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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 16 Novembre 2011
 
UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
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LES AGENCES DE NOTATION

FAISEUSES DE ROIS

 

MARDI 29 NOVEMBRE

9 heures RV Bourse du Travail

3 rue du Château d’eau, Métro République

12h Pique nique Place de l’Hôtel de Ville

Un préavis d’une heure à 24 heures a été déposé

 

A peine replié le barnum médiatique du G20 de Cannes, sitôt rangés les sourires de façade et les déclarations d’amour entre le Président Obama et le Président Sarkozy, on est revenus à la réalité… façon gueule de bois.

Ce sommet n’a rien réglé de la crise. Lundi dernier, c’est encore le Premier Ministre François Fillon, le préposé aux bonnes nouvelles, qui s’est attelé à la tâche pour annoncer un nouveau tour de vis social dont les quatre cinquièmes vont peser sur les salariés.

Et l’on a compris qu’une fois encore, les agences de notations avaient la haute main sur la politique. Ce n’est même plus l’économie qui prime sur la politique, c’est la finance et elle seule qui décide de l’intensité, du tempo des mesures les plus antisociales. À un point que l’on n’avait jamais atteint.

 

Plus besoin d’élection pour virer les chefs d’état

Moody’s, Standard and Poor’s ont bel et bien eu la peau de M. Papandreou puis de M. Berlusconi. Et si l’on peut évidemment partager la joie des milliers d’Italiens qui sont venus conspuer le « cavaliere » devant le Quirinale samedi soir, on peut tout de même relever que cette démission suit l’adoption d’un plan de rigueur et que le départ de M. Berlusconi n’intervient pas au terme d’une élection perdue.

On connaissait depuis longtemps le poids des lobbys dans l’élaboration des politiques, mais on n’avait pas vraiment mesuré avant la réforme des retraites en 2010 combien les gouvernements déféraient aux diktats des marchés.

Remarquons d’ailleurs le changement dans le discours de l’exécutif. Avant 2010, Nicolas Sarkozy se réclamait du suffrage des électeurs pour justifier les pires réformes et pour violenter le dialogue social.

Depuis, le Président et son gouvernement sont tellement au plus bas dans les sondages et ils sont tellement pris de vestes électorales, qu’ils ne s’y réfèrent plus.

La dramatisation de la dette et la sacrosainte note AAA sont devenus l’alpha et l’oméga du discours politique. L’épisode de la fuite d’une info sur la dévaluation de la note française la semaine passée est révélateur du pouvoir démesuré que ces agences se sont arrogé avec la bienveillante complicité des gouvernements.

 

Triple zéro pointé aux agences de notation

Mais c’est bien trop d’honneur et de pouvoir octroyés à ces mercenaires qui quatre jours avant la chute d’Enron n’avait pas bougé un cil.

Ces mêmes agences qui avaient non seulement validés les produits financiers pourris comme les subprimes, mais qui par leur pouvoir exorbitant ont été à l’origine des modèles financiers qui ont servi à la création de ces produits financiers toxiques.


A la Ville de Paris, notre Maire, Bertrand Delanoé, prétend qu’il n’a ‘rien à cirer du tripla A’ de la Ville de Paris. Dans le même temps, alors que les droits de mutation gonflent le trésor de guerre accumulé dans ses caisses, il n’adresse pas un regard à ses agents.

Pire, l’élue en charge des ressources humaines, ose prétendre que le salaire moyen d’un agent de catégorie C est de 33.000 euros par an. Les agents qui rempliront prochainement leur déclaration fiscale apprécieront.

Les Princes de l’Hôtel de Ville sont décidemment coupés de leurs agents et très éloignés de leurs préoccupations.

 

La CGT revendique :

  • La revalorisation de l’APS versée en janvier: les mutuelles vont augmenter de 7%, pas nos salaires.

  • Un treizième mois pour compenser la hausse de la TVA.

  • Des ratios de nomination en CAP à 100% : Changer de grade constitue du pouvoir d’achat pérenne acquis lors de notre départ à la retraite.

  • L’avancement minimum dans l’échelon : les réformes de catégorie C et B ont entériné l’allongement des carrières.

 

 

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