemi a un nom

Cet ennemi peut prendre le pouvoir si ce gouvernement qui a tous les pouvoirs aujourd’hui échoue !

Cet ennemi ce sont ceux qui s’allient aux forces de l’ombre pour tenir des propos homophobes et racistes.

Ils nous avaient prévenu que le sang coulerait, et le sang à coulé puisqu’ils n’hésitent plus à passer à l’acte : un jeune de 20 ans, Clément Méric est mort pour ses idées.

Connaissant votre attachement à la démocratie, la CGT ne doute pas que vous mettrez tout en œuvre pour combattre à nos côtés les ennemis de la liberté !

 

Puisque nous sommes dans un CHS la CGT vous rappelle qu’elle demande :

  1. L’abrogation immédiate de la loi Bachelot qui démantèle l’Hôpital Public.

  2. Son opposition à la fermeture de l’Hôtel Dieu, de l’Hôpital Beaujon et de la maternité des Lilas.

  3. L’abrogation des franchises médicales et du forfait hospitalier.

  4. La prise en charge à 100% de la complémentaire santé des agents.

 

Pour conclure, la CGT vous rappelle que travailler plus longtemps, c’est vivre moins longtemps et vous demande de retirer votre projet de contre réforme des retraites.

Ne nous répondez pas qu’il n’y a pas de membre du gouvernement dans cette pièce, puisque le nouveau Directeur de la DRH est le conseiller social de Madame Lebranchu.

La dégradation des conditions de travail à la Ville de Paris est un fait avéré. La dernière enquête Paris et Moi a mis en évidence que seulement 38% des agents de la Ville se sentaient reconnus dans leur travail.

La Ville de Paris a du réagir devant le malaise clairement affiché par ses agents.
A tel point que la DRH a invité Yves Clot, éminent professeur de psychologie du travail au CNAM, à donner une conférence.

Suicides en série sur le lieu de travail, « épidémie » de troubles musculo-squelettiques, explosion des pathologies professionnelles... Cette réalité trop longtemps occultée occupe désormais la scène publique.

Yves Clot nous montre comment la négation des conflits autour de la qualité du travail menace le collectif et empoisonne la vie des organisations. Pour Yves Clot, le plaisir du « travail bien fait » est la meilleure prévention contre le « stress » : il n’y a pas de « bien-être » sans « bien faire ».

 

ALORS, LAISSEZ NOUS BIEN TRAVAILLER !

 

Les réorganisations permanentes :

Conduisent à une dégradation des relations entre services et entre agents ; à un cloisonnement voire une concurrence entre services; à un empilement des niveaux hiérarchiques; à des conflits entre collègues, à une absence de coordination des différentes structures mises en place.

 

La charge d’activité :

Selon les situations, on constate une surcharge d’activité liée à la multiplication des tâches, à un manque de personnel (structurel ou conjoncturel : absences non remplacées, délais de remplacement importants lors des départs d’un agent, polyvalence demandée systématiquement au personnel présent au détriment de leur travail, au sentiment d’une inégale répartition de la charge d’activité selon les services.

Cette surcharge d’activité est plus souvent sous-évaluée voire niée par les Directions dont la feuille de route est simple : rendre des postes pour appliquer la politique de redéploiement des effectifs voulue par l’exécutif municipal.

Cette politique conduit au surmenage et à l’épuisement des collègues.

Les activités sont morcelées et les services deviennent des prestataires pour leurs propres collègues.

 

Les nouveaux outils :

Constituent un facteur important de dégradation du quotidien professionnel des agents.

Ils génèrent plus d’activité, rendent le travail plus compliqué au quotidien, sont installés sans réel accompagnement et les agents n’ont pas le temps nécessaire de se les approprier.

 

MEFAITS DES OPEN SPACES ET DE LA POSITION ASSISE

Dans cette époque de technologie, la majorité des gens passent environ 50% de leur temps assis derrière un bureau, en face d’une télévision, ou d’un ordinateur.

La recherche a montré qu’il peut y avoir de graves effets secondaires de la position assise prolongée, même si on pratique un peu de sport et d´exercice physique. Le manque des mouvements des muscles contribuent à un indice élevé de protéine C-réactive, qui peut déclencher plusieurs maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde. Mauvaise circulation sanguine, diabète, etc… sont des maladies provoquées par une position assise prolongée.

L’essentiel est de faire des pauses fréquentes : se lever, faire quelques pas.

L’idée de l’administration d’empiler dans un OPEN STRESS des agents travaillant sur un projet identique, s’avère néfaste pour la santé des collègues.

Au lieu de se lever pour aller voir son collègue dans un bureau voisin, on s’interpelle d’un bureau à l’autre.

S’agissant du rapport du Docteur Dimier sur le plateau Sequana : l’effectif maximal du plateau serait de 120 personnes alors que 70 personnes seraient présentes.

Le rapport du médecin préconise l’installation de cloisons supplémentaires.

Ces cloisons seront-elles installées ? Certains agents se plaignent du bruit et du passage incessant de collègues devant leur poste de travail, dans quels délais la DSTI va-t-elle prendre les mesures nécessaires pour améliorer les conditions de travail des agents ?

La CGT réitère ses réticences sur le travail en mode plateau qui génère de la fatigue et du stress. Si tous les intervenants d’une même application peuvent être réunis sur un lieu identique pour faciliter les échanges, les agents peuvent bénéficier de bureaux cloisonnés.
Rue Réaumur, le travail en mode plateau est une volonté idéologique de la Ville pour instaurer l’auto surveillance et pas une nécessité dictée par des contraintes professionnelles.

 

Merci pour votre écoute.

 

 

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