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  Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 23 Mai 2013
 
UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
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LA SECURITE SOCIALE :

J’Y TIENS
 

 

Dans la Sécurité Sociale, il y a quatre branches :

  • La Branche vieillesse, c'est-à-dire les retraites.

  • La Branche famille, c'est-à-dire les allocations familiales.

  • La Branche accidents du travail.

  • La Branche maladie.

 

L’objectif est garantir à tous :

  • La protection de la santé.

  • La sécurité matérielle.

  • Le repos et les loisirs pour toute la famille.

 

Etre payé après une vie de travail, avoir accès aux soins gratuitement, tout cela peut paraître naturel aujourd’hui, mais il n’en n’a pas toujours été ainsi.

La sécurité sociale date du Conseil National de la Résistance en 1946, qui en a fait un point essentiel de son programme. C’est le Ministre Ambroise Croizat qui en a fait un point essentiel de son programme.

La Sécurité Sociale est une sorte de mutuelle collective de tous les salariés.

Elle se finance par un prélèvement sur les richesses produites dans les entreprises, calculé sur les salaires : ce sont nos cotisations.

 

Tout le monde cotise selon ses moyens

Chacun reçoit selon ses besoins.

 

Mais les patrons se plaignent de payer trop de charges.

La CGT parle de cotisations, pas de charges : les mots sont importants. Quand un patron verse des cotisations, ce n’est pas un cadeau, c’est de la richesse produite par les personnels qui travaillent dans les entreprises.

D’ailleurs, il en profite lui aussi parce qu’un travailleur en bonne santé est un travailleur plus productif.

Mais alors, pourquoi les patrons veulent-ils réduire les cotisations sociales ? Ce gouvernement prétend que cela augmente le coût du travail et que cela abaisse notre compétitivité.

 

Il y a plusieurs raisons à cela :

  1. Comme l’objectif des patrons est de faire toujours plus de profits, ils cherchent à payer le moins de cotisations possibles.

    Depuis 30 ans, les différents gouvernements n’ont pas cessé d’exonérer les entreprises de cotisations prétendument pour protéger l’emploi. On voit le résultat : aucune amélioration concernant le chômage. Par contre, on a progressivement affaibli les comptes de la sécurité sociale. Ce fameux trou de sécu est dû en partie à cette politique.

    C’est quoi la deuxième raison ?


  2. La finance : les capitalistes ne supportent pas que tout l’argent qui est versé dans les caisses de la sécurité sociale ne parte pas dans le système financier.

    En Amérique, les salariés versent eux-mêmes leur argent à des assurances privées qui ont tout le temps de jouer avec sur les marchés. L’assurance ne paye que lorsque l’assuré sollicite sa prestation à condition que le marché ne se soit pas effondré entre temps.

 

En France avec la sécu, les cotisations versées sont immédiatement utilisées pour ceux qui en ont besoin maintenant. Elles sont solidarisées.

Si les requins de la finance lorgnent sur le budget de la sécurité sociale, c’est que les sommes engagées sont importantes : cette année, le budget de la sécurité sociale s’élève à 469,9 milliards d’euros, de quoi aiguiser l’appétit des banquiers.

Dans ce contexte de crise, plus il y a de chômeurs, de précarité de bas salaires, moins il y a de recettes pour la sécurité sociale.

C’est plus que le budget de l’état !

Mais qui gère tout cet argent ?

Les choses ont changé. Au départ, c’était les salariés eux-mêmes auprès des caisses pour fixer le montant des cotisations et le niveau des prestations.

Depuis 1995, le budget global des différentes branches de la sécurité sociale est fixé par l’état. C’est le projet de loi de finance de la sécurité sociale : le PLFSS.

Depuis les prestations sociales se réduisent comme peau de chagrin : déremboursement, franchises sur les médicaments, forfait hospitalier,

L’état a appauvri la sécurité sociale en réduisant les recettes solidaires ou en les fiscalisant. Par exemple, avec la CSG ou la CRDS, des impôts que tout le monde paie sauf les entreprises.

Avec la TVA sociale, ce sont les contribuables qui vont payer ce que doivent les entreprises en cotisations sociales.

Comme les besoins augmentent et que les technologies sont plus coûteuses, les contribuables vont payer plus d’impôts.

Entre 15% et 30% des gens renoncent à se soigner et l’espérance de vie stagne depuis quelques années.

Ce gouvernement n’a pas remis en cause les franchises médicales, ni les déremboursement ni la loi Bachelot qui démantèle les hôpitaux publics.

Pire, ce gouvernement confirme la politique austéritaire en soumettant la solidarité nationale à la règle d’or des marchés.

 

Proposition :

Mettre à contribution les revenus financiers des entreprises : ce qui dégagerait plus de 40 milliards d’euros rien que pour la Branche maladie. Pour mémoire le trou de la sécurité sociale prévu en 2013 est de 13 milliards d’euros.

En 2011, nos propositions étaient validées par ceux qui détiennent le pouvoir aujourd’hui. Pourquoi ce qui était possible hier, ne l’est plus aujourd’hui ?

 

Pourquoi ce qui était possible après la Libération

n’est plus possible aujourd’hui ?

DEFENDONS LA SECURITE SOCIALE

 


Pour défendre les acquis sociaux,

je me syndique à la CGT
 

 

 

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