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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 12 Décembre 2010
 
UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
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CTP CENTRAL

DU 10 DECEMBRE 2010 :

EMPLOIS & BUDGET 2011
 

 

En préambule, lors des audiences où la CGT s’est rendue, Le Maire aussi bien que Maïté Errecart ont reconnu que le budget lié à l’évolution du Service Public et aux besoins d’effectifs serait nul.

La politique de redéploiement utilisée par l’exécutif et votée par le conseil de paris vise essentiellement à développer de nouvelles missions de service public au détriment de l’existant.

En témoignent la suppression de 74 postes d’administratifs. Ceux-ci éliminés définitivement grâce à la concentration au sein des nouveaux services que sont la DA et les CSP.

Aujourd’hui rien ne prouve le gain en matière de qualité sur service public. Seules des données financières sur le ‘gain de productivité’ nous sont avancées. Nous dénonçons ces pratiques qui nuisent gravement et altèrent de manière générale le bien être au travail, et de ce fait pénalise considérablement la qualité du service public. Nous ne pouvons accepter cette situation qui vise à déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Exemple : la suppression de 2 centres de santé dans le 11ème arrondissement et le 17ème arrondissement nuit à la santé des parisiens.

La CGT dénonce fermement la différence entre les effectifs réels et les effectifs budgétaires dans de nombreux secteurs.

Exemple : 5739 adjoints techniques de la commune budgétairement prévus contre 5479 pourvus, soit 260 postes vacants pour des secteurs où les besoins se font sentir tous les jours. Doit-on y voir des objectifs larvés de privatisation. Environ 5% de vacance de postes ! On est loin des 1,5% annoncés par madame Errecart.


Pour bien faire entendre tout ce qui se trame en matière d’emploi à la ville ne faut-il pas remonter sur les 2 précédents rapports pour le moins éclairants que sont celui de la MIE précédé de celui de la CRC.

Le rapport de la MIE préconise une refonte du dialogue social…. Un vrai défi, Madame la Présidente !

Selon la MIE l’emploi à Paris est stable. Hors la courbe d’équipements nouveaux ouverts dans les arrondissements n’est pas en adéquation avec les besoins. Il y a donc un rapport négatif des emplois puisque le besoin n’est pas satisfait. La DUCT (DPVI, Maisons des asso… ) n’ont pas les effectifs requis pour fonctionner et reposent sur une majorité de non titulaires.

La montée en charge des effectifs des services de la médiatrice ne peut que nous inquiéter. Est-ce à dire que le nombre de dossiers conflictuels avec la ville augmenterait encore : (+52% en 2009) ?

Notons au passage que, c’est là, la seule création de poste pour la DUCT, un comble quand on connaît la montée en puissance des mairies d’arrondissement.

Bien sûr, la charte des arrondissements prévoit la création de 4 postes de cadre technique soit moins 4 dans des directions techniques.

Le détail impressionnant des chiffres par lesquels vous tentez de nous montrer une juste répartition des postes est un leurre. Il s’agit majoritairement d’emplois existants, transformés, redéployés. Vous bougez les lignes.

Dans la réalité, la ville ne pourvoit ses besoins que par le jeu du contrat à durée déterminé ou du CUI.

D’ailleurs, où sont-ils ? Que font-ils ? Nous exigeons que le détail de ces postes, ainsi que leur contenu soit communiqué dans les CTP de chaque Direction.

Par ce bric à brac vous voulez en plus nous faire croire à la résorption de l’emploi précaire. Or, le recours à des personnels temporaires crée une voie de précarisation des emplois pérennes, y compris dans des domaines ou la sécurisation des fonctions exige des équipes fonctionnelles permanentes.

L’histogramme de variation cumulée des effectifs budgétaires par catégorie, montre un taux important de personnels non titulaires mais n’indique pas, à l’instar des personnels titulaires, les catégories dans lesquels ils sont recrutés. C’est un packaging posé là sans qu’on s’y intéresse vraiment. D’ailleurs la transparence s’arrête aussi aux portes des cabinets des maires d’arrondissement et des adjoints aux maires de Paris…

 

On ne nous dit pas tout !

 

2 milliards c’est à peu près la charge financière supportée par le budget de la ville. La progression de la masse salariale de Paris est en deçà de la moyenne nationale (-10 points). Comme le souligne le rapport de la cour des comptes, un peu d’air existe sans pour autant déclasser Paris.
La création de nouvelles filières aujourd’hui incomplètes, les filières du multimédia, de l’informatique et de la communication…sont encore laissées pour compte, alors même que la ville se dote d’outils et de moyens performants dans ces secteurs.
Ignorer les compétences acquises pour l’exercice de l’ensemble de ces métiers, c’est méconnaître l’ambition et la qualité des projets.

L’évolution des salaires qui apparaît comme une ligne en force, ne se traduit que par des règles communes à la fonction publique (réforme de la catégorie B, point fonction publique, …).

