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UGICT-CGT Syndicat des Cadres
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LE BURN OUT :

C’EST QUOI ?
 

 

Le meilleur synonyme de Burn-out en français est ‘épuisement professionnel’. Le japonais désignent cet état par ‘karoshi’ qui signifie littéralement ‘mort par le travail’.

Burn-out, signifie être consumé, brûlé de l’intérieur. Il s’agit d’un syndrome lié à l’usure causé par la confrontation répétée à la souffrance, à la difficulté et à l’échec dans le travail.

Lorsqu’il a été décrit dans les années 70 pour la première fois, ce syndrome touchait essentiellement les professions dites ‘aidantes’ qui impliquent un engagement professionnel important. Dans ces professions la résistance du réel est particulièrement importante et les résultats ne sont pas toujours en rapport avec les efforts fournis.

Aujourd’hui, avec l’aggravation des contraintes et de la pression dans le monde du travail, le phénomène du burn-out peut toucher tout le monde.

Ce sont souvent des idéalistes très dévoués, qui veulent toujours bien faire, qui ont du mal à prendre du recul, et pour lesquels l’ échec ne fait pas partie du ‘vocabulaire’. L’épuisement émotionnel qui en résulte, étape ultime d’un stress long et chronique, les vide et les fait plonger, avec le sentiment de n’avoir pas pu se réaliser dans son travail. ‘ils ressentent un sentiment de honte de ne plus exister’ explique Christian Bourion, spécialiste du problème et professeur à l’école de management et de commerce ICN.

Le télégramme 20 avril 2011.

 

Comment se manifeste-t-il ?

Ce syndrome se manifeste par une perte d’intérêt, un ennui, la diminution de la satisfaction professionnelle, et des manifestations somatiques, maux de tête, problèmes de dos, rhumes à répétition, insomnies, problèmes digestifs…).

Dans une première phase, les syndromes physiques et psychologiques sont souvent niés par la personne touchée, qui peut essayer de compenser par une agitation désordonnée et stérile… Un état de fatigue peut être longtemps la seule expression du burn-out. Malgré cet épuisement, l’agent rejette farouchement l’idée d’un arrêt de maladie. Celui-ci serait synonyme d’échec.

Les stratégies de surenchère comme passer de plus en plus de temps au travail et déployer une hyper activité inefficace, mais aussi les stratégies d’évitement, comme la recherche de l’isolement et le refus du contact avec les collègues, peuvent être l’expression des défenses mises en place pour essayer de lutter contre un état de burn-out.

La colère, l’irritation, l’incapacité à faire face aux tensions, la paralysie devant de nouvelles situations, le sentiment d’avoir la tête vide, la perte d’énergie, sont les premiers signes possibles de ‘craquage’, ou de ‘l’épuisement émotionnel et mental’. Les attitudes négatives et le recours au cynisme en sont également des manifestations fréquentes.

 

Sur le plan émotionnel :

L’individu en état de burn-out se sent vidé, incapable d’empathie, débordé par les problèmes auxquels il se trouve confronté.

Le mouvement de détachement émotionnel peut se transformer en rejet de l’autre, qui peut s’aggraver jusqu’à prendre la forme d’une susceptibilité accrue, d’une agressivité à l’égard des ‘usagers’ ou des collègues. On peut même observer des comportements paranoïaques.

Cet état général conduit à une auto-dépréciation, et à un sentiment de découragement. Celui-ci est lié à l’impression de pertes de capacités professionnelles. Il y a une baisse du sentiment d’accomplissement par le travail.

 

Sur le plan intellectuel :

le sujet atteint par le burn out devient incapable de gérer les priorités. Il a la sensation que les problèmes s’accumulent, et paralysent la réflexion.

Cet état de confusion mène à une désorganisation du travail. La personne tente de travailler plus pour compenser son inefficacité, mais sans résultat. La fatigue s’accroît avec la perte de la capacité de récupération.

 

Sur le plan relationnel :

Bien que le burn-out trouve son origine dans le travail, ce sont toutes les relations sociales et affectives qui sont affectées par ce syndrome : les collègues, les amis, la famille.

Les relations avec les personnes dont on s’occupe (usagers) sont perçues comme ennuyeuses ou désagréables. On ne les supporte plus. Il arrive fréquemment que l’agent en état de burn-out se réfugie dans un comportement administratif déshumanisé.

 

Les causes :

Le burn-out vient d’un écart trop important entre ce qu’un individu donne et ce qu’il reçoit. Ce déséquilibre entraîne une usure, un épuisement physique et émotionnel, une désillusion, une perte de motivation et de sens.

 

Parmi les cause les plus fréquentes on peut noter :

  • Une augmentation de la charge de travail telle qu’on ne parvient plus à l’assumer, on est en situation de surtravail.

  • Des exigences inaccessibles.

  • Des changements continuels avec la nécessité de faire face et de s’adapter rapidement.

  • La pression liée à de fortes contraintes (horaires, délais).

  • Les conflits interpersonnels.

  • Le manque de marges de manœuvre.

  • L’imprécision des attributions et des missions.

  • Les exigences contradictoires.

  • Les opportunités trop rares de d’utiliser pleinement ses compétences et d’accomplir des choses intéressantes.

  • Le manque de soutien, de reconnaissance.

  • Un management qui nie le travail réel et ses contraintes.

  • Un mauvais climat de travail et une insécurité ambiante.

  • La solitude et l’impossibilité de collaborer avec ses collègues.

 

De mauvaises conditions matérielles de travail, (locaux en OPEN STRESS, bruit, mobilier inadapté, manque de moyen pour accomplir ses missions) peuvent, conjugués aux facteurs énumérés ci-dessus accentuer la fatigue et conduire à une phénomène de burn-out.

Le burnt out ne doit pas être confondu avec le stress. Les agents qui en sont victimes disent tous ne pas rencontrer de soutien sur leur lieu de travail. Ils manquent de valorisation et de reconnaissance qui donneraient du sens à tous leurs efforts.

On voit que le type de management par la performance qui sévit aujourd’hui à la Ville de Paris, peut provoquer l’augmentation des situations de burn-out. C’est surtout vrai pour des professions déjà exposées par leur nature, comme les travailleurs sociaux. Mais ils ne sont pas les seuls victimes.

L’organisation du travail actuelle qui entend imposer aux agents la réalisation d’objectifs fixés en dehors de toute réalité, est très grandement à l’origine des phénomènes de burn-out. C’est pourquoi dans nos services, les attachés sont de plus en plus concernés par cette dérive pathogène.

 

Que faire ?

Pour les agents, le déni du réel est lourd de conséquences pour la santé. Le burn-out est véritablement le symptôme de conditions de travail pathogènes. Comme pour tous les risques professionnels, c’est l’ensemble de l’organisation du travail qu’il faut interroger.

 

Plus que jamais il faut réinventer un travail

qui soit adapté aux hommes et non l’inverse.

 

Etes vous victime de Burn-out ?

C’est l’échelle de Maslasch burn-out invotory (MBI) qui permet de mesurer le taux de burn-out.

Le test MBI évalue 3 champs : l’épuisement professionnel, la dépersonnalisation, et l’accomplissement professionnel.

Un score élevé au deux premiers tests et un score faible au dernier test dénote un état de burn-out.

Telecharger le test MBI au format PDF.

 

Non respect du droit ?

Conditions de travail détestables ?

Violences au travail ?

Remplissez le bulletin d’alerte CGT et renvoyez le nous.

 

 

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