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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 10 Décembre 2011
 
UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
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Non discrimination

des personnes handicapées
 

 

ON ME DIT :

" TU NE T'INTEGRES PAS AU GROUPE"

ALORS QUE C'EST

LE GROUPE QUI N'INTEGRE PAS MA DIFFERENCE

 

La loi du 11 février 2005 réaffirme le principe de non discrimination des personnes handicapées. Cette loi a introduit la création du FIPHFP (Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées). A priori, la Ville de Paris ne verse aucune subvention au FIPHFP.

Pour satisfaire à ses obligations d’employeur et ne pas payer des pénalités, la Ville de Paris est contrainte de recruter 6% de travailleurs handicapés.

Pour atteindre cet objectif, La Ville de Paris ne veut embaucher que des travailleurs handicapés qui ne posent aucun problème d’adaptation et qui sont immédiatement « opérationnels », en gros, des handicapés sans handicap !!

Dans bien des cas, si un agent handicapé rencontre un problème, la mission handicap met en avant l’inadaptation du travailleur handicapé au poste de travail et cherche à se débarrasser des handicapés avec handicap !!

 

QUAND LA MAIRIE CONFOND LES TRAVAILLEURS HANDICAPES

AVEC LES AGENTS RECLASSES

Mieux ! Pour arriver à ce fameux chiffre de 6%, la Ville de Paris intègre les agents qui ont été reclassé suite à un accident de travail. Il fallait y penser !

On est loin, très loin, de l’esprit de la loi du 11 février qui doit favoriser l’insertion professionnelle des personnes handicapées Il est vrai qu’à la Ville de Paris nous sommes depuis plusieurs années dans un contexte de sous effectifs chroniques et de redéploiement des personnels.

Actuellement la filière administrative, catégorie C, dont les effectifs se réduisent, parvient à un seuil de saturation alors qu’elle constitue le principal débouché en matière d’embauche de travailleurs handicapés, de reconversion professionnelle et de sortie de la précarité.

Donc, lors des processus de reconversion, les agents essuient des échecs. Dès lors comment accueillir les travailleurs handicapés et comment reclasser nos collègues en situation de reconversion professionnelle ?

  • On ne connaît pas les référents handicaps ni les relais techniques chargés de l’adaptation des postes.

  • La procédure de saisine de demande d’aménagement des postes de travail reste nébuleuse.

  • La majorité des sites sont encore inaccessibles aux agents en fauteuil roulant.

 

En annexe vous trouverez le tableau des actions entreprises par la Ville de Paris en faveur des personnes handicapées.

L’examen de ces chiffres révèle que la Ville de Paris ne consacre que 0,0027% de son budget au handicap par an.

Tous les aménagements de poste, formations notamment à la langue des signes, forums, sensibilisations au handicap sont financés par le FIPHFP.

 

La CGT propose :

 

Pour les personnes handicapées :

  • Accepter les personnes handicapées dans leurs différences et non pas comme des travailleurs ordinaires à qui on peut demander la même chose qu’un agent non handicapé.

  • Rétablir les emplois dits ‘réservés’ que la Ville Paris a supprimé. C’est une manière de nier la spécificité des travailleurs handicapés.

  • Lorsqu’un agent handicapé passe un concours réservé, la Mission Reconversion Handicap se doit ‘placer’ cet agent dans les Directions lorsqu’il ne peut pas se trouver un poste.

  • Intégration des travailleurs handicapés avec accompagnement par la structure (Ex : les ESAT qui proposent leur aide).

 

Pour les agents reclassés :

  • Prévenir les maladies professionnelles en mettant en place une bonne organisation du travail. Par exemple, dans les piscines, la CGT propose des moyens simples à mettre en œuvre pour que les maîtres nageurs n’aient plus les poumons brûlés par le chlore et pour éviter des décès prématurés.

    S’agissant des éboueurs, des égoutiers des auxiliaires de puériculture, la CGT a fait de nombreuses propositions refusées par les directions concernées qui préfèrent déclarer inaptes au travail des agents plutôt que de prévenir les maladies professionnelles.


  • Interroger systématiquement l’organisation du travail lorsqu’un agent montre des signes d’épuisement professionnel. Ce ne sont pas les agents qui sont fragiles, mais l’organisation du travail qui est pathogène : OPEN STRESS, destruction des solidarités de travail, mise en concurrence des personnels.


  • Prévoir des plans de formations des agents qui anticipent le reclassement : alphabétisation systématique des agents volontaires dès le recrutement, extension du 3PS.


  • Idem pour les agents qui reviennent d’un arrêt de maladie de longue durée. En effet, les directions qui ont l’embarras du choix préfèrent recruter des agents opérationnels de suite.

Pour la CGT, la DRH doit enfin faire son travail, et accompagner les agents qui ne sont pas en capacité d’évoluer. La Ville a le devoir de faire attention au capital humain qui constitue une richesse et pas un coût.

 


POUR DEFENDRE MON DROIT A LA DIFFERENCE

Je me syndique à la C.G.T.
 

 

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