Accueil
Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 28 septembre 2011
 
UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
logo cadre
 


VIOLENCES AU TRAVAIL :

COMPRENDRE POUR AGIR !
 

 

Les causes :

  • L’évolution des rapports sociaux de travail.

  • Les choix et décisions en matière d'organisation du travail.

 

Les supports :

  • La réduction des effectifs. A la Ville de Paris le Maire se vante d’ouvrir des équipements de proximité à effectifs constants.

  • La flexibilité.

  • L’évaluation individualisée.

  • Le mythe de la qualité totale.

 

Réduction des effectifs :

  • La réorganisation du travail génère des « dégraissages » d'effectifs pour des charges de travail en augmentation. A la Ville de Paris les non titulaires sont soumis au chantage de non reconduction de leur contrat.

  • L’octroi de moyens est enjeu de marchandage et de concurrence entre services, équipes, agents, ce qui génère des conflits.

  • Masquer la responsabilité de l’organisation du travail génère des tendances à s'accuser les uns les autres d'insuffisance, incompétence, de gêne à l'accomplissement du travail...

  • L’accroissement de la charge de travail conduit à la montée des accusations, insultes, méfiance, ressentiment, rancune, haine…

  • Le résultat, c’est la dégradation du vivre ensemble dans le travail.

 

Flexibilité des personnels :

  • De l'emploi, des statuts, des places, des fonctions, des horaires, etc. sans reconnaissance des qualifications.

  • « Adaptabilité et polyvalence » pour des besoins immédiats de main d'oeuvre des employeurs.

 

Evaluation individualisée des performances :

  • Suivi individualisé de chaque agent.

  • Collaboration de chacun par l’autocontrôle sur les tâches effectuées, les pressions. (Exemple dans les OPEN STRESS, chacun vérifie la charge de travail de son collègue).

  • Contrats d'objectifs qui permettent la mise en concurrence généralisée entre agents, services…

  • Individualisation, chacun pour soi, conduites déloyales, méfiance …

  • Déstructuration profonde de la confiance, du vivre ensemble, de la solidarité.

  • Abrasion des ressources collectives de défense contre les effets pathogènes de la souffrance et des contraintes de travail, d’où isolation, méfiance, pathologies.

 

Objectifs, contrats, résultats …

  • Un moyen de pression pour obtenir du surtravail.

  • Un moyen arbitraire : l'essentiel du travail n'est pas visible, quantifiable, évaluable.

 

Le mythe de la qualité totale :

  • Il n’y a jamais de production parfaite dans le travail, la qualité totale est impossible.

  • Le décalage entre le travail prescrit et le travail réel est irréductible.

  • Posée comme une contrainte et non comme un objectif, elle génère des effets pervers.

  • C’est donc la course aux infractions, aux tricheries, fraudes pour satisfaire aux contrôles.

 

Des dégâts psychiques énormes :

  • Mise en porte-à-faux avec le métier, les valeurs, l’éthique professionnelle et personnelle. A la Ville de Paris, le malaise des cadres va grandissant car ils refusent de continuer à faire pression sur leurs agents pour leur demander de remplir des objectifs impossibles à tenir.

  • Souffrance psychique, syndromes de désorientation, de confusion, perte de confiance en soi, dans les autres, crises d’identité, dépressions jusqu'au suicide notamment lorsqu'un agent participe malgré lui à des pratiques que moralement il réprouve.

 

Augmentation des pathologies de la peur et post-traumatiques :

  • De nouvelles formes de gestion très exigeantes, très difficiles à supporter d’où des difficultés d’adaptation redoutables pour tous.

  • Nombreux sont ceux qui redoutent de ne pas pouvoir tenir le coup. Pour survivre à ces pressions continuelles, les agents se mettent en arrêt maladie et les absences au travail augmentent.

  • Stratégie de défense par l’agressivité, le refus…

  • Montée de la violence sociale et de la délinquance.


Réduction des effectifs, restructurations, flexibilité, évaluation des performances, qualité totale ont des incidences majeures sur le développement de la violence au travail.

