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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 18 Mai 2010
 
UGICT-CGT Syndicat des Cadres
et Techniciens Parisiens
des Services Publics Territoriaux
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ACCORD FORMATION :

QUAND TOUS LES HOMMES SONT EGAUX

MAIS QUE CERTAINS SONT PLUS EGAUX QUE D’AUTRES !
 

 

La secrétaire générale se félicite d’avoir signé un accord sur la formation. Cet accord favoriserait l’égalité des chances.

Quelle égalité des chances quand les axes stratégiques prioritaires définis dans cet accord sont:

  1. L’accompagnement des réformes voulues par la Ville

  2. La validation des pratiques managériales génératrices de toubles psycho-sociaux

 

  1. Sous couvert de “modernisation” du service public, la Ville veut casser le statut de ses agents. On pourra vous demander de travailler le dimanche, ou de faire des nocturnes.

    Si vous n’êtes pas assez souple pour courber l’échine, vous pourrez dire adieu à votre carrière. Pour satisfaire ses électeurs/usagers totalement “virtuels”, l’exécutif met des réformes en place à marche forcée. Les seules formations auxquelles vous aurez droit, seront celles qui vous permettront de vous adapter à la nouvelle organisation mise place.

    A supposer qu’on ait encore besoin de vous dans le nouvel organigramme ! Sinon, vous serez prié de faire valoir vos droits à la mobilité. Qui dit que le licenciement ne sera pas présent à la clef ?



  2. Conforter les pratiques managériales

    L’exécutif a été ébranlé de la participation des cadres à la grève du 14 décembre 2009. Les cadres, les vrais, ceux de l’encadrement très supérieur, pas les secrétaires administratifs et encore moins les chefs d’équipe du nettoiement, ont défilé place de l’Hôtel de Ville pour manifester leur mécontentement au côté de la CGT.

    En effet, certains cadres dotés d’un réel sens de l’éthique rechignent à mettre en œuvre les préconisations de l’exécutif. Ils refusent d’exercer des pressions stressantes sur leurs collaborateurs. Ils sont eux-mêmes victimes d’un système qui leur fixe en permanence des objectifs irréalisables.

 

En réponse à ce mouvement de protestation, le secrétariat général a créé une “université des cadres” qui définirait des valeurs ”partagées”. Partagé, nouveau mot à la mode dont on se demande quel libéralisme il recouvre ! En réalité la Ville a pris la mesure du malaise et se sert de ce groupe de travail comme d’une soupape de sécurité. Une thérapie de groupe dans laquelle les cadres seraient enfin autorisés à exprimer leur besoin de reconnaissance et leur souffrance.

Ce groupe placé sous l’autorité du secrétariat général, ne sera évidemment pas assez indépendant pour proposer de vraies solutions ! Bien sûr, Les cadres ne pourront pas imposer à l’administration de recruter les effectifs supplémentaires dont ils ont besoin pour réaliser les missions qui leur sont confiées ! Ils devront donc continuer à essuyer la mauvaise humeur des agents à qui ils refusent une formation pour nécessité de service ?

 

Pour la CGT, l’égalité réelle entre les agents

devrait être l’objectif prioritaire.

 

C’est pourquoi elle a refusé de cautionner cet accord bien rédigé, avec de jolis mots, mais qui recouvre une réalité qui nous déplait :

En terme de moyens, le compte n’y est pas. L’administration et son comité de suivi/suiveurs, prévoient un budget égal à 3,5% de la masse salariale en 2012. Or, le montant consacré à la formation aurait dû être égal à 3,5% de la masse salariale dès 2006 comme le stipule l’accord ARTT, il est aujourd’hui à 2,7% !!! Notre comité de suivi/suiveurs n’a pas été capable d’honorer sa signature de l’époque !

Les agents de catégorie C sont les grands perdants de cet accord. Aux yeux de l’administration, ces agents sont interchangeables, donc il est inutile de gaspiller de l’argent pour leur formation. En période d’austérité, on fait toujours des économies sur le dos des plus faibles. D’ailleurs, ce n’est pas étonnant que la DRH refuse de nous communiquer la moyenne des primes par corps, Si on découvrait que certains directeurs ont des primes égales à un an du salaire d’un adjoint administratif, les obscurs et les sans grades pourraient se mettre à demander des comptes.

C’est l’intervention de la CGT qui a sauvé les préparations à concours que l’administration voulait inclure d’autorité dans le DIF. Nous réaffirmons que ces préparations à concours doivent se dérouler en salle, encadrées par des professeurs et devraient être partie intégrantes du temps de travail. La CGT s’oppose fermement à des préparations à concours par internet car la majorité des agents n’y a pas accès. C’est grâce à la CGT que les vacataires auront droit au DIF.

 


 

LA CGT REVENDIQUE :

 

Des effectifs en adéquation avec nos missions de service public et prenant en charge la formation professionnelle et syndicale.

Pour la formation professionnelle 3,5% de la masse salariale dès aujourd’hui.

La formation ne doit pas être un élément constitutif de la carrière au mérite.

Le DIF ne doit pas servir aux préparations à concours.

L’impossibilité pour l’administration d’opposer plus de deux refus consécutifs à une demande de formation et la saisine des CAP/CCP lors d’un refus de formation.

Tout refus doit être motivé et notifié à l’agent dans les deux mois comme le prévoit la loi.

Abandon de toutes les périodes dites rouges pour des prétendues nécessitées de service dans toutes les directions.

C’est au moins 10% du temps de travail qui doit être consacré à la formation, et ce, tout au long de la carrière. Les demandes de formation, à caractère personnel, doivent être prises en compte dans ce cadre.

 


LA FORMATION FAIT PARTIE DU TRAVAIL :

IL FAUT CREER DES EMPLOIS.

NOUS COMPTONS SUR VOUS LE 27 MAI 2010

POUR DEFENDRE L’EMPLOI, LES SALAIRES ET LES RETRAITES !
 

 

 
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