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  Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 28 Février 2013
 
UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
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My Tailor

is rich
 

 

  • A l’heure où des chômeurs s’immolent devant le pôle emploi,

  • A l’heure où le nombre de chômeurs à augmenté de près de 11% en un an,

  • A l’heure où des syndicats minoritaires signent des accords nauséabonds qui valident un recul historique du droit du travail,

  • A l’heure où Madame Parisot, la patronne du MEDEF, clame haut et fort que si cet accord dit de compétitivité n’est pas voté en l’état par le parlement elle découragera les industriels étrangers d’investir en France,

Monsieur Maurice Taylor, s’invite dans la vie politique française.

 

TAYLOR, UN PATRON QUI PORTE BIEN SON NOM

Le nom de Taylor était jusqu’ici bien connu pour son influence dans l’organisation et les méthodes de production dénoncées par Charlie Chaplin dans les Temps modernes.

Il a aussi longtemps été connu pour être symbole de réussite car ne dit-on pas « my taylor is rich » ?

Voici que le patronyme résonne depuis quelques jours avec grossièreté, arrogance.

La lettre du patron américain de Titan International, Maurice Taylor, adressée au ministre du Redressement productif, puis les propos qu’il a tenus depuis la réponse d’Arnaud Montebourg sont, en effet, une série d’insultes à l’égard des salariés français, de contrevérités grossières.

Usant d’une rhétorique passéiste, il accuse le gouvernement français d’avoir laissé chez GoodYear « les barjots du syndicat communiste détruire les emplois les mieux rémunérés ».

Cette correspondance est stupéfiante, c’est une insulte à l’égard des ouvriers mais aussi de la CGT. Elle est représentative de l’état d’esprit de ces dirigeants des multinationales qui insultent la démocratie» a dénoncé le secrétaire général de la CGT.

Mais les propos de Taylor ont heureusement été dénoncés par d’autres acteurs économiques et sociaux.

C’est ainsi que la directrice générale de la Chambre de commerce américaine à Paris récuse en bloc les accusations de M. Taylor contre les « soi-disant ouvriers » bien payés et « ne travaillant que trois heures » par jour, qui ne correspondent à aucune réalité d'ensemble.

Les 4.000 entreprises américaines présentes en France « viennent ici pour le talent et la compétence de la main d'oeuvre française et de ses ingénieurs ».

Les allégations délirantes de Taylor sont démenties par les chiffres de l'Insee. En 2011, heures supplémentaires comprises, la durée hebdomadaire de travail des salariés à temps complet était de 39,5 heures et si le coût horaire est plus élevé que la moyenne européenne, la productivité est chez nous de 45,4 euros par heure travaillée, supérieure à la moyenne américaine (41,5) et européenne (37).

Au milieu de cette joute épistolaire, Laurence Parisot, la patronne du MEDEF, a estimé que la polémique révélait des « anomalies » qu'il faut « corriger ».

On n’en attendait pas moins d’elle !

 

 

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