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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 6 juin 2012
 
UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
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CGT    -    FO    -    SUPAP/FSU    -    UNSA

 


On nous prend pour des « ptérodactyles »

Rebiffons nous.
 

 

L’emménagement au T8 des agents de la Direction de l’Urbanisme et de la Direction de la Voirie et des Déplacements ne doit pas entraîner une dégradation des conditions de travail

En 2014, les agents de la Direction de l’Urbanisme et de la Direction de la Voirie et des Déplacements doivent emménager dans l’immeuble T8, acheté par la Ville et en cours de construction, 121 avenue de France à Paris 13ème. Il a été conçu par l’architecte Rudy RICCIOTI, qui l’a baptisé « le nid de ptérodactyles » (reptile volant de l’ère jurassique), en raison de la résille recouvrant ses façades sur rue, qui rappelle un « nid géant ».

Problème : le « nid » n’aurait rien de douillet pour les agents, il risque fort de s’avérer inadapté voire carrément invivable.

Depuis plus d’un an, les représentants syndicaux de la DU et de la DVD réclament des informations sur le projet, qui leur sont données au compte-goutte, et demandent, en vain, à être consultés sur les futures conditions de travail des agents dans le nouveau bâtiment.

Cette absence de dialogue syndical est d’autant plus préoccupante que l’avancement du chantier, actuellement au stade du gros œuvre en superstructure, restreint chaque jour davantage les possibilités d’adaptation des futurs bureaux aux besoins des agents.

L’Administration, tout en pratiquant la rétention d’informations, tente de rassurer les agents sur leurs futures conditions de travail, dans un bâtiment qu’elle nous présente comme « d’architecture innovante en adéquation avec l’image que souhaite donner à voir la Ville de Paris ».

 

Sauf que, dans ce bâtiment, présenté comme « d’architecture innovante » :

En façade : les agents sont piégés par « le nid ».

Les châssis des fenêtres sont prévus fixes, alors qu’il n’est pas envisageable, pour les agents, de perdre la possibilité d’ouvrir leurs fenêtres, comme dans leurs locaux actuels.

La résille du « nid de ptérodactyles», qui double les façades sur rue, est composée d’imposants madriers disgracieux (photos et légendes ci-jointes), à l’utilité non démontrée en matière de protection solaire, et recouvre sans distinction d’orientation toutes les façades extérieures du bâtiment ( y compris la façade Nord-Est donnant sur l’avenue de France ). Quoi qu’il en soit, ces madriers constitueront une gêne permanente à la vue et à l’éclairement des locaux pour les agents.

Enfermés derrière des barreaux (effet carcéral et anxiogène garanti), la plupart des agents n’auront, de surcroît, d’autre choix que d’allumer les lampes toute la journée, en toute saison. Ces barreaux doivent disparaître, et être remplacés par des stores extérieurs limitant les apports de lumière et de chaleur le cas échéant. Les stores devront également être apposés sur les façades de la cour intérieure orientées du Sud-Est au Sud-Ouest.

Les agents ont besoin d’humanité au 21ème siècle, et non de reptiles disparus.

 

Rafraîchissement d’air : imposé.

En raison du concept retenu (fenêtres non ouvrantes), le rafraîchissement d’air est prévu permanent.

L’administration nous promet un rafraîchissement d’air performant. Compte tenu du contexte actuel d’économies drastiques de la Municipalité, surtout quand il s’agit du personnel, nous craignons au contraire que, comme d’habitude, elle ait recours à un matériel bon marché. En cas de panne, et sans fenêtres ouvrantes, faudra t-il évacuer l’immeuble, devenu insalubre ?

Selon le Service Technique de l’Energie et du Génie Climatique (STEGC) de la Direction du Patrimoine et de l’Architecture, il n’y a aucun gain énergétique à attendre d’un rafraîchissement d’air, par rapport à une ventilation naturelle par des châssis ouvrants.

 

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