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UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
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FORTE HAUSSE

DU TEMPS DE TRAVAIL

POUR LES CADRES !
 

 

La durée du temps de travail est intimement liée à la question de l’emploi comme à celle de la santé physique et mentale des personnels.

Ces dernières années l’intensification du travail s’est particulièrement accrue.

Développement de la souffrance au travail et suppression massive d’emploi dans un contexte de restructuration et réorganisation permanentes en sont les caractéristiques principales.

La productivité augmente de manière malsaine au détriment de l’emploi et de la santé physique et mentale des personnels.

Les cadres sont une cible privilégiée pour « innover » en matière d’organisation du travail et/ou de durée du travail.

 

Les cadres ont la durée de travail la plus longue.

L’enquête de la DARES du 26 juillet 2013 indique que la durée moyenne hebdomadaire pour l’ensemble du salariat à temps complet est de 39,5 heures. Elle est donc supérieure à la durée légale hebdomadaire de 35 h (ou 1 600 h par an).

Pour les cadres, l’horaire hebdomadaire est passé de 42,6 h en 2003 à 44,1 h en 2011. Et l’horaire annuel passe pour les cadres de 1765 h (2003) à 1867 h (2011).

Les cadres sont en difficulté pour faire valoir leurs droits au temps partiel.

 

Les cadres sont ceux dont la durée du temps de travail augmente le plus.

Sur la période 2003 – 2011, la hausse du temps de travail concerne toutes les catégories socioprofessionnelles (CSP), mais ce sont les cadres qui connaissent la plus forte croissance de leur temps de travail : + 5,8% annuel.

 

Il y a urgence à reconquérir l’autonomie et les moyens

face à la charge de travail.

Depuis 10 ans, au fur et à mesure que le niveau de formation des salariés s’élevait et que le nombre de cadres augmentait, la pression sur le personnel qualifié n’a cessé de croître.

Trop sollicités, travaillant en moyenne 10 heures, voire 13 heures ou plus par jour, soumis à une évaluation individualisée des performances, effectuant un travail invisible non rémunéré, la dégradation des conditions de travail des cadres est sans précédent et nuit gravement à leur santé.

Le mode de management (délais de plus en plus courts, et objectifs de plus en plus ambitieux au nom de la compétitivité-coût) ; l’usage répandu de la mauvaise utilisation des TIC (Technologie de l’Information et de la Communication) qui efface la frontière entre vie privée et vie professionnelle ; l’accroissement des formes de télétravail (dont le nomadisme) accentuent le phénomène.

Les facteurs déclenchant les maladies professionnelles chez les cadres sont connus: un niveau de responsabilité élevé, le manque de marge de manœuvre et de soutien, le manque de reconnaissance. Cela génère nombre d’accidents du travail : suicides, burn-out, dépression, accidents cardio-vasculaires, incapacités… Autant de fautes inexcusables des employeurs, qu’il faut mettre face à leurs responsabilités.

 

Une évolution du temps de travail

qui va à l’encontre des aspirations des cadres.

Depuis 10 ans tous les sondages montrent que l’attachement des cadres à la RTT reste stable : 65% pour les hommes, 85% pour les femmes.

Limiter le temps de travail des cadres est un levier essentiel pour créer de l’emploi, y compris dans la Fonction Publique.

L’augmentation du temps de travail des cadres est à corréler avec les nouvelles formes d’organisation du travail et au non remplacement ou la suppression de certains emplois moins qualifiés.

Les cadres sont doublement impactés par les suppressions d’emplois. Ils doivent pallier à l’absence d’homologues, d’assistants avec une intensification croissante de leur travail au risque d’atteinte à leur propre santé.

Ajoutons que ce temps de travail à rallonge est un obstacle pour un partage plus égalitaire des tâches domestiques et constituent un plafond de verre empêchant à de nombreuses femmes d’accéder à d’avantage de responsabilités professionnelles.

Les gains de productivité du travail sont captés et détournés par la finance au détriment de l’emploi et des investissements.

Il y a un tragique déséquilibre entre les cadres actifs surchargés et le chômage qui frappe les jeunes diplômés.

Comment expliquer, dans une période de chômage massif, notamment des jeunes diplômés, que certains salariés soient contraints de travailler en moyenne 44h par semaine ?

La lutte contre le chômage passe aussi par le partage du travail, limiter le temps de travail des cadres est un outil essentiel pour ouvrir des perspectives d’emplois pour les jeunes diplômés comme pour les autres catégories de salariés.

 

La référence horaire est indispensable.

L’idée selon laquelle, « quand on est cadre, on ne compte pas ses heures » a la vie dure.

La CGT est résolue à combattre l’idée selon laquelle les cadres ne doivent pas compter les heures et qu’ils seraient à la disposition des employeurs pour atteindre les objectifs fixés.

L’article 31 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne stipule en effet :

  1. Tout travailleur a droit à des conditions de travail qui respectent sa santé, sa sécurité et sa dignité.

  2. Tout travailleur a droit à une limitation de la durée maximale du travail et à des périodes de repos journalier et hebdomadaire ainsi qu’à une période annuelle de congés payés. »

 


POUR DEFENDRE NOTRE ETHIQUE

Je me syndique à la CGT !
 

 

 

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