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  Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 24 Mai 2013
 
UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
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EN ROUTE POUR

LA RECONNAISSANCE

DE NOS DIPLOMES !
 

 

Les organisations syndicales CGT, FSU, SUD et FA-FPT des collectivités territoriales ont rencontré le 24 avril dernier le président de l’Assemblée des Départements de France (ADF), dont les membres, les conseils généraux, représentent les plus gros employeurs des travailleurs sociaux.

Ils se tournent maintenant vers la ministre de la fonction publique pour obtenir la reconnaissance de leurs diplômes d’Etat sanctionnant 3 années d’études supérieures au niveau II, ainsi que l’impose le processus de Bologne dont la France a été un des initiateurs, et la requalification de leurs cadres d’emplois en catégorie A.

Dans un communiqué du 16 mai, les quatre syndicats attendent des pouvoirs publics le respect des engagements pris lors d’une précédente rencontre le 9 avril avec un conseiller social de la ministre. "A défaut du respect des engagements donnés, nous appellerons à nouveau les personnels à l’action ", préviennent les syndicats.

Pour sa part, le syndicat CGT a adressé un courrier au Maire de Paris pour lui demander de soutenir les revendications des travailleurs sociaux.

A ce jour, le Maire de Paris n’a pas daigné répondre à la CGT, signant ainsi son mépris pour les travailleurs sociaux.

 

Ci-joint une copie de ce courrier :

 

Monsieur le Maire de Paris,

Depuis plus de 20 ans, les travailleurs sociaux se mobilisent pour obtenir la reconnaissance de leur Diplômes d’Etat sanctionnant 3 années d’études supérieures au niveau II et la requalification de leurs cadres d’emplois en catégorie A.

En 1992, l’accord dit « Durafour » a permis leur intégration dans un Classement Indiciaire Intermédiaire (CII) situé entre la catégorie B et la catégorie A. Cette grille considérée comme transitoire devait permettre à terme l’accès à la catégorie A.

En 2011, l’attribution (enfin !) de 180 crédits européens (ECTS) aux diplômes d’État des assistants sociaux éducatifs et éducateur-trice-s de jeunes enfants, équivalents au niveau français licence redonnait d’autant plus une légitimité à ces revendications.

Malgré les engagements pris en juillet 2012, et l’avis défavorable du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale, le ministre de la Fonction Publique maintient le reclassement en dans le Nouvel Espace Statutaire de catégorie B, le 3 octobre dernier.

Le CSFPT a même formulé un vœu demandant au gouvernement l’ouverture de négociations sur la filière des travailleurs sociaux.

Le Président de la République, le Premier Ministre, la Ministre des Affaires sociales et de la Santé, le Ministre du Travail, de l’Emploi et du dialogue social, et le Président de l’Assemblée nationale ont également demandé avec 99 autres députés et 14 sénateurs des précédentes Assemblées, la reconnaissance des diplômes d'État à bac+3 en travail social au grade Licence/Master (niveau 2 du Répertoire National des Certifications Professionnelles) et l'inscription des travailleurs sociaux en Catégorie A Type (public) / Cadre (privé).

Le rapport récent du bilan plan métiers de la petite enfance du Ministère des Affaires sociales et de la Santé souligne en page 17 : “s’agissant des diplômes post baccalauréat de travail social permettant notamment d’exercer les métiers de direction en Établissement d’accueil de jeunes enfants, la formation au Diplôme d’État d’éducateur-trice de jeunes enfants a été rénovée en 2005 pour tenir compte des évolutions constatées dans l’emploi et les activités professionnelles existantes. La formation est passée de 2 460h à 3 600 heures et de 27 à 36 mois, ce qui permet un alignement de cette formation sur les autres diplômes de niveau II de travail social.”

Alors que la quasi-totalité des cadres d’emplois de la filière a été revalorisée ou est en passe de l’être, même si cela reste très insuffisants, les cadres d’emplois des seuls travailleurs sociaux restent à la traîne et vont connaître à terme une importante régression salariale du fait de l’allongement de la durée de carrière.

Les conditions de travail, en particulier dans les services départementaux, se dégradent : perte de sens, remise en cause des qualifications, alors que la demande sociale est de plus en plus forte ainsi que l’exigence d’autres formes de travail plus collectives sans moyens ni temps dégagés. L’épuisement et la souffrance au travail frappent de nombreux collègues et parfois même des équipes professionnelles entières.

Au-delà de la reconnaissance salariale, c’est clairement l’avenir du travail social et de la solidarité qui est en jeu. Dans un contexte de réorganisations importantes des services dans les territoires, les travailleurs sociaux doivent pouvoir réaffirmer leurs capacités de discernement, leur autonomie professionnelle dans le respect de leurs qualifications, de leur déontologie et de leur éthique professionnelle. Cela passe aussi par une véritable reconnaissance statutaire.

Madame Carlotti, ministre déléguée en charge des personnes handicapées et de la lutte contre les exclusions, a déclaré en conclusion de son discours d’introduction à la séance plénière du Conseil Supérieur du Travail Social du 23 janvier dernier : « parce que les travailleurs sociaux participent à mettre concrètement en œuvre les principes de la République, ils méritent toute la considération de notre Nation ».

A ce jour la CGT revendique pour cette filière :

  • La reconnaissance des Diplômes d’Etat au niveau II français.

  • La revalorisation salariale des assistants sociaux, éducateurs spécialisés, conseillères en économie sociale et familiale et éducateurs de jeunes enfants par leur reclassement en catégorie A type.

 

La CGT vous demande de soutenir les revendications des travailleurs sociaux éducatifs. Ce soutien sera la preuve de votre volonté de mettre en application, dès à présent, l’égalité professionnelle femmes / hommes défendue par la Mairie de Paris. Une réponse négative serait lourde de conséquences pour la filière sociale qui est majoritairement féminine.

La CGT vous demande de recevoir ses représentants afin d’aborder ces problématiques urgentes. Alors que le chômage et la précarité explosent à Paris, les travailleurs sociaux affrontent la misère en première ligne. Leur travail est indispensable au bon fonctionnement des services publics.

Dans l’attente de vous rencontrer, la CGT vous prie de croire, Monsieur le Maire de Paris, en l’assurance de son dévouement au service public des parisiens.

 

Pour le Syndicat CGT Cadres

La Secrétaire Générale

Ida Cohen
Pour le Syndicat CGT Petite Enfance

La Secrétaire Générale

Maria Da Costa Perreira

 

 

 

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