Déstructuration de la solidarité, désorganisation de la coopération, sape des bases du vivre ensemble sont le ressort principal de la violence ordinaire au travail.

 

Reconstruire du vivre ensemble… comment ?

  1. En analysant le travail pour le comprendre.

  2. En réinjectant du droit pour retrouver des marges de manœuvre.

 

1 Analyser le travail :

  • En mettant à plat toutes les charges de travail quotidiennes.

  • En utilisant un diagnostic pour recréer du dialogue professionnel.

  • Mon environnement de travail respecte-t-il mon intégrité physique, mentale et sociale ?

  • Ai-je des marges de manœuvre suffisantes, spatiales, temporelles (les temps de respiration) sociales (les moyens de négocier mon travail) ?

  • Quel sens a mon travail ?

  • Ai-je reconnaissance de la part des pairs (mes collègues), de la hiérarchie, du terrain (les usagers) ?

 

2 - Réinjecter du droit :

  • En faisant respecter la réglementation. Elle stipule, sans possibilité de déroger, que l’employeur a obligation, en termes de moyens et de résultat, de promouvoir l'amélioration de la sécurité et de la santé physique et mentale des travailleurs qu’il emploie (directive européenne du 12 juin 1989).

    C’est le travail qui doit être adapté à l’homme et pas le contraire.


  • En revendiquant le droit au suivi professionnel et post-professionnel (visite médicale). Attention, la Ville de Paris participe à la volonté de mettre à bas la médecine du travail en la démédicalisant.

    Cette offensive s'appuie sur la mise en cause de principes fondamentaux de la préservation de la santé au travail (responsabilité et financement par les employeurs contrôle par les représentants des salariés, indépendance et spécialisation des médecins). Le texte proposé par la DRH dans l’accord SST envisage, entre autres, la délégation des actes médicaux aux infirmières.

    Prétexte invoqué, la pénurie de médecins du travail. Dans le même temps, la Ville de Paris affiche ouvertement son souhait d’externaliser la médecine préventive. Le secteur privé arrive à recruter des médecins du travail et pas la Ville de Paris ? Pourquoi ?


  • En utilisant, surtout à titre préventif, le droit d’alerte et de retrait. Tout salarié peut, individuellement, cesser son travail s’il a un motif raisonnable de penser qu’un danger grave et imminent menace sa vie ou sa santé ou s'il constate une défectuosité dans les systèmes de protection.

    Il y a danger grave et imminent lorsqu’il y a menace susceptible de provoquer une atteinte sérieuse à l’intégrité physique et mentale dans un délai très rapproché. Il est couplé au droit d’alerte, qui est le signalement immédiatement à l’autorité administrative de toute situation de travail présentant un danger grave et imminent pour la vie ou la santé.

    Le signalement doit être formalisé par le biais du registre spécial tenu sous la responsabilité du chef de service. L’autorité administrative doit procéder sur-le-champ à une enquête.


  • En saisissant vos représentants CGT en CHS/CT, outil des personnels pour remettre en question l’organisation du travail.

    Le CHS/CT relève du droit syndical, individuel et collectif, puisqu’il permet de donner son avis sur les conditions de travail, d’avoir recours à un expert, d’avoir accès aux situations de travail.

    Malgré les demandes insistantes de la CGT, la Ville de Paris refuse toujours de transformer le CHS en CHS/CT.

    La Ville de Paris aurait-elle peur qu’on étudie les conditions de travail dans les services et qu’on demande la création d’un observatoire sur les suicides ?

 

Gagner un travail qui exerce un impact positif sur la santé est indissociable d’un travail où les salariés conquièrent un contrôle majeur sur l’organisation et le contenu de leur activité !

 

Non respect du droit ?

Conditions de travail détestables ?

Violences au travail ?

Remplissez le bulletin d’alerte CGT et renvoyez le nous.

 


POUR DEFENDRE L’EMPLOI,

LES SALAIRES ET LES RETRAITES !

Je me syndique à la C.G.T.
 

 

 

REAGIR SUR CE COMMUNIQUE NOUS CONTACTER

 
-  Mentions Légales  -     Haut de Page