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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 13 Novembre 2010
 
UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
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‘Travail au bord de la crise de nerfs’

Les agents de la Ville aussi n’en peuvent plus !
 

 

Madame Hidalgo, 1ère adjointe au Maire de Paris, vient d’écrire un livre sur la souffrance au travail dans lequel elle dénonce la déstructuration des collectifs de travail dans les entreprises privées.

Madame l’adjointe au Maire, quid de la situation des agents de la Ville de Paris ?

Vous dénoncez le management France Telecom ! Mais :

  • Qui a privatisé les PTT ?

  • Pourquoi importer à la Ville des managers issus de France Telecom qui appliquent à la lettre les principes même que vous dénoncez ?

  • Pourquoi demander aux cadres A, B, et C de changer de poste tous les 7 ans, alors que c’est entre autres cette mobilité forcée qui a poussé les agents au suicide à France Telecom ?

  • Pourquoi ne pas donner les moyens de fonctionner au C.P.A.H.D. (Comité de Prévention et d’Action conte le Harcèlement et la Discrimination) en le rendant indépendant ?

  • Pourquoi généraliser le travail en mode projet qui ballote les agents au gré des désidératas de l’administration.

  • Pourquoi vouloir généraliser le télétravail qui désocialise les rapports professionnels ?

  • Pourquoi mettre en place les OPEN STRESS qui déshumanisent le travail ?

 

Par exemple : dans les CSP comptables, les savoir-faire traditionnels ont été remplacés par une organisation du travail rationalisée, taylorisée où chaque tâche est séquencée, morcelée et dépouillé de tout intérêt. La procédure est simplifiée à l’extrême. Les agents souffrent de cette automatisation qui gomme le sens de leur travail. L’intensification de la vitesse d’exécution des tâches génère une situation chronique d’épuisement professionnel.

Pour répondre à des objectifs de rentabilité et afin de mieux le dénigrer puis l’externaliser, on prive le Service Public de ses moyens humains et financiers. Sous couvert de bonne gestion, on redéploie les effectifs au lieu de recruter, on intensifie le travail et on exige des agents d’être de plus en plus polyvalents. Les embauches, quand il y en a, se font sur des CDD, flexibles par excellence. Les contrats aidés utilisés comme emplois supplétifs servent de variable d’ajustement dans de nombreuses directions et constituent une source de travailleurs à bas prix.

On reporte sur les agents la responsabilité de l’administration en matière d’organisation du travail. A un agent surchargé de travail, on demandera de ‘gérer son stress’ ou de mieux s’organiser !

La souffrance au travail est également préjudiciable à la qualité du service public.

 

LA CGT REVENDIQUE :

 

  • Privilégier des politiques favorables à l’emploi ;

  • Recrutements à la hauteur des besoins ;

  • Fin du recours aux contrats précaires ;

  • Arrêt des OPEN STRESS ;

  • Respect et reconnaissance des agents ;

  • Tenue d’un CHS central spécifique sur les conditions de travail ;

  • Analyse en CHS central des plaintes déposées au CPAHD ;

  • Prise en compte dans le Document Unique de Prévention des Risques Professionnels de la souffrance au travail.

 

LA CGT PROPOSE :

 

  • Redonner la parole aux agents pour qu’ils se sentent acteurs de leur vie professionnelle ;

  • Reclasser des harceleurs sur des missions d’expertise techniques : ce n’est pas le harcelé qui doit changer de Direction ;

  • Evaluer les directeurs en fonction des actions de prévention qu’ils mettent en place dans les directions.

 

 
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