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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 10 Avril 2012
 
UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
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SOUFFRANCE AU TRAVAIL :

Quand la Direction de l’Urbanisme

joue avec la santé des agents
 

 

A quelques jours de la journée de la femme, à la Direction de l’Urbanisme un agent féminin contractuel a saisi la médecine du travail et le Comité de prévention et d’action contre le harcèlement et la discrimination ( CPAHD ), suite à un harcèlement moral dont elle estime être l’objet, depuis plusieurs mois.

Cette collègue, dont la santé s’est fortement dégradée, a notamment fait deux graves malaises sur son lieu de travail, les 5 janvier et 3 février 2012. Son médecin les impute exclusivement au milieu professionnel. Le second a été déclaré comme accident de travail. Elle se trouve depuis lors en arrêt maladie.

Convoquée le 30 janvier 2012 par sa hiérarchie pour une réunion de travail dont elle craignait le caractère disciplinaire, elle a demandé à être assistée par des représentants syndicaux. Sa hiérarchie a refusé, et c’est derrière la porte que les représentants syndicaux ont soutenu par leur présence l’agente en difficulté.

Plusieurs de ses collègues lui ont apporté leur soutien et nous ont fait part de leur inquiétude et de leur malaise vis-à-vis des méthodes de management déployées à l’encontre de leur collègue.

Malgré ces faits inquiétants, sa demande d’action auprès du CPAHD, dès le 30 novembre 2011 n’a donné lieu, à ce jour, à aucune médiation. Quant au pôle Santé Sécurité au travail, il semble n’avoir aucune autre solution à lui proposer que le congé maladie, ou la démission...

Elle a également fait une demande de protection fonctionnelle, le 16 décembre 2011, celle là même tant vantée par l’Administration comme une avancée sociale, notamment pour la protection des agents se trouvant dans une situation « présentant un danger grave et imminent pour leur vie et leur santé ». La protection fonctionnelle lui a été refusée.

La Mairie de Paris semble ainsi « jouer la montre », escomptant probablement que cette collègue, en grande souffrance, finisse par jeter l’éponge et démissionner, perdant ainsi tous ses droits à indemnisation.

 

Personne ne doit être traité de la sorte !

Est-ce ainsi que la Mairie de Paris préserve la santé de ses agents ?

 

D’ailleurs la réorganisation du pôle santé sécurité au travail, placé sous « tutelle administrative », ne cesse pas de nous inquiéter. La réponse ‘circulez, y a rien à voir’ tout le long de la négociation, et au Comité Technique Paritaire de la DRH, augurait mal des réponses qui seraient données à la souffrance au travail des agents. Ce malheureux cas vient hélas conforter nos craintes.

La Ville de Paris a signé un accord Santé et Sécurité au Travail avec des organisations syndicales minoritaires.

Ces organisations ont elles-mêmes dénoncé par voie de tract le caractère formel de cet accord et le manque de moyens associés. C’est à se demander pourquoi elles l’ont signé !

Très inquiètes, les organisations syndicales de la direction de l’Urbanisme ont déposé une demande d’audience le 24 février 2012, afin d’évoquer la situation de leur sous-direction, qui revêt un caractère d’urgence, et de missionner une enquête auprès des agents en lien avec les membres du Comité d’Hygiène et de Sécurité et le médecin du travail, conformément au décret n° 85-603 modifié du 10 juin 1985 relatif à l’hygiène et à la sécurité au travail, et au récent accord sur la santé et la sécurité au travail.

La Direction les recevra le 22 mars 2012, soit près d’un mois plus tard !! La souffrance au travail, ça peut attendre …

Pour rappel, la collectivité parisienne prétend dans son accord cadre Santé Sécurité au travail que :

« Ses personnels sont sa plus grande richesse au service des Parisiens ».

La Direction de l’Urbanisme doit en faire la preuve!

 

 

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