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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 6 Juillet 2010
 
UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
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Déclaration CGT

au CHS DASES

du 18 juin 2010
 

 

En pièces jointes, le Compte Rendu du CHS de la DASES du 18 Juin 2010

 

Madame la Présidente,

Dans le cadre de l’agenda social 2010 et pour faire suite à notre précédente déclaration au CHS de la DASES, nous avons eu un premier échange avec l’ensemble des organisations syndicales et l’administration sur la question des risques psycho-sociaux. Cette démarche s’inscrit dans la démarche globale sur la santé au travail à la Ville de Paris que conduit la DRH.

La CGT s’inscrit pleinement dans cette démarche tant ce sujet devient une préoccupation majeure des salariés en général et des agents de la DASES en particulier.

Dans un contexte de crise grandissante, les services publics de notre direction sont de plus en plus sollicités dans un climat de tension budgétaire et de pénurie de postes. Nous ne pourrons pas faire l’économie d’une réflexion sur les répercussions indirectes des décisions de l’exécutif parisien sur la santé, le bien être au travail des agents de la ville, à tous les niveaux.

 

Voici pour exemples ce dont notre organisation syndicale peut témoigner :

 

Sur les moyens de prévention :

  • 3 agents au Bureau de Prévention des Risques Professionnel, qui sera entre autres chargés de la réactualisation annuelle des 50 documents uniques que compte la DASES, réactualisation indispensable pour que ce document ne soit pas lettre morte mais un vrai outil de prévention.

  • 7 médecins du travail pour l’ensemble des agents de la ville.

  • Le poste d’assistant social du personnel de la DASES laissé vacant pendant près de 2 ans.

    Ces moyens ne sont pas à la hauteur des responsabilités, des enjeux pour promouvoir une véritable culture de la santé au travail.

 

Sur la gestion du personnel :

  • Les agents nous alertent sur la disparition de plus en plus des réunions de service, instance indispensable de régulation, de communication et d’échange. Les arguments avancés sont l’obligation d’accueil du public dans la charte d’accueil, les mails sont privilégiés au détriment de ces espaces de réflexion, …. Certains services fonctionnent sans réunion ou 2 à 3 fois par an !


  • L’opacité dans l’attribution des primes de fin d’année , de la NBI accordée ou non, tout cela génère une incompréhension et une démotivation importante. Les agents de notre direction ont besoin d’une reconnaissance de leur implication, qui passe aussi par la rémunération et l’égalité entre les agents.

    Cela avait déjà était pointé dans un rapport de l’inspection des services sur l’absentéisme. L’enquête mené par la CGT montre que le premier sujet d’insatisfaction des agents ne sont pas leurs conditions matérielles de travail mais le manque de reconnaissance, qui va en s’accentuant.


  • L’absence quasi systématique de remplacement des absences pour formation, maladie, maternité, entraine une pression accrue sur des services qui n’en n’ont pas besoin.


  • L’exigence d’un service public de qualité pour les parisiens affichée est en contradiction avec la dégradation des conditions de travail et donc du service rendu.

 

Tous ces éléments participent de la souffrance au travail

 

Madame la Présidente, le bien être au travail doit devenir une préoccupation transversale dans notre direction, c’est une nécessité. La santé au travail des agents est de votre responsabilité d’employeur, conformément au droit national et européen.

Les travaux et discussion que nous menons en interne, dans le cadre du dialogue social ne suffiront pas à avancer si il n’y a pas une attention portée par l’exécutif sur les conséquences de ses décisions.

 

Nous vous remercions de votre attention.

 

 
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