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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 25 Février 2011
 
UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
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SILENCE,

ON MEURT !
 

 

X..... avait 39 ans. Elle était secrétaire administratif à la Mairie de Paris, et occupait un poste de rédactrice depuis plusieurs années. Agent consciencieux et dévoué, elle s’était sans difficulté adaptée à son poste et poursuivait une carrière irréprochable. Jeune femme intelligente, gaie et sensible, elle était appréciée par ses collègues. Entourée et aimée par sa famille, sa vie était paisible. Elle est devenue un enfer lorsque X..... a fait valoir ses droits à la mobilité pour enrichir sa carrière professionnelle.

X..... a obtenu une mutation. Dans son nouveau Service, elle a été la proie d’un management toxique. Certes, l’effectif y est largement insuffisant pour faire face aux demandes du public. Toutefois….

Est-il normal, dans une unité de travail, de demander aux agents leurs numéros de portables, puis de les relancer à leur domicile ? Est-il correct, par exemple, devant leurs protestations, de persister, et de leur réclamer, en sus, leurs numéros de téléphone fixe ?

Est-il normal d’user de son pouvoir hiérarchique pour demander à un agent de se déplacer, durant ses congés annuels, au petit matin pour ouvrir les portes de l’établissement, sachant, de plus, que l’agent réside loin de son lieu de travail. Un soir de novembre 2010, X..... se trouvait encore à son poste à 23h, comme en attestent ses mails. Etait-ce normal, et habituel ?

L’administration n’aurait-elle pas dû se préoccuper des pratiques de management ayant cours dans un Service caractérisé par un important turn-over ? N’y avait–elle pas d’autant plus intérêt qu’une plainte pour harcèlement moral a été déposée par un autre agent de ce Service – occupant précisément le poste de X..... un an auparavant.

X..... a craqué. Elle a été retrouvée à son domicile, un matin de novembre 2010, inanimée. Alertée par les collègues de X..... sur ce décès brutal, la CGT a demandé dès décembre à la Direction à laquelle appartenait cet agent une enquête via l’inspection hygiène et sécurité de la Ville sur les circonstances du drame. Cette enquête n’a pas été diligentée.

D’autres agents de la Mairie de Paris sont également en situation de souffrance au travail : le cas de X..... n’est pas isolé. De nombreux cas de harcèlement moral sont signalés par les organisations syndicales à la Ville. A ce jour, aucune disposition n’a été prise pour enrayer ce fléau.

Au CHS Central, un plan pluriannuel de prévention a été présenté aux organisations syndicales par Maïté Errecart. Dans ce plan la prévention des risques psycho-sociaux occupe une place importante. Voilà pour la théorie. Dans la pratique un harcèlement moral insupportable, mené par le supérieur hiérarchique direct, peut conduire un agent au suicide, sans même que la commission d’enquête CHS proposée par la CGT ne soit acceptée.

 

LA PRATIQUE D’UN DOUBLE LANGAGE IRRESPONSABLE PAR LA MAIRIE

EST DEVENUE TOTALEMENT INSUPPORTABLE !!!

 

Pour X....., il est trop tard, elle qui aimait tant la vie, n’aura jamais 40 ans. Ses amis, sa famille, ses parents, sa nièce qu’elle chérissait tant, sont à jamais séparés d’elle.

 

Mais l’enquête demandée par la CGT doit avoir lieu.

 

La lumière doit être faite sur les circonstances de son décès, ce n’est que justice. Et la Ville doit maîtriser rapidement les pratiques managériales toxiques qui s’y développent.

 

La CGT ne laissera pas l’Administration Parisienne

devenir la réplique de FRANCE TELECOM ou de la Poste !

 


SEUL, ON SUBIT,

ENSEMBLE ON EST PLUS FORT :

REJOIGNEZ LA CGT !
 

 

 
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