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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 6 Mars 2011
 
UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
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OPEN STRESS ET

ORGANISATION DU TRAVAIL
 

 

Gagnons notre vie sans la perdre !!

La France est au troisième rang mondial des suicides au travail

 

En France, le bureau individuel est un signe incontestable de “réussite sociale”. Avoir son propre bureau, c'est signe que l'on est bien placé hiérarchiquement. C'est encore un gage de tranquillité pour travailler. C’est enfin la possibilité de personnalisation et d'appropriation de son lieu de travail.

A l'inverse, l'open stress est un plateau, de 30 à 50 “box”, sans cloison, avec des postes de travail anonymes, dépersonnalisés et interchangeables. Les nouveaux bureaux rue Régnault dans le 13ème sont de ce type.

 

Comment génèrer des troubles psycho-sociaux ?

 

L'open stress est considéré par notre hiérarchie comme étant «moderne» : cela permettrait une meilleure collaboration des personnels et faciliterait+ le travail en équipe. En contrepartie, l'open stress fabrique du contrôle social. Rumeurs et « cancans », sont accentués par l'open stress. Chacun se surveille, écoute les conversations des autres. Cela permet à la hiérarchie d’utiliser l'open stress comme une mécanique d’“autosurveillance” des personnels.

Dès que la Ville remet à neuf ses bureaux, par exemple à la DSTI, dès qu'une construction s'effectue, comme le futur T8 avenue de France, c'est toujours sous la forme d'open stress. L’open stress permet d’optimiser l’espace. Empiler les personnels de cette manière coûte moins cher à l’achat. Il est par contre assuré que le rendement de ce genre de structure sur le plan humain n’est pas rentable.

Pour avoir l’air humaniser l’ambiance, on soigne l’éclairage et les plantes vertes. Mais les effectifs sont, soit revus à la baisse, soit maintenus mais avec un accroissement de la charge de travail.

En définitive, l’organisation du travail génère plus encore de pression morale chez les agents que l’Open Stress. Le travail exige en permanence plus de performance et de rapidité. Ce système conduit très naturellement, et insidieusement, à l’épuisement professionnel. La culture de l’objectif à tenir engendre angoisse et pression et génère les fameux “troubles psycho-sociaux” que la Mairie de Paris prétend prévenir.

 

Comment réduire les frais de personnel ?

 

Pour la hiérarchie, le service aux parisiens justifierait toutes les pressions exercées sur les agents. En vertu “du tout, tout de suite”, on disloque les services puis on restructure les services à marche forcée. La machine à exclure les plus de 50 ans est remise en service, car dans un Open Stress, on doit être beau, jeune et dynamique on doit être un “gagnant” et on n’a pas le droit de craquer.

En fait l’environnement professionnel provoque désespoir et sentiment d’échec. Il a pour but de pousser les agents à partir pour réduire les effectifs et remplacer les titulaires par des précaires, moins bien payés et plus malléables du fait de leur précarité permanente.

L’individualisation et la parcellisation des tâches dépossèdent les personnels de leurs compétences. Le mal-être au travail apparaît, mais la hiérarchie élude ses responsabilités et prétend que les agents sont “fragiles”, “à problème” ou “en échec professionnel”, ou alors, paraphrasant Jacques Brel, “qu’il ne sentent pas bon”.

Dans la pratioque, on constate que ces agents en souffrance sont appréciés par leurs collègues, car toujours les plus impliqués dans leur travail et sans problème particulier dans leur vie personnelle.

La Ville doit s’attaquer aux causes réelles de la souffrance au travail :

  • Organisation du travail et management toxique.

  • Emploi et reconnaissance des qualifications.

  • Conditions d’exercice du professionnalisme.

  • Titularisation des précaires.

  • Formation et solidarité.

 


POUR DEFENDRE LA SANTE AU TRAVAIL,

ET LE POUVOIR D’ACHAT

Je me syndique à la C.G.T.
 

 

 
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