Accueil
Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 13 Mars 2011
 
UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
logo cadre
 

La LETTRE des CADRES

 


Quelles sont les conséquences de la Révision générale

des politiques publiques ( RGPP )

pour la collectivité parisienne et les services publics d’arrondissement ?
 

 

La CGT tire le signal d’alarme. Il n’y a pas un coin de la nappe sur laquelle sont posées les directions qui ne soient l’objet d’une enquête, d’une mission de l’I.G ou d’un prestataire extérieur pour être soumises à l’oeil du cyclope, -observateur et critique- du SG.

L’application de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) à Paris s’emballe. Pourtant pas une obligation, la ville a choisi ce mode de gestion et de management pour casser les rythmes de travail, briser la relation privilégiée entre les agents et les publics.

Les fonctionnaires sont dans le collimateur de l’économie de gestion. Après ces années d’application de la RGPP, dans un courant permanent de réorganisations aucune évaluation de l’impact, n’est envisagée !

Les objectifs portant sur la simplification, la réalisation d’économies, la valorisation des services ou encore l’amélioration du service rendu aux usagers ne sont pas étudiés après les réformes. Ces vastes mouvements de réforme enclenchés à la vitesse du son depuis 2 ans ne méritent t-il pas que l’on se pose et que l’on observe les gains de productivité ? Sont-ils ceux attendus ? Sont-ils ceux qui font le service de qualité ? Sont-ils ceux qui font l’agent public parisien performant ? Sont-ils ceux que les parisiens souhaitent ? Bref, la transformation d’une direction est-elle un levier pertinent pour mieux piloter la performance opérationnelle et la qualité du service rendu aux citoyens ?

Nous ne savons rien de ce qui se passe réellement. Nous sommes contraints de travailler quotidiennement dans une voie d’accélération des cadences et des productions sans bénéficier du temps de la réflexion, du temps à consacrer à la qualité.

La qualité étant aussi celle de la vie professionnelle il n’est pas insolite de songer que les dégâts soient plus importants que les succès. D’ailleurs les services de communication publient volontiers le nombre d’extraits de naissance émis via Internet plutôt que d’indiquer combien d’agents sont impliqués dans ce travail, comment ils opèrent, quel temps il faut pour faire aboutir une demande, quelle exigences il faudrait pour garantir un vrai service dématérialisé, quelle est la satisfaction de l’usager qui n’a ni Internet, ni la maîtrise de l’organisation de notre territoire ?

Que ce soit dans les open stress de la DA, dans les bureaux de la rue Lobau, dans les services d’arrondissements, derrière les guichets de piscines, et pire dans les crèches ou les parisiens confient leurs nourrissons…on le sait ce n’est plus possible d’avancer, ce n’est plus possible de tout faire, ce n’est plus possible de voir son temps personnel gaspillé par la fatigue, le stress professionnel.

Il n’y a plus de relations humaines à la ville de Paris. Nous sommes dans l’adaptabilité au changement pour faire face aux objectifs.

Les mots résonnent dans les cérémonies de voeux, les séminaires, les réunions : anticipation, réactivité, détection, analyse, hiérarchisation, priorité… Tous ces mots veulent dire encore plus et toujours plus vite !

La gestion de l’information est contrôlée : plus rien ne sort des centres opérationnels. Les chaînes décisionnelles sont de plus en plus courtes, excluant les agents, et maintenant les cadres intermédiaires.

Hors des champs de réflexion, il n’y a plus de collégialité à la ville dans les décisions, il n’y plus de partage. L’isolement répond en écho à la culture du réseau professionnel.

La tension s’installe, la ville ne fédère plus les énergies, elle les épuise. La ville est impérieuse.

Or, on le sait l’innovation, ça s’encourage et ça prend source dans le partage des enjeux, des ambitions et avant tout sur le terrain ou l’on rencontre celles et ceux qui perçoivent le public, qui l’écoutent, le servent.

Prendre en compte la dimension humaine des réformes suppose une posture culturelle. Cela demande un effort en faveur des hommes et des femmes qui produisent ces services. Cela demande une considération humaine de la ressource fonctionnelle de la ville. Et ça la ville le sacrifie car elle refuse d’admettre l’urgence d’une adéquation des moyens pour atteindre les buts.

 

Parce que la R.G.P.P . est violente et inégalitaire, la CGT revendique

l’apaisement des relations entre la ville et ses cadres.

 

La CGT réclame un moratoire des réformes de structures et de mouvement

des missions des cadres tant qu’il n’y aura pas d’évaluation des effets

produits dans la qualité du service rendu.

 

Nous demandons l’ouverture du dialogue sur l’avenir des politiques

de déconcentration et l’évaluation des politiques conduites

pôle par pôle avec la mise en place d’une veille sur la santé au travail.

 

 
REAGIR SUR CE COMMUNIQUE NOUS CONTACTER
 
-  Mentions Légales  -     Haut de Page