L’égalité de traitement, la reconnaissance des qualifications, la valeur du point d’indice, la répartition des primes (IAT, IFTS, Prime départementale) sont les armes que doit utiliser la ville pour garantir le revenu des agents. La fourchette établie entre 30 et 40.000 euros nous paraît démesurée. Une plus juste répartition doit être envisagée.

En aucune façon la ville n’actionne les leviers à partir desquels elle pourrait faire progresser l’ascenseur social de ses agents. Le ratio promus/promouvables est d’ailleurs un trait de l’immobilisme dans la gestion des carrières qui caractérise Paris.

Pour compenser le déficit croissant de moyens, la ville use et abuse de l’utilisation de la déconcentration et organise le transfert des compétences managériale aux maires d’arrondissement.,

On vous l’a déjà dit, pour la CGT, ce dédoublement de la personne détentrice d’autorité est un véritable accroc dans les rapports de la ville à ses fonctionnaires.

Un maire est un politique et n’est pas à la fois architecte, contrôleur de gestion, juriste, conservateur de musée, puériculteur….. Donner aux maires d’arrondissement la fonction managériale, c’est soumettre les agents des services déconcentrés à la vindicte des élections. La charte des arrondissements qui précise ces contraintes a d’ailleurs été rejetée par les syndicats.

L’égalité de traitement des fonctionnaires comme l’unité de Paris ne se trouvent pas dans l’uniformisation du management confiée à des têtes de pont d’arrondissement tant les synergies y sont opposées.

L’ensemble des points abordés précédemment, tire vers le bas les conditions de travail. Nous constatons une évolution sensible des arrêts de travail de courte durée, et une augmentation du nombre d’accidents du travail qui place la ville de Paris dans le rouge. Nous nous interrogeons donc sur ces faits, quand on connaît la progression du mal être au travail dans les services de la ville.

Une Ville telle que Paris doit préserver un recrutement de qualité et ne doit pas procéder à des économies d’échelle. Les agents ne doivent pas en devenir la variable d’ajustement. La Ville doit prendre sa responsabilité de première Ville de France et se doit de donner l’exemple, que ce soit en matière de déroulement de carrière ou de politique salariale.

Depuis la multiplication des cadeaux fiscaux aux plus nantis des contribuables, le Gouvernement fait mine de s’attaquer aux déficits budgétaires. Votre projet se trouve dans une tout aussi droite ligne. On y pressent le gel des dépenses de personnel alors que l’on attend un effort structurel pour conduire vos projets.

Dans la logique de la réforme de la catégorie C, celle de la B s’inscrit dans le même processus. Nous rappelons que nous ne l’avons pas votée. Pour nous un salaire décent de recrutement doit être au minimum fixé à 1600 euros, avec un doublement de son montant en fin de carrière.

Le gel du point d’indice sur les 3 années à venir, l’augmentation des prélèvements sociaux, la hausse prévisible des charges sociales supportées par les personnels, doivent être compensées.
Pouvez-vous garantir une égalité de traitement, primes comprises entre vos agents qu’ils soient titulaires ou non titulaires ?
Cette réforme doit être ambitieuse, notamment pour la revalorisation de la catégorie C de manière conséquente. Votre budget prévisionnel de 4 millions d’euros est insuffisant.

Au vu de votre objectif de réduction des dépenses, on mesure les coupes que vous allez devoir mener d’ici à 2014. La CGT vous alerte sur l’appauvrissement substantiel des moyens alloués à vos services. Ce constat amène à se questionner sur la manière dont sera conduite la politique de la ville dans son fonctionnement. A cette question surgit la relance des privatisations et la réduction du périmètre d’intervention des services.

Les privatisations étaient déjà un mouvement de fond dans les années 1980-1990 et ont touché de nombreux secteurs. Ces manoeuvres n’ont pas diminué la part des prélèvements publics. Les parisiens y ont donc perdu plus qu’ils n’ont gagné, y compris dans l’efficacité.
Aujourd’hui c’est le chantier des « privatisations denses » que vous vous apprêtez à ouvrir, c’est-à-dire des privatisations qui transfèrent au secteur privé non seulement la gestion d’une activité publique, mais tout ou partie de l’activité elle-même.

On va vers un déséquilibre aggravé du service public de proximité que vous choyez par ailleurs. L’investissement public et les dépenses courantes sont abandonnés. C’est une remise en cause du principe même d’intervention publique, à l’instar de la Grande Bretagne.
À la fragmentation de la ville, la CGT soutient l’idée d’un service public qui oppose la logique de la solidarité et du partage à votre dessein. La CGT préconise de ne pas diminuer les dépenses courantes, mais d’accroître l’investissement dans vos services, de créer les moyens offensifs de résister à la crise sociale qui parcoure le quotidien de chacun.
Le desserrement de la contrainte financière ne viendra pas du démantèlement du service public.

 

 
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