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  Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 10 Février 2013
 
UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
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SUICIDE AU TRAVAIL

ET HORS TEMPS DE TRAVAIL
 

 

Le constat est sans appel : les travailleurs meurent beaucoup au travail, même si, trop souvent, le silence est organisé, se nourrit de leur isolement, du déni quant aux causes.

Lorsqu’il y a suicide ou tentative de suicide, les collègues sont dans la détresse, ne savent comment agir et culpabilisent.

Comment dépasser ce sentiment d’impuissance ? Comment faire pour que la parole, le ressenti des personnels trouvent le chemin de l’action collective et organisée ?

 

LE TRAVAIL EST TOUJOURS EN CAUSE

  • La place qu’occupe le travail, dans la vie quotidienne, est centrale au regard du temps que chacun y passe.

  • Il crée l’utilité sociale, permet à chacun d’avoir une identité reconnue, une histoire individuelle et collective.

  • Pour chacun, le travail donne du sens à la vie, il est source de reconnaissance, de développement de compétences et de qualifications, d’épanouissement, d’émancipation.

 

Il y a suicide ou tentative de suicide quand les conditions d’exercice du travail ne permettent plus cette réalisation de soi.

Les collectifs de travail ont été éclatés quand ce sont eux qui donnaient des repères et il n’y a plus de temps et plus d’espace pour parler du vécu et ressenti au travail.

La sphère vie professionnelle/vie privée n’est pas étanche et ce qui se vit au travail ne permet plus de faire face aux difficultés personnelles.

Chacun se débat seul contre le surtravail, la multiplication des prescriptions et injonctions, le travail gratuit, les pressions, les évaluations sanctions, la mise en concurrence…

Chacun est confronté à la peur d’être mal vu, mal noté, perçu comme dépassé, inadaptable, inapte, plus fait pour le métier.

Chacun est démuni, ignore ses droits face à des employeurs qui exercent leur autorité comme un pouvoir de droit divin.

La parole des agents n’est plus entendue. Les lieux de travail sont devenus des zones de non droit où chacun est sommé de faire toujours plus, de se taire, d’être soumis et rentable, y compris dans la Fonction Publique.

La CGT crée les conditions d’une libération de la parole, de la pensée, et de l’action individuelle des travailleurs pour l’action collective et organisée.

Les travailleurs ont construit le syndicalisme pour protéger leur vie.

C’est leur parole sur le travail qui lui a donné tout son sens et sa légitimité.

La toute 1ère loi sociale a porté sur la santé au travail.

Le statut des fonctionnaires oblige tout employeur à protéger la santé physique et mentale des travailleurs, avec obligation de moyens et de résultats. Chaque fois qu’il y a atteinte à la santé, l’employeur engage, de fait, sa responsabilité civile et pénale.

De plus, s’il est prouvé que celui-ci savait et n’a rien fait, la jurisprudence considère qu’il y a circonstance aggravante.

Faire reconnaître tout suicide ou tentative, en accident du travail, permet d’obtenir réparation pour la famille. L’administration doit comprendre que la prévention, coûte moins cher que la perte d’une vie d’un agent.

 

COMMENT AGIR ?

Un suicide, au travail ou en dehors, a toujours un lien avec le travail.

Pour requalifier un suicide en accident du travail il faut prouver qu’il est survenu du fait du travail. Les liens avec la dégradation du travail, celles de ses conditions, doivent être démontrés.

Cette démarche doit se conduire en accord avec la famille.

Il faut constituer un dossier, réunir tous les éléments qui peuvent attester de la place et du rôle des conditions de travail dans ce geste définitif.

 

Mettre des mots sur les situations

Surcharge de travail Augmentation de la charge de travail, épuisement professionnel. Intensification du travail, polyvalences, glissement des tâches, effacement des différences entre les métiers
Pressions Tension psychique, anxiété portant sur l'urgence demandée, les injonctions contradictoires, l'isolement, le harcèlement. Organisation du travail rigide, carence de management, collectif de travail amoindri
  Peur Sentiment d'insécurité sociale, inquiétude pour le maintien de l'emploi, peur de la précarisation, du chômage, du mal faire, de ne pas atteindre les objectifs. Sous-traitance renforcement des discriminations et abus de pouvoir.
Réactions post traumatiques relations d'agressivité, violences verbales Rapport direct avec la mort, avec les ambiances agressives
Dépressions suicides les liens avec l'organisation du travail sont à établir Négation de la compétence, perte du sens du travail… Toutes difficultés liées au travail….

 

D’autres causes possibles…

Identification Causes Conditions
Milieux professionnels fortement structurés par les références viriles
Inégalités de situation : salaires, primes, carrière, prestige, fonctions …

Sentiment du manque d’emprise
sur ces inégalités

Réductions d’effectifs : Réorganisation du travail, nouvelle répartition des tâches, augmentation des charges de travail, mise en  concurrence, difficultés à faire face aux contraintes, augmentation des conflits.
Là où le travail expose à des risques physiques importants
Tolérabilité sur les attentes en proportion de la connaissance du cadre professionnel et de ses références

Réformes : changements des références communes, restructurations, climat d’urgence, changements, contre ordre, hésitations, augmentation de la charge
de travail, déstabilisation.

Sous-traitance et précarité pour contraindre les salariés à s’exposer


Tolérabilité sur la reconnaissance de la victime de l’injustice par ses collègues

Flexibilité : malléabilité du personnel
(statut, emploi, fonctions …)
Instrument de l’exercice
du pouvoir
Intolérabilité sur l’indifférence des collègues. Évaluation individuelle des performances :
mise en concurrence généralisée, destruction de la confiance, chacun pour soi, course aux mensonges, tricheries, mise à l’écart,  « au placard, » pour satisfaire  aux critères de perfection, désorientation, confusion,
perte de l’estime de soi.

Violation du droit du travail.

 


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Pour la CGT, 2013 sera une année de lutte et de combats !

EN ROUTE VERS LA VICTOIRE !
 

 

 